Juillet 2010 : >> The Origins <<

Heavylaw
Décidément 2010 sera l’année d’un power metal grand cru : après
l’attendu RHAPSODY, un
ANCIENT BARDS réussi, un bon SINBREED
et le nouveau BLIND GUARDIAN tant souhaité
voici que l’Hexagone nous pond THE ORIGINS
la nouvelle offrande du combo niçois KERION.
KERION a à l’actif deux démos et un
premier album HOLY CREATURES QUEST qui
avait été bien accueilli par la critique en 2007. Les niçois
frappent encore très fort avec un album power symphonic teinté de
prog fort convaincant: The Origins.
On ne change pas une équipe qui gagne et voici encore que comme pour
le précédent opus la pochette est réalisé par un JP FOURNIER
toujours en forme, les chœurs sont encore dirigé par Phil GIORDANA (FAIRYLAND),
le studio d’enregistrement est toujours le Harkam Studio et derrière
les manettes on retrouve Willdric Lievin. Le changement à signaler
vient du label : exit Thundering Records et bienvenu au petit jeune
label très prometteur Metalodic Records.
Les musiques sont signées encore une fois par Rémi et les paroles
sortent de la plume de Chris Barberi. Chris a signé une trilogie
déjà mise en musique sur les trois démos précédentes et le premier
full lenght et ici on fait un pas en arrière et on présente les
origines da la saga (The Origins).
Ce qui saute aux oreilles dès la première écoute c’est le talent des
musiciens et la performance vocale de Flora. Flora chante très bien,
jamais ne force sont timbre et sait très bien moduler sa voix. On
est loin des voix suraiguës à la Farinelli (le célèbre castrat) ou
rauques de fumeuse de clopes à la tout va. On se trouve face à une
voie maîtrisée qui nous guide dans un univers envoutant tantôt
solaire (les pistes les plus réflexives ou solaires –
we will go, angels of the last hope,
ghosts of memories,
time of fantasy version bonus track) ou encore les pistes les
plus sombres et directes, black fate,
the abyss, face the
beast).
Le groupe officie dans un speed symphonique proche de ce que
RHAPSODY et HELLOWEEN
font de mieux. On remarquera au passage un background de
musique classique toujours présent qui se revèle et par les gammes
jouées et par les arrangements proposés. En même temps on se
laissera surprendre par des ouvertures teintés de prog. Tout ceci
n’est jamais redondant mais savamment dosé : on évite ainsi le piège
de titres trop longs et rébarbatifs ou le pastiche de morceaux
classiques trop pompeux.
Parmi les invités qui apportent leur grain de sel on retrouve Yann
Barresi et Will Lievin. Le chant black de Yann sur
Face The Beast est vraiment de qualité et
fait penser à Reign of terror de
RHAPSODY ; Will au contraire se charge
d'un chant clair sur Time of Fantasy en
faisant de ce titre un moment très dynamique de l'album. il faut
souligner aussi la version bonus de Time of
fantasy : version acoustique vraiment réussie, introspective
et sympathique.
Bref vous l'aurez compris : on tient ici un très bon album de power
metal symphonique fort réussi par la production, la pochette,
l'interprétation, l'exécution et son originalité. KERION vous
transporte dans un monde féerique où le mal est toujours aux aguets:
laissez-vous transporter et donnez-lui la chance qu'il mérite. vous
ne le regretterez pas!
8/10

Aux Portes du Metal
Kerion sort début juillet son deuxième album en
France. Le premier album sorti par les Niçois, il y a maintenant
deux ans de cela, avait été fort bien accueilli par la critique et
donnait vraiment bon espoir pour la suite. Et contrairement à ce
qu'on croyait, la trilogie qui avait commencée avec la première démo
et devait s'arrêter avec Holy Creature Quest, continue,
avec un retour dans le passé sur The Origins, qui reprend
en fin de compte des morceaux des deux premières démos.
Premier changement, les morceaux ne sont plus divisés comme sur
le premier opus de Kerion, plus de première et
deuxième partie, ici, les morceaux forment un tout. Après une intro
où les choeurs sont mis en avant, nous plongeons tête la première
dans l'univers de Kerion. Chose surprenante, pour
ce premier morceau chanté qu'est Time Of Fantasy, c'est
d'abord l'invité Will Lievin que l'on entend. Bien
que le chant soit entrainant, il faut reconnaître qu'il
n'est peut-être pas des plus adaptés pour le chanteur. Puis quand
Flora le rejoint, on remarque d'emblée que la
demoiselle s'est améliorée et cela va se confirmer tout au long de
l'album. Chant plus varié, voix plus puissante, une émotion palpable
(Angel Of The Last Hope) et cela ressort plus que sur
Holy Creatures Quest. Une progression qui est l'un des points
forts de l'album. Les choeurs connus du public grâce à
Fairyland donne un côté épique au chant et à la musique, et
soutiennent véritablement bien la voix de la jeune femme. On
soulignera aussi que le chant de Yann Baressi sur
Face The Beast qui n'apporte pas vraiment grand chose à
l'album, peut-être ayant été mal exploité.
Musicalement, il est regrettable que les guitares soient un peu
trop mises en avant et qu'elles puissent légèrement bouffer le reste
des instruments. La rythmique se trouve légèrement en retrait, au
profit des solos comme sur The Abyss. Bien sûr, avec les
orchestrations, elles accentuent le côté speed des compositions,
cependant, avec une meilleure production, le reste des instruments
aurait pu avoir une meilleure place et les compositions auraient
sûrement gagné en efficacité. On notera que les premières notes de
clavier reprises par la guitare un peu plus tard dans We Will Go
ressemble étonnament à la chanson Entre Nous de
Chimène Badi mais en plus rapide. Et tout au long de
The Origins, on navigue encore entre un speed et prog metal
symphonique. Il manque cependant un petit plus pour que certains
refrains soient véritablement entrainants, le côté sombre étant
mieux maitrisé (Resurection). Cependant, il est certain que
Kerion a travaillé les compositions et que
Rémi savait où il voulait aller, nous offrant de bons
passages ou de bons morceaux alliant très bien le speed et le prog
sans que l'on ne trouve trop de longueurs et sans que cela nous
procure de l'ennui.
Pour conclure, The Origins est un bon album, mais il
souffre d'une qualité de production, d'invités qui ne sont pas mis
en avant de la bonne manière. Mais les progrès de Flora
sont un nouvel atout pour le groupe Français. Kerion
en décevra peut-être quelques uns, mais saura peut-être aussi
séduire de nouvelles personnes avec leurs "nouvelles" compositions.
15/20

MetalChroniques
La France acquiert, avec force volonté, ses lettres de noblesse
dans n'importe quel déclinaison du metal. C'est avec
Holy Creatures Quest, son
premier album signé chez Manitou Music, que les Kerion se sont
révélés à la face du mouvement heavy power symphonique avec un album
tout simplement indispensable sans équivalence qualitative dans
l'hexagone.
C'est désormais sur le tout nouveau label canadien Metalodic Records
que Kerion a posé son dévolu pour un partenariat quant au
déploiement de son nouveau bébé
The Origins.
Alors que l'on croyait le concept arrivé à son terme précédemment
c'est avec surprise (quoique le titre de l'album aide un peu) que
l'on découvre que The Origins reprend des morceaux des deux
premières autoproductions pour remettre en avant certains morceaux
qui méritaient d'être remis eu goût du jour.
Le point positif majeur ici relayé est la prestation de Flora au
chant, celle-ci s'est nettement améliorée et propose des variations
plus nombreuses, des tonalités plus riches même si quelque
interventions restent hésitantes ou bloquées dans la gorge.
Pour le reste, le terrain ayant été déminé par le passé, nous
restons en terrain connu à grand renfort d'orchestrations,
d'envolées chevaleresques entre tension et morceaux plus calmes à
l'instar d'un Rhapsody. L'aspect progressif a été travaillé
apportant de nombreuses variations aux morceaux permettant de
relancer plusieurs fois l'intérêt au sein des compositions les plus
longues. Quelques longueurs peuvent se faire ressentir mais c'est un
point largement nuançable et qui ne nuit pas à l'appréciation et
l'imprégnation de l'auditeur à travers l'épopée contée par les
niçois.
The Origins est un opus
fortement recommandable même si je conserve une préférence pour son
devancier au niveau du plaisir d'écoutes.
Là où Kerion doit faire une sacrée avancée, c'est sur sa propre
personnalité musicale car si cet opus est indéniablement pourvu de
qualité il y a fort à parier que nombreux seront ceux qui
regretteront sa trop grande attache envers des références du genre.
Invariablement Kerion fait penser à Dark Moor, Rhapsody et ses deux
premiers albums sur « Black Fate », « Time of Fantasy » donne à
penser au second groupe de Luca Turilli, à savoir Dreamquest tandis
que les passages calmes et acoustiques sur « Angels of the Last
Hope » et surtout « We Will Go » se rapprochent du travail de
Ritchie Blackmore dans Blackmore's Night. La voix de Flora n'est pas
si éloignée sur le dernier titre citée de celle de Candice Night.
Kerion ne parvient pas ici à subjuguer son auditoire comme au temps
de Holy Creatures Quest et
se reposent surtout sur tout un tas de modèles sans développer son
identité propre en espérant que cela ne lui pas des tours dans le
futur sur son intérêt. Malgré cela, Kerion reste le meilleur
représentant de son style en France.
[07,5/10] Clayman

Les Autres Mondes
Après un premier album clôturant la trilogie "Staraxis Saga"
initiée par deux démos, Kerion revient à la charge en nous
livrant un résumé des épisodes précédents. Réarrangés, réenregistrés
et bénéficiant d'une production digne de ce nom, The Origins
donne donc une nouvelle vie à certain de ces anciens titres. Petite
précision : n'ayant pas eu l'honneur d'écouter les démos, cette
chronique se gardera de toute comparaison avec elles.
La première chose qui nous saute aux yeux (enfin surtout aux
oreilles) c'est les progrès notables de Flora au chant. S'il y avait
quelques passages hasardeux dans le premier album, sur celui-ci les
principaux défauts sont gommés. Flora est épaulée par Phil, de
Fairyland, qui assure toutes les parties de chant clair masculin
et par deux autres invités plus ponctuels : Karine Alléon au chant
lyrique et Lord Barresi pour les grunts. Voici donc de quoi nous
conter une histoire de fort belle manière.
Musicalement, nous retrouvons tout ce qui a fait le succès de
Holy Creatures Quest. Riffs, épiques, solos héroïques et
refrains guerriers emmenés sur un tempo rapide. De superbes
orchestrations viennent agrémenter des compositions déjà riches et
achèvent de nous engloutir dans cet univers. Kerion vous
donnera l'impression de suivre la cavalerie, épée à la main et prêt
à pourfendre du malfaisant. En dehors des titres à tendance hymnique
et chevaleresque, la tension se relâche par moment au détour de
morceaux plus calmes propices à des mélodies plus douces et quelques
passages acoustiques. Notons également un côté progressif parfois
assez prononcé permettant des changements de rythme bienvenues. Cela
donne également lieu à quelques longueurs mais pas bien méchantes
car ne s'éternisant jamais très longtemps. Des ambiances prennent
donc le temps de se poser et de parfaire la vision de ce monde
fantasy dans lequel il fait bon s'évader.
Finissant sur la désormais traditionnelle reprise acoustique,
Kerion en termine définitivement avec cette saga. Un retour aux
origines qui permettra à beaucoup, dont moi, de découvrir les
anciennes compositions d'un groupe nous confirmant ici toute
l'étendue de son savoir-faire. Du tout bon à découvrir ou
redécouvrir. Vous ne devriez pas regretter le voyage.

La Grosse Radio
Aujourd'hui, direction Nice pour
découvrir un groupe que, peut-être, vous connaissez déjà. Qui ? Bon,
ok, levons le voile du suspens et annonçons directement : c'est
Kerion. Là, ça vous revient ? Parfait. Donc, nos
français ont prévu de sortir un nouvel album. Quand ? Le 28 Juin
2010 sur Metalodic, tout jeune label (ayant signé également
les brésiliens de Caravellus). Ce nouvel opus,
baptisé « The Origins », fait suite à « Holy Creatures Quest », paru
en 2008. Alors, nos représentants du power metal à chant féminin
vont ils encore livrer un brûlot de qualité ?
En ce qui concerne les compositions,
je reprochais au précédent trop de longueurs, qui ternissaient le
niveau général de l'album. Il est assez dommage de constater que
c'est encore le cas ici, certains passages n'étant pas réellement
nécessaires et venant nous ennuyer. Des intros se voulant épiques
mais qui trainent par moment et nous donnent envie de passer à la
suite, une puissance qui met trop de temps à arriver, tant de
petites erreurs qui nous font lâcher l'attention à de nombreux
moments. De plus, le problème est que les composions souffrent d'un
manque d'énergie et possèdent une certaine redondance. Un autre gros
reproche que l'on pourrait faire à cet album est le manque de
personnalité. On pense bien souvent à Dark Moor ou
Fairyland à l'écoute de ce « The Origins ». Ce
défaut est sans doute dû au fait que les choeurs sont les mêmes que
ceux des français de Fairyland, ces derniers ayant
été produit par Phil Giordana. Mais Kerion
aura à se montrer bien plus personnel.
La production n'est pas mauvaise,
mais en revanche elle est loin d'être parfaite, nonobstant le fait
que les guitares sont audibles à la perfection. Elle est un peu
lisse, et manque de relief, ne mettant pas toujours en valeur ce que
Kerion veut montrer. Dommage, même s'il y a bien
pire.
En revanche, Flora a fait
d'énormes progrès. Et en particulier sur ce qui lui faisait défaut
sur le précédent opus, à savoir la puissance, qu'elle possède
désormais. Noyée sous la masse des instruments ? Elle ne l'est plus,
fort heureusement. De plus, la française a également progressé en ce
qui concerne la modulation de sa voix, et varie à dose justes, sans
perdre l'auditeur ou donner l'impression qu'elle ne chante qu'une
seule note. Au niveau de la justesse, il n'y a rien à redire sur la
prestation de la jeune femme qui apporte un gros plus à l'ensemble.
Elle est régulièrement accompagnée des excellents choeurs de Phil,
ainsi que quelques guests. Yann Barresi tiendra donc un chant
black de qualité sur « Face The Beast » tandis que Will
Lievin d'Hamka se chargera d'un chant clair sur
« Time of Fantasy ». Malheureusement, ces invités ne sont
pas judicieusement employés et il est clair que le chant de Will
ne convient absolument pas au titre. Il est difficile d'accrocher à
sa prestation vocale. Et Yann, qui pourtant est efficace,
reste trop sous-employé et plus d'interventions auraient sans doute
été profitables.
Alors au final, malheureusement,
nous voilà plutôt déçus de l'écoute de cette nouvelle galette
niçoise. Trop d'erreurs viennent entacher le bilan et il en ressort
un album certes sympathique mais loin d'être à la hauteur des
espérances placées en Kerion après un « Holy
Creatures Quest » pourtant très encourageant. Ce nouvel effort, sans
ruiner les espoirs placés, nous fait en revanche douter du potentiel
de Kerion à pouvoir s'extirper du lot et se montrer
sur la scène internationale. Les capacités sont là, bel et bien
présentes, mais ce sera à eux maintenant de se libérer de cette
redondance et de ces longueurs, et surtout de ce manque de dynamisme
ainsi que de développer une personnalité plus affirmer pour pouvoir
enfin nous mettre une claque. En tout cas, ils peuvent compter sur
Flora, qui est un atout de poids. Allez, la prochaine fois on
y croit, ils en sont capables et espérons qu'ils puissent apprendre
de leurs erreurs pour avancer !
Note finale : 6/10


Décembre 2008
Fanzic

Voilà un groupe
beaucoup plus que prometteur : ils ont déjà produit deux démos
et sortent aujourd'hui leur premier album (fraîchement signé
chez THUNDERING RECORDS). Le groupe évolue dans un speed metal
symphonique digne de rivaliser avec les plus grands, ou
devrais-je dire avec le plus grand groupe du genre : RHAPSODY.
Bien que RHAPSODY semble être une des principales influences
tant au niveau musical que conceptuel - ce qui évidemment aurait
pu desservir le groupe dans l'originalité - KERION arrive à se
sortir avec brio de ce carcan en proposant la fusion
d'influences aussi diverses que le flamenco, l'opéra, et l'electro.
Et ceci vient enrichir et affiner le style de KERION. Car KERION
possède quand même bon nombre d’arguments bien à lui : une belle
chorale, une chanteuse au timbre tout à fait sympathique, des
arrangements complexes et progressifs, un gratteux talentueux
aux soli à faire chialer les débutants...
On remarquera aussi cette voix masculine tout à fait chiadée (on
dirait Marco Hietala de NIGHTWISH) qui soutient de temps à
autres certains refrains imparables et qui vient aussi tout
simplement donner la réplique. La seule petite chose qu'on
pourrait éventuellement reprocher, c’est le manque de patate
dans la voix de Flora. On aurait peut être aimé une voix un peu
plus accrocheuse, plus puissante et poussée (mais bon c'est un
parti pris). Je note également que le début de l'album met un
peu de temps à se mettre en place...
Mais bon, même avec ces petits défauts, on en prend tellement
plein la tronche, surtout sur la fin de l'album avec ces
superbes arrangements, ces solos de maîtres, ces titres épiques
et majestueux, que le constat reste somme toute super positif.
Le groupe possède un potentiel énorme qui ne demande qu'à être
exploré davantage. A noter un titre « bonus » acoustique d'un
des titres de l'album et une belle pochette signé J. P. Fournier
(célèbre illustrateur pour les incultes). Sans oublier bien sûr
le concept médiéval décrit sur le site Internet de KERION (pour
ceux qui s'intéressent de près à l'histoire de l'album).
Enfin et pour conclure, le fait d'avoir du « Hollywood Metal »
bien foutu made in France est plutôt réjouissant et prouve qu'en
France nombre de talents ne se sont pas encore révélés
9/10
Chronique de Ceyd
Octobre 2008
CrossRocks

Le noyau
transalpin se spécialise dans le métal symphonique, avec, côté
italien, RHAPSODY OF FIRE, et côté français, FAIRYLAND, et dans
le sillage de groupes moteurs comme THERION, de nombreux jeunes
groupes s’engouffrent dans la brèche. KERION vient renforcer ce
noyau, originaire de Nice, il fut formé en 1997 et s’appelait à
l’époque KIRLIAN. Puis en 2002 Rémi, le guitariste soliste
recrute la chanteuse Flora, et le groupe devint alors Kerion.
Après deux albums démo, Conspiracy Of Darkness Staraxis Part
1, en 2003, et The Last Sunset en 2005, deux
premiers éléments d'un concept créé par Christophe (l'auteur du
groupe), Holy Creatures Quest représente la dernière
partie de cette trilogie, Staraxis, écrite par Chris Barberi.
Mais si les deux premiers épisodes restaient du niveau de démos
manquant un peu de moyens, ce troisième bénéficie d’une
production digne d’une œuvre de métal symphonique, mixé au
Harkam Studio par Willdric Lievin (HAMKA) et Guillaume Serra, et
cerise sur le gâteau, avec des choeurs majestueux réalisés par
Phil Giordana, le leader de FAIRYLAND, et une chanteuse lyrique
en guest sur l'intro de l'album, The Last Quest.
A noter aussi une superbe pochette signée JP Fournier (Avantasia
, Edguy..). Côté compositions, tous les éléments propres au
métal symphonique pratiqué par les groupes sus cités sont
présents, grandes orchestrations, chœurs, breaks et
accélérations qui virent au speed, passages atmosphériques, et
si le groupe ne bénéficie pas d’un grand orchestre, il compense
par un enthousiasme renouvelé. Malgré l’utilisation de ces
éléments relativement classiques, les niçois sont parvenus à se
forger un style tout personnel, le chant de Flora y contribuant
beaucoup. Lors des premières écoutes, ce chant parait manquer de
puissance, en comparaison avec d’autres vocalistes du genre,
mais cette impression s’estompe assez vite, et ce chant
s’imbrique finalement parfaitement dans les structures
musicales. Pas de hurlements ici, la voix de Flora semble par
moment flotter, contribuant à renforcer l’ambiance médiévale à
base d’ heroic-fantasy. Rémi multiplie des soli dignes d’un vrai
« shreder », et la rythmique batterie-basse de Sam et Stephane
est renforcée efficacement par Sylvain à la guitare. Les
guitares restent donc très présentes, les lignes de claviers
sont utilisées à bon escient, évitant les excès d’orchestrations
présents dans la dernière production de Rhapsody. Quelques
éléments progressifs viennent diversifier l’ensemble, avec des
airs folkloriques, dans Warrior’s Call, Innocent
Unicorns, ou encore March Of The Legion.
Album de la maturité donc, pour les niçois, qui ont réussi à
dompter l’énergie du métal et les structures harmoniques du
classique, pour une immersion dans un univers musical de toute
beauté, on en redemande !
94/100
Septembre 2008
Hardrock80

KERION groupe niçois est
né en 2002 sur les cendres de feu KIRLIAN (formé en
1997 par Remy et Sylvain les deux guitaristes)
avec l'arrivée d'une chanteuse FLORA. Une première
démo Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 est
sortie en 2003. Cette démo était le début d'un concept crée
par Christophe (le fondateur du groupe ) en 3 parties
.
2005 enregistrement d'une nouvelle démo The Last Sunset
suite du concept, dans un style métal symphonique, avec
la participation de Gaëtan et de la Chorale RIMIEZ
de Nice composée de 25 personnes.
Holy Creatures Quest est la dernière partie de la
trilogie "Staraxis" écrite par Chris BARBERI.
Et nul doute qu'il s'inscrit dans la lignée des grands de ce
style, le Metal Symphonique. Les références à RHAPSODY OF
FIRE sont inévitables, et à FAIRYLAND aussi
puisque Phil vient poser sa voix.
Tous les ingrédients du style sont présents, quelques
touches médiévales, des chœurs omniprésents, et des envolées
de guitares. Toujours cristallines, souvent incisives elles
donnent de la puissance à cette musique qui dans les
enchaînements chœurs/couplets fait un peu retomber le
soufflet.
Le chant est de qualité, FLORA s'inscrit dans un
registre limpide, mais non lyrique, ni forcé. Plus proche de
Sharon den ADEL de WITHIN TEMPTATION, dans la
tonalité s'entend car FLORA devra progresser un peu
notamment en justesse pour jouer dans la même cour, que de
Tarja TURUNEN.
Les orchestrations sont de grande qualité, les instruments
bien mis en valeur, les breaks et changements de tempo, de
rythme sont incessants. Trop ? Il est vrai que je ne suis
pas un fanatique du genre. Cependant j'ai pris la peine de
m'envoyer quelques albums du style ici développé. Nos Niçois
de KERION n'ont absolument pas à rougir, ils tiennent
sacrément bien la route
La production est de qualité
et rend bien l'effort de composition et d'orchestration.
Pour moi seul le chant est un peu trop linéaire dans son
phrasé, un peu juste en puissance, mais derrière FLORA
ça bastonne quand même super bien. Le tandem basse/batterie
déménage et porte cet album sur ses épaules, les guitares
s'y appuyant pour nous délivrer moulte riffs et soli. (Battle
Of The Golems -Part 3- Golems Battle). Breathe
Of Heaven est une pièce magnifique, toute en
harmonie, et ponctuée par un solo d'une beauté et d'une
limpidité qui font envie.
Ne boudons pas notre plaisir cet
opus est une très belle œuvre. Ornée en plus d'une
magnifique pochette oeuvre de JP FOURNIER (MANIGANCE
d' Un Autre Sang - MAGICA -TOXXIX TOYS - EDGUY....)
Si vous êtes amateur de Metal Symphonique KERION et son
album sont faits pour vous plaire. Si comme moi vous ne
l'êtes pas plus que ça, faites la démarche. Découvrez le
style avec ce produit d'un de nos groupes. Il y a de la
qualité, de la volonté, et du talent. Qui ne demandent qu'à
s'exprimer.
Agreuh
75/100
Aout 2008
Metalight

Kerion
est un groupe français de métal symphonique qui existe depuis
1997. Les Niçois s'appelaient d'abord Kirlian et étaient plutôt
orientés métal progressif. Puis, avec des changements de line-up,
le groupe a évolué vers du métal plus speed et symphonique et il
décidé de se renommer Kerion. Ces amis de Fairyland ont sorti
plusieurs démos avant de nous proposer Holy Creatures Quest,
dont nous allons parler plus en détails.
Fans de métal symphonique,
c'est à vous que Kerion s'adresse avec cette oeuvre sainte
Holy Creatures Quest. Dans la veine de Rhapsody ou
Fairyland, ce groupe français dévoile tous ses talents pour vous
faire voyager dans les contrées d'un monde imaginaire peuplé
d'êtres étranges et belliqueux. Une voix mélodieuse vous guidera
au fil des batailles et diverses émotions vont vous submerger.
Par exemple, l'ouverture The Last Quest est
dominée par le côté symphonique, pour embrayer sur du heavy
speed, qui ne quittera pas l'album. Queen of the Gorgon
vous accueille avec une superbe intro à la guitare et des
sonorités évoquant l'orient. Warrior's Call
n'aurait pu mieux s'appeler: il s'agit d'un chant de guerre,
dont le refrain vous trotte dans la tête. Dans la même idée,
Minotaurus Furor avec son rythme rapide et ses
vocaux incisifs fait ressentir cette idée de fureur. Sans
oublier Innocent Unicorns, le morceau qui me
rappelle le plus Rhapsody of Fire...on retrouve des ambiances
similaires. La pièce centrale de ce cd est Battle of the
Golem, trois morceaux qui auraient pu se trouver dans
la bande-son du Seigneur des anneaux, tant le côté épique et
symphonique domine, sur un fond de heavy speed magistralement
interprété. La ballade de l'album est Breath of heaven,
onirique et mélodieuse, tout comme la version acoustique de
Last Quest, qui sonne et résonne dans nos
oreilles...un moment de bonheur. Enfin, Final Strike
conclut cet album sur une note chorale, avec les choeurs en
ouverture et le symphonique qui domine les mélodies. En
conclusion, Kerion nous présente ici un bon album, qui s'écoute
agréablement, mais dans lequel j'aurais aimé entendre un peu
plus de diversité. Bien évidemment, Holy creatures Quest
est fort recommandable à tout fan de métal symphonique!
Symphometalfan.
Juillet 2008 La Horde Noire

Kerion
est un groupe français formé en 1997, au sein duquel puissance
et mélodie épique flirte avec le chant féminin de
Flora, qui s’illustre dans un registre vocal similaire aux
groupe du moment tel que Skyward, Auspex, Magica ou plus connu
Nightwish (avec la nouvelle chanteuse).
Cependant, les compos reprennent souvent le style du célèbre
Rhapsody et dans lequel les petites cabrioles italiennes à la
guitares font bon augure à l’album même si Kerion devient le
énième groupe à reprendre ce style musicale, avec toutefois
une certaine maîtrise et des arrangements symphoniques biens
rendus.
On retrouve ainsi des morceaux riches en mélodies et biens
rythmés notamment les morceaux "Battle of the Golems"
ou encore "Minotaurus Furor" ou encore la pièce finale de
l’album "Final Strike" de plus de 10 minutes. Kerion s’inscrit
donc
au tableau des groupes émergeants prêts à rejoindre les géants
du genre tel que Rhapsody. Les fans de power metal
symphonique seront comblés par cet album et espérerons avec
impatience la sortie de la prochaine production de ce groupe
méritant.
Abyss - 8/10
Mai 2008 HEAVY SOUND

KERION est un
groupe Français, originaire de Nice, évoluant dans un Power Métal
symphonique à la RHAPSODY, FAIRYLAND ou encore DARK MOOR pèriode Elisa
C.MARTIN. "Holy
Creatures Quest" est la première sortie officielle du groupe mais la
troisième et dernière partie de la trilogie "Staraxis", concept écrit par
Chris BARBERI,l'auteur du groupe.
Les deux
premiers volets etant sortis sous forme de démos, respectivement "Conspiracy
Of Darkness-Staraxis Part 1" en 2003
et "The Last
Sunset" en 2005.
Musicalement, KERION pratique un Power Métal symphonique et épique
parsemé de choeurs majestueux, auxquels participe Phil GIORDANA (FAIRYLAND),
apportant un coté lyrique à l'ensemble.
Les
compositions sont variées, puissantes et accrocheuses et les arrangements
sont magnifiques.
On sent ici
que KERION n'a pas lésiné sur les moyens, cet opus etant doté d'une
production des plus correcte, puissante et claire.
La voix de
FLORA est bien intégrée à l'ensemble, son chant est mélodique et puissant,
soutenue par des choeurs masculins imposants.
KERION
délivre ici un premier album trés réussi, prometteur de grandes choses
pour l'avenir. "Holy Creatures Quest" mérite toute l'attention et l'intéret
des fans de Power Métal épique.
Chronique par
Nono666
9/10
Avril
2008
Metallian

Metal d'inspiration « heroic fantasy » à dimension symphonique, score metal
épique et progressif…La pratique de ce genre musical là ne peut souffrir
d'aucune approximation, tant sa crédibilité et son efficacité requièrent des
capacités de composition et des compétences instrumentales pour le moins
élevées et nécessite généralement des moyens de production tout aussi
conséquents. Généralement, les jeunes groupes s'y frottant de près ou de
loin s'y cassent les dents et le fossé qui les sépare avec les maîtres du
genre (Rhapsody Of Fire par exemple) semble à la fois bien large et
profond…Mais même avec des moyens limités (oui, on est loin des
superproductions utilisant un orchestre complet, c'est évident ! ), Kerion
tire brillamment son épingle du jeu grâce à un dynamisme et un enthousiasme
parfaitement retranscrits tout au long de ces compositions de bravoure ! Ce
genre-là n'a pas pour vocation d'être sobre, mais pourtant Kerion sait
intelligemment ne pas en faire des tonnes et se contente de l'essentiel :
des mélodies majestueuses brillamment mises en place, notamment grâce au
chant lyrique, puissant et limpide de Flora (et en ce sens on ne peut
s'empêcher d'établir un parallèle avec les premiers Dark Moor). En France,
dans un registre similaire, on connaissait surtout Fairyland dont la qualité
n'est plus à démontrer (d'ailleurs Phil Giordana s'est occupé de la
réalisation des chœurs et Flora, la chanteuse, apparaissait sur leur dernier
album, The Fall Of An Empire). Kerion a préparé depuis bien longtemps
cet album, troisième partie de leur concept Staraxis (pour celles et
ceux qui les suivent depuis leurs premières démos), force est de constater
que le résultat est à la hauteur et ce Holy Creatures Quest mérite
désormais une attention qui dépasse largement le domaine de l'underground,
dans lequel le groupe est déjà reconnu depuis longtemps.
Avril 2008
Imm3moria

KERION est un jeune groupe français évoluant dans un Power Heavy à la limite
du Symphonique (m’enfin pas trop marqué non plus). On pense a FAIRYLAND, et
en fait, la patte du grand niçois n’est pas loin (puisque Phil, de FAIRYLAND
s’est un peu penché sur l’opus en question).
Si la cover est bien représentative du genre (une armée d’orks qui en fait
semble être les golems dont parle le groupe), massacrant, non loin d’une
cité ressemblant à s’y méprendre a Minas Tirith, ce qui semble être une
armée de squelettes avec des massues, ce qui est, vous en conviendrez, une
arme bien dérisoire pour éclater du mort-vivant. Le moindre des magots vous
parlera de bénédiction dans un temple d’un Dieu Loyal Bon, voire du premier
temple de la Loi du coin, m’enfin, je dis ça, je dis rien.
Le ton de ce « Holy Creatures Quest » est donc rapidement donné, et, dès le
premier morceau, il est assez aisé de constater la maîtrise du groupe. Loin
d’être un clone de FAIRYLAND (les claviers et toute la partie « symphonique
» n’est clairement pas assez poussée) KERION se fend d’une identité propre
avec des mélodies très marquantes, entrainantes et simples à retenir (« The
Last Quest », « Queen Of the Gorgons », « Warrior’s Call ») et à l’aide de
sa vocaliste, la –très- charmante Flora, dont la voix fait clairement partie
de la musique de la formation.
Ouais, ouais, je m’explique.
Si le propos de la formation est la féerie et la fantaisie, la voix de Flora
semble flotter au-dessus de tout cela, enchanteresse, telle une ondine au
dessus de l’eau (oh la jolie phrase). Alors, oui, certains parleraient d’un
manque de puissance, et c’est vrai qu’il pourrait y avoir de ça, si cela
gênait vraiment les compos, mais justement, ce n’est pas le cas. Bon, les
fans de hurlements passeront leur chemin, ça c’est clair, m’enfin, ils
seront déjà passés à autre chose dès le premier riff.
La musique, justement, parlons-en. Comme je le faisais remarquer plus haut,
la formation n’est pas à ce point marquée par le coté symphonique de la
Force, même si les claviers se manifestent à plusieurs reprises, ils ne sont
pas le pilier de la formation qui préfère parfois se rabattre sur des airs
folkloriques (« Warrior’s Call », « Innocent Unicorns », « March Of The
Legion »), ce qui lui réussit grandement et le démarque nettement d’autres
formations. Cela fait quand même un chouette mélange, qui conjugué à des
airs vraiment entrainants (« March Of The Legion », « The Alchemist ») peut
donner vraiment de bons morceaux.
La suite de morceaux nommée « Battle Of The Golems », (composée de « The
Alchemist », « March Of The Legion » et « Golem’s Battle ») est vraiment
parlante à ce niveau et reste l’un des meilleurs moments de l’opus et se
détache nettement des autres morceaux, avec « Warrior’s Call ».
« Holy Creatures Quest » reste donc un opus résolument tourné vers le Power
Heavy qui séduira très probablement les amateurs de DOMINE ou de FAIRYLAND,
mais laissera relativement de marbre les autres.
Par Groumphilator le 19 Apr 08
75/100
Avril 2008 Stay Metal (oui bon c'est en Espagnol ^^ )

Avril 2008 Metal - impact

Il n’est jamais simple de sortir un album de
Metal épique tant la comparaison avec ceux qui en ont fait leur fer de lance
est systématique. Donc, pour faire court et en finir là-dessus, oui, on
retrouve certains des aspects de RHAPSODY dans KERION. Donc, ça, c’est dit.
Une fois que c’est fait, on peut réellement s’intéresser à KERION, sa
personnalité et sa musique. Parce qu’au final, on est quand même assez loin
des italiens. Déjà, on n’est pas dans une configuration double pédale à fond
pendant tous les morceaux. Ici, elle est plus subtile et utilisée avec
beaucoup plus d’intelligence, à mon sens. Ensuite, le chant est ici assuré
par une femme, Flora. Sa voix colle bien à ses ambiances épiques et elle
sait apporter des touches de délicatesses sur des morceaux un peu plus
calmes (« Innocent Unicorns »). La seule chose qu’il lui manque parfois sur
certaines parties est un peu plus de puissance. Sa voix est en effet un rien
en dessous quand elle monte dans les aigus. Mais c’est le seule reproche que
j’aurais à lui faire. Elle donne une sensibilité nouvelle à cette musique
qui aurait pu sembler un peu trop martiale sinon. Et puis, pour finir avec
les différences, c’est aussi dans les compositions très recherchées. On est
vraiment dans un savant mélange entre l’Epique et le Progressif. Et les
morceaux y gagnent en richesse et en intérêt. Il n’y a qu’à écouter la
seconde partie de « Final Strike » pour être convaincu… mais tous les
morceaux peuvent soutenir l’analyse.
Sinon, l’album contient trois morceaux scindés en deux, entre leur
introduction et le reste du morceau. Plus une trilogie qui s’enchaîne
parfaitement et aurait pu faire aussi un seul et très long morceau. Donc,
pas tant de titres que ça, mais sur plus d’une heure tout de même ! On a
aussi le droit à une version acoustique de « Last Quest part 2 » en bonus.
Et quelle version ! Sublime.
On pourra reprocher à KERION de parler encore et toujours de créatures
longuement utilisées et décrites un peu partout. D’un autre côté, ils
utilisent les bases des univers d’heroic fantasy. Simplement. Et est-ce que
ça dérange les mêmes détracteurs quand des groupes parlent sans arrêt du
diable et des démons et du maaaaalllll ? Donc, savourons juste leur histoire
mise en musique avec brio. Ce groupe a de l’avenir, c’est indéniable.
Surtout quand on voit la qualité de leur premier album. Que nous
offriront-ils dans le futur ? J’en frémis d’avance.
Chroniqueur : Wong
Li
Score :




Avril
2008 MetalHeart Webzine

Le groupe français de métal symphonique
Kerion sort “Holy Creatures quest” qui est la dernière
partie de la trilogie “Staraxis”. Des moyens importants ont été mis en œuvre
pour cet album que ce soit au niveau de la composition, des mélodies vocales
ou instrumentales ou de la production.
L’album bénéficie d’une excellente production
avec un son puissant donnant beaucoup d’impact aux parties purement
symphoniques. Les chœurs sont très présents sur certains morceaux et
apportent un côté lyrique très prononcé.
Les compositions sont mélodiques et très variées avec un
grand travail de composition dans les différentes lignes vocales et
instrumentales.
L’album commence par « The Last Quest »
dont la première partie sert d’intro, épique et mélodique, la seconde partie
est entraînante et épique avec des guitares lourdes côtoient les
arrangements symphoniques. « Queen Of the Gorgons » commence
par une guitare acoustique pour monter en puissance, morceau avec un petit
côté oriental dans les arrangements. « Warrior’s Call » est
plus rapide, plus speed/power métal avec quelques chœurs guerriers
mélodiques et très réussis, un refrain puissant et entraînant.
« Innocent Unicorns » débute par une intro au piano,
superbe, à laquelle vient se joindre la guitare tout d’abord
électro-acoustique pour « éclater » en puissance. Se succèdent des passages
piano ou à la guitare acoustique, des passages plus lourds, d’autres aux
arrangements et orchestrations symphoniques et cela dans la majorité des
morceaux comme par exemple dans « The alchemist ».
« March Of The Legion » possède des chœurs très marqués
avec des guitares quelque peu agressives.
Les morceaux sont mélodiques, épiques et
puissants avec quelques passages où les riffs sont acérés et agressifs et la
section rythmique lourde et bien présente.
Le chant de Flora est bien en place, mélodique
et mélodieux. Sa voix est puissante et lyrique comme vous pourrez le juger
dans « Final Strike » où elle nous montre toutes ses capacités
vocales.
Un album où la puissance et la mélodie forment
un joli duo tout au long des morceaux. « Holy Creatures Quest »
est un album travaillé, aux titres et refrains accrocheurs et mélodiques à
ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez le style !!! Kerion
est la preuve que les groupes français de métal symphonique ont un talent
certain.
Chroniqué par Béa.
Avril 2008 Vs -Webzine

KERION nous vient de Nice est propose avec « Holy
creatures Quest » son premier album qui fait suite à deux démos et dont il
poursuit le concept. La pochette et le concept nous emmènent dans le contrée
de la Fantasy et de fait la musique aussi. L'écoute de l'album fait très
rapidement penser à RHAPSODY OF FIRE, avec une fille au chant. Cependant
s'arrêter à cette première écoute et impression serait une erreur. Certes
l'influence des Italiens est forte mais les Niçois proposent leur vision du
Hollywood metal et se sont donnés les moyens de proposer un disque plus que
correct même si tout n'est pas parfait.
Plusieurs titres sont découpés en 2 plages (en gros intro puis le titre
proprement dit), les arrangements sont bien évidemment très nombreux comme
une chorale classique et l'utilisation des de parties symphoniques et
d'instruments classique divers (piano, violon, flûte).
L'album commence par les 2 parties de « The Last Quest », l'intro étant
symphonico-lyrique et le reste du morceau un speed mélo enjoué avec une
pointe folklorique très agréable et une première intervention du choeur. « Queen
of the gorgons » est également en 2 parties avec une intro acoustique
(guitare et flûte) le reste du titre est un mid atmosphérique, avec une fois
encore beaucoup d'arrangements notamment un solo de violon et de piano.
« Warrior's Call » revient vers le speed et fait intervenir une voix
masculine, on note aussi un passage chanter par la chorale, un break joué un
ensemble de cordes et un autre acoustique. « Innocent unicorns » repart sur
intro acoustique (flûte et piano) , le chant de Flora reste doux durant tout
le titre malgré les guitares saturées et la double grosse caisse, le morceau
est assez enjoué et on a à nouveau l'intervention du choeur. Les trois
morceaux qui suivent, « The Alchemist », « March of the legion » et
« Golem's Battle » forment « Battle of the golem ». Le premier est plutôt
mid avec un chant aérien et possède un thème de piano lourd et sympa. Le
second comporte quelques samples électro et est surtout dans l'emsemble bien
pêchu avec de nombreux breaks et changements de rythmes (encore une
intervention du choeur). La troisième partie après une intro avec de cor est
dans l'ensemble rapide avec un break lent et atmo. « Breath of heaven » est
une ballade avec une chant éthéré et du piano, de la flûte et des cordes. « Minotaurus
Furor » est comme son nom l'indique bien furieux , dynamique et speed, la
chorale est là ainsi qu'un chant masculin énervé. « Final strike » reprend
le concept des morceau en 2 partie l'intro est chanté a capela , la seconde
partie qui dure près de 11 minutes est majoritairement rapide (après un
début lent tout de même) et comporte de nombreux breaks (« Kakaline », l'air
traditionnel russe par exemple ») et se termine sur une partie acoustique.
La toute fin du disque propose une version acoustique et très réussie de « The
Last Quest ».
Même si l'ensemble est encore sous influence, c'est bien réalisé, agréable à
écouter, pas sans reproche, la prononciation de l'anglais de Flora laisse
par moments vraiment à désirer (un wallking par exemple). Toutefois, les
aficionandos du genre s'y retrouveront vraiment et même celles et ceux qui
aiment le métal sympho mais sans plus auront là un disque tout à fait
valable.
PapaCyril
15/20
Avril 2008 Kaosguards

La région Niçoise nous a donné ces dernières
années un bon nombre de formations qui valent le coup d’oreille ; notons au
passage Kragens, Svart Crown , Artefact, et plus proche de Kerion : Hamka.
Le leader de ce dernier groupe Wildric Lievin fait désormais parti désormais
de Fairyland et signe ici le mixage et l’enregistrement au Harkam Studio.
Alors les grincheux me diront encore un «
band » formé avec comme atout principal une charmante chanteuse,
concept on ne peut plus rabaché par les temps qui courent. Et oui mais plus
qu’une mode c’est un véritable signe des temps auquel nous assistons avec
une déferlante sans précédent. Depuis 1997 les Niçois ont eu soigneusement
le temps de peaufiner le concept album élaboré par Chris Barberi, quand à
Phil Giordana leader de Fairyland, il intervient dans les chœurs assez
majestueux qui jalonnent cet opus.
Le métal symphonique succède à des parties
très emphatiques avec une aisance évidente. Les arrangements énormément
présents empiètent, il me semble, sur la partie heavy des compositions mais
je pense que c’est cette direction assumée qu’a décidé de prendre Kerion.
Pour être aussi sur ce chemin emprunté c’est que cette formation doit être
sûre de son coup et a confiance en ses capacités musicales.
Réservé quand même aux gens qui ont l’oreille
fine et à déconseiller aux amateurs de Running Wild et Paragon. Enluminer
par la cover inspiré de JP Fournier (une de plus !!!), cet album a tous les
atouts pour réussir avec un maximum de chances mis de son côté. En fin de
compte « Holy creatures quest » est le coup de fusil qui claque au vent de
ce deuxième trimestre et qui met à juste titre, Kerion sous les feux des
projecteurs médiatiques et c’est parfaitement mérité.
Evildead
Mars 2008 FMR Radio

Metal d’inspiration heroic-fantasy à dimension symphonique,
score metal épique et progressif... La pratique de ce genre musical là ne
peut souffrir d’aucune approximation tant sa crédibilité et son efficacité
requièrent des capacités de composition et des compétences instrumentales
pour le moins élevées et nécessite généralement des moyens de production
tout aussi conséquents. Généralement, les jeunes groupes s’y frottant de
près ou de loin s’y cassent les dents et le fossé les séparant avec les
maîtres du genre ( Rhapsody Of Fire par exemple ) semblant à la fois bien
large et profond... Mais même avec des moyens limités ( oui, on est loin des
superproductions utilisant un orchestre complet c’est évident ), Kerion tire
brillamment son épingle du jeu grâce à un dynamisme et un enthousiasme
parfaitement retranscrits tout au long de ces compositions de bravoure ! Ce
genre là n’a pas pour vocation d’être sobre, mais pourtant Kerion sait
intelligemment ne pas en faire des tonnes et se contente de l’essentiel :
des mélodies majestueuses brillamment mises en place, notamment grâce au
chant lyrique, puissant et limpide de Flora ( et en ce sens on ne peut
s’empêcher d’établir un parallèle avec les 1ers Dark Moor ). En France, dans
un registre similaire, on connaissait surtout Fairyland dont la qualité
n’est plus à démontrer ( d’ailleurs Phil Giordana s’est occupé de la
réalisation des chœurs et Flora, la chanteuse, apparaissait sur leur dernier
album, The Fall Of An Empire ). Kerion a préparé depuis bien longtemps cet
album, 3ème partie de leur concept Staraxis ( pour celles et ceux les
suivant depuis leurs 1ères démos ), force est de constater que le résultat
est à la hauteur et ce Holy Creatures Quest mérite désormais une attention
qui dépasse largement le domaine de l’underground, dans lequel le groupe est
déjà reconnu depuis longtemps.
Maitre
Ludo
Mars 2008
Infernaldmons

Issus des cendres de KIRLIAN, groupe niçois
formé en 1997, KERION prend forme réèllement en 2002. Après deux démos, "
Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 " en 2003 et " The Last Sunset " en
2005, c' est au tour de " Holy Creatures Quest " enregistré en 2007. La
musique de KERION fait dans le POWER métal symphonique avec tous les
ingrédients que ça comporte. Des choeurs, des arrangements aux claviers, de
bons riffs incisifs, de la mélodie à foison sont le lot de cet album. " The
Last Quest " donne le ton et c' est parti pour plus d' une heure. Il faut
dire aussi que la voix de FLORA est particulièrement envoûtante et qu' elle
a le don de vous faire digérer tout ça sans forcer. Un régal pour les
oreilles ! J' éviterai tous les clichés en rapport aux influences du groupe,
car je trouve tout de même que KERION a sa propre personnalité. Les
compositions sont particulièrement travaillées et complexes ce qui ne sera
peut être pas facile pour une écoute instinctive et rapide. Au contraire,
les titres de KERION doivent s' écouter et se réécouter pour en aprécier
toute la saveur. Ajoutez à celà une cover comme je les aime et il est clair
qu' il n' y a pas de quoi s' ennuyer. Alliant finesse, speed, et mélodie, "
holy Creatures Quest " est un très bon opus. Si je n' ai pas mis la note
maximum, c' est tout simplement parce que je ne trouve pas l' album assez
facile d' accès et que quelques passages sont un peu répétitifs. Si vous
êtes adepte de ce genre métallique, nul doute que vous y trouverez largement
votre compte.
Mars 2008
Nightfall in metal earth

Tout vient à point à qui sait
attendre...
C'est sans conteste vrai pour KERION, jeune formation née en 2002 et
originaire de Nice, qui après 2 démos "Conspiracy of darkness Staraxis Part
1" et "The last sunset" sorties respectivement en 2003 et 2005, vient enfin
(!) de signer sur un label, Thundering-records pour ne pas le citer, et ce
pour 2 albums.
3 ans après "The last sunset" voici donc le premier album de KERION : "Holy
Creatures Quest". Album conceptuel qui vient terminer la saga "Staraxis"
écrite par Christophe Barberi, un proche du groupe. Il s'agit ici d'une
trilogie médiévale fantastique inspirée entre autres du livre "Le seigneur
des anneaux", de jeux de rôles tel "Donjon et Dragon" ou encore de jeux
vidéos tel "Heroes of Might and Magic 2,3". Une trilogie qui rassemble même
quelques éléments de la mythologie grecque ("Minotaurus's furor").
Alors pour plonger l'auditeur au plus profond des méandres de cet d'univers
"heroic-fantasy", rien de tel qu'un Metal Symphonique, n'est-il pas? Et pour
rappeler très succinctement et en quelques groupes les plus beaux fleurons
du style, on a quoi? RHAPSODY, FAIRYLAND, HAMKA et...désormais KERION. Car à
l'écoute de ce "Holy creatures Quest", on peut indubitablement constater que
KERION s'inscrit globalement et musicalement dans le même style de musique
que les groupes précités: des orchestrations en veux-tu en voilà, des chœurs
grandioses réalisés d'ailleurs par Phil Giordana (FAIRYLAND), une chanteuse
lyrique en guest sur la superbe introduction de l'album "The last Quest -
Part 1", un coté épique mis en valeur tout au long de l'album et des
chevauchées rythmiques telles que l'on peut en trouver sur les albums de
RHAPSODY ("Battle of the golems - Part 2" ou encore "The last quest part 2",
par exemple, et ses chœurs qui ne font d'ailleurs que renforcer cette
ressemblance avec les Italiens). Le groupe niçois semble donc s'être donné
les moyens de réussir en nous délivrant ici un album de belle facture même
si on n'atteint pas encore la qualité de production et d'arrangements d'un
RHAPSODY. Il n'en demeure pas moins que l'album, mixé au Harkam Studio par
Willdric Lievin (HAMKA, FAIRYLAND) et Guillaume Serra, dispose d'une
production très correcte pour un premier album, même si on regrettera
globalement un manque évident de puissance au niveau des guitares.
Coté compositions, il serait quand même très réducteur de présenter KERION
comme un énième clone de RHAPSODY voire de FAIRYLAND. Bien évidemment, on y
retrouve des éléments similaires tels que les chœurs, les riffs, les
rythmiques même si le tempo est loin d'être constamment basé sur la double
grosse caisse.
A l'écoute des 14 titres (dont un bonus track) et de ses 67 minutes, on sent
que KERION a cherché à varier les plaisirs d'un titre à l'autre. Autant, un
titre comme "The last quest part 2" rappellera indiscutablement RHAPSODY,
autant "Queen of the morgons (Part I & II) propose une gamme bien plus
étendue: guitare hispanique, divers passages qui rappelleront les Finlandais
de STRATOVARIUS, chant de Flora (la chanteuse du groupe que je ne vous ai
pas encore présentée) légèrement arabisant, break tout en finesse et
apaisant avec des sonorités de harpe...une bien belle composition, riche et
diversifiée au final.
Le groupe affiche clairement de belles dispositions. Avec "Warrior's call",
KERION enfonce carrément le clou puisqu'il s'agit certainement là de l'hymne
de l'album. Composition absolument imparable sur laquelle les guitares
explosent littéralement, le tempo est très rapide (riffs speedés à l'appui),
et enfin sur laquelle une mélodie entêtante aux consonances folk soutenue
par des chœurs toujours aussi efficaces et par de belles orchestrations qui
rappelleront d'ailleurs KAMELOT, vient terminer de nous asseoir. Magistral!
On passera plus rapidement sur le très joli et très mélodique "Innocent
Unicorns" qui débute sur quelques stridulations de grillons agrémentées des
quelques notes de piano qui constitueront la trame du morceau. Une
composition qui du long de ses 5 minutes monte en puissance, propose
quelques soli néo-classiques (Luca Turilli n'est d'ailleurs pas très loin
pour le coup) et quelques sonorités de flûteaux. Pas mal du tout!
Passons maintenant à la trilogie de l'album : "Battle of the golems".
Trilogie d'une durée de 16 minutes environ. Si le premier acte, très calme,
"The alchemist" est plutôt classique et sans réelle saveur, le second acte
est nettement plus intéressant et montre d'un coup d'un seul une nouvelle
facette du groupe. KERION présente non seulement quelques éléments novateurs
(atmosphères du plus bel effet à la guitare sèche soutenue d'ailleurs par
quelques samples) mais montre aussi les crocs. Les guitares prennent ici une
place prépondérante avec un son très heavy. Le groupe se laisse même aller à
quelques passages progressifs du plus bel effet. La suite de la composition
fait la part belle au chant de Flora (bien mis en avant ici) et à quelques
chœurs Rhapsodiens. A noter quelques breaks carrément bien ficelés laissant
les solistes s'exprimer de la plus belle des façons et laissant place à
quelques samples qui renforcent l'univers musical du morceau. La troisième
partie enfin, s'avère plus classique mais ne laisse en aucun cas l'ennui à
l'auditeur. Le groupe ne lui en laisse pas le temps; il multiplie les
breaks, les atmosphères et distille quelques passages de premier ordre. Pas
mal d'airs néo-classiques sont à souligner sur cette troisième et dernière
partie.
La suite de l'album ? Une ballade "Breath of heaven" légèrement soporifique
malgré une jolie mélodie, "Minotaurus's furor" titre très énergique,
puissant et sur lequel une ambiance plus sombre est affichée (chœurs et
clavecins à l'appui), et enfin un final (près de 11 minutes) de toute beauté
divisé en deux parties "Final Strike Part I & II". Une seconde partie qui
conclut d'ailleurs avec panache et dans un florilège de mélodies (parfois
folkloriques - passages connus ?!!), de chœurs (parfois lyriques) et
d'orchestrations (superbes violonnades à l'appui), ce "Holy creatures Quest"
qui risque d'en surprendre plus d'un.
Enfin, le groupe propose en bonus track une version acoustique absolument
superbe de "The last quest - Part II", une version que je préfère presque à
la version metal, tant Flora semble bien plus à l'aise ici. Son chant,
juste, cristallin, tout en finesse et en douceur (et quel magnifique timbre
!) parvient ici à me toucher. Ce qui n'était malheureusement pas toujours le
cas sur le reste du disque où l'on sentait le chant de Flora quelque peu
timoré et manquant sincèrement de puissance. Le groupe a su néanmoins déjoué
ce "bémol" en alternant à merveille passages metal, agressifs et passages
plus paisibles.
Au final, "Holy Creatures Quest" est donc un album plutôt bien agencé, aux
compositions très travaillées et surtout aux compositions très diversifiées.
Diversité que je n'avais par exemple pas appréhendée sur le premier album de
FAIRYLAND tant ce dernier se rapprochait trop dangereusement du "style"
RHAPSODY. A l'occasion, je réécouterai quand même cet album.
Ici, ce n'est pas le cas, et ce serait une grossière erreur de dire que
KERION n'est qu'une pâle copie des groupes précités, puisque comme je l'ai
rédigé dans la chronique, le groupe parvient à proposer une musique bien
plus étendue avec plus d'influences qu'il n'y parait. De ce fait, "Holy
Creatures Quest" se révèle être une réussite dans le genre, d'autant plus
qu'il ne s'agit là que du premier "vrai" album du groupe. Un vrai coup de
maître!
KERION s'impose donc d'emblée comme un candidat sérieux dans un genre où la
médiocrité n'a pas sa place.
Ps : A noter que la pochette de l'album a été réalisée par Jean Pascal
Fournier (Avantasia, Manigance...)
Morceaux préférés : "Warrior's call", "Final strike - Part2", "Battle of the
golems - Part II"
Mars 2008
Metalchroniques

Depuis l’avènement de Therion et de Rhapsody (Of Fire), le
metalsymphonique a pris une autre ampleur et depuis, les suiveurs se sont
infiltrés dans la brèche à coup de surenchère mais rarement avec autant
d’aisance que les italiens. L’utilisation d’un véritable orchestre s’est
démocratisé pour ceux qui en ont les moyens.
Certains groupes français ont tenté, comme d’autres, de prendre le chemin et
de parvenir à subjuguer par des compositions grandiloquentes, somptueuses et
influencées par la musique classique. Fairyland ne m’a jamais convaincu,
Hamka (créé suite au clash intervenu dans Fairyland) n’a pas répondu à mes
attentes, Mylidian ne pratique pas dans le metal sympho stricto sensu,
Auspex ne se limite pas à cette simple démarche et enfin je ne connais pas
la musique des Whyzdom ou autre Benighted Soul (il en manque certainement
:D).
La France acquiert enfin ses lettres de noblesse dans le metal, la scène
européenne compte enfin des groupes français d’envergure.
Il manquait LE groupe représentant le metal symphonique dans son approche la
plus classieuse et c’est là qu’intervient Kerion dont je ne pouvais
soupçonner un seul instant l’énorme talent et la sortie d’un troisième album
(le premier signé) en tout point remarquable. Il y eut d’abord Conspiracy Of
Darkness Staraxis Part 1 puis The Last Sunset avant de prendre en pleine
face Holy Creatures Quest.
Autant vous avouer de suite les références qui me parviennent à l’écoute de
cet album. Kerion fait du power sympho, à savoir que les compos sont
solides, puissantes et même si c’est une demoiselle au chant dont la portée
vocale n’atteint pas celle de l’instrumentation, la musique ancrée dans la
fantasy ne se veut pas mièvre, fadasse ou trop dense pour cacher un manque
d’inspiration ou de talent.
Oui, amateur d’Epica ou de Nightwish trouveront peut être leur compte mais
il faudra vous tourner vers trois groupes pour saisir, sur la lecture d’une
chronique, dans quel esprit musical officie Kerion.
Si vous êtes au jus de ce que pratiquaient White Skull (période Federica),
Dark Moor (période Elisa) et les Portugais d’Oratory (le chant de Flora est
parfois confondant de ressemblance avec celui d’Ana), vous parviendrez en
mixant le tout à vous faire une idée de la vivacité de Kerion, de la haute
teneur de ses arrangements, de ce côté aventureux dans les compositions, de
ce petit côté prog, de ses chœurs puissants.
Enfin un album de heavy power sympho qui me file des frissons, qui a le don
de me faire esquisser un plaisir certain à l’écoute d’un riff mélodique
accrocheur, d’un solo qui rend bien, d'arrangements jamais obsolètes
et hyperplaisants, d’un chant certes peu puissant mais enchanteur qui au
final se marie très bien avec les ambiances développées. Thundering Records
/ Manitou Music ne s’y est pas trompé et une fois de plus a eu le nez creux
pour donner une chance à cet album autoproduit de tout premier ordre dans le
style.
Alors oui, la prod ne rivalise pas avec des groupes aux moyens plus
importants (quoique celle-ci est plutôt de bon niveau) mais franchement
après avoir chroniqué un album comme Neverland bénéficiant de la sollicitude
d’AFM Records, il n’y a vraiment pas photo concernant l’intérêt.
Si Kerion pouvait bénéficier dès à présent du nécessaire pour éditer un
album à la prod aux standards européens actuels, il y a fort à parier que ce
nom ne resterait pas longtemps inconnu.
[09/10]Clayman
Mars 2008 Metal France

Il aura fallu trois ans aux niçois de Kerion pour réaliser ce premier opus
qui constitue la suite logique de leur deux premières démos. Ce
concept-album clôt la trilogie amorcée par "Conspiracy Of Darkness Staraxis
Part I" sortie en 2003 puis "The Last Sunset" paru courant 2005.
"Holy Creatures Quest" allie à la fois complexité musicale au niveau des
compositions et technicité au regard des importants moyens techniques mis en
oeuvre pour produire ce petit bijou.
Comment décrire cet opus d'un point de vue strictement musical ? Disons
simplement que l'écouter c'est comme se retrouver en plein coeur d'un
royaume d'héroic fantasy, perdu quelque part entre fées et dragons.
Ces compos rapides et très techniques, ce chant clair et entrainant qui me
font immanquablement penser à Finntroll concernant les thèmes musicaux puis
à Rhapsody pour les histoires folkloriques.
Ensuite ce qui m'a beaucoup surprit à la première écoute c'est que le chant
soit féminin, non pas que je soit totalement réfractaire aux douces voix de
la gente féminine seulement des groupes qui sonnent aussi heavy avec une
demoiselle au chant je n'en connais pas tant que ça et honnêtement c'est une
très bonne chose pour eux. La voix de Flora nous transporte vraiment d'un
bout à l'autre du cd.
J'aimerais également ajouter une motion un peu spéciale concernant l'artwork
de l'album puisqu'il est signé par le célèbre M'sieur Fournier, créateur des
pochettes entre autres d'Edguy, remarquable pochette même si ça n'a rien
d'étonnant.
C'est un très bon cd, idéal pour une musique d'ambiance.
Synthetic
Mars 2008
Pavillon 666

Quatre ans après le premier acte, voilà que la
saga Staraxis prend fin avec ce troisième volet "Holy Creatures Quest".
Certes le concept en lui-même est original: créer trois albums racontant une
histoire ici tout droit pompé sur le Seigneur des Anneaux ou alors
dirons-nous (d'une manière plus douce) tiré d'un jeu de rôle inspiré de
notre bien-aimé Tolkien!
Cet opus n'est pas seulement dans la continuité d'une histoire Heroic
Fantasy mais aussi dans la continuité de leur second album "The Last Sunset".
Les ingrédients présents sont les mêmes: à savoir un thème récurent de metal
symphonique, un chant dit lyrique et des chœurs en veux-tu en voilà! Je vois
certain déjà se poser la question pourquoi "chant dit lyrique"? La réponse
est simple, en effet la voix du protagoniste n'est pas dans un registre
classique de rock ou métal, mais bien à l'approche d'une voix lyrique. Ceci
dit on est bien loin des prouesses vocales de la finlandaise Tarja Turunen,
à savoir pas assez de puissance et se limite très vite dans les montées,
avec un manque de persuasion! De plus les côtés chœurs bien qu'ils
accomplissent avec une certaine conviction leur but: celui d'enrichir le
chant principal, se retrouvent parfois trop en avant, ou donnent une
impression de surfait. Il faut savoir dire stop, à trop en faire on gâche un
peu l'aspect de départ.
Hormis le chant, penchons nous les parties instrumentales. Une symbiose
quasi parfaite entre les instruments! En effet on ne peut que dignement
approuver la valeur des musiciens. Chaque piste est travaillée, et
s'imbrique fort bien l'une dans l'autre, avec un naturel qui ne peut laisser
de marbre. Que cela soit la rythmique ou les solos, les guitares s'escriment
à mêler des parties à la fois agressives et douces, tout en marquant un
point d'honneur à laisser un peu de suspens sur les riffs à suivre. Ces
derniers sont très variés touchant divers registres heavy, speed, power et
oriental. Mais cette hétérogénéité s'essouffle un peu à la longue. Le regret
qu'on pourrait avoir c'est au niveau de la basse, qui semble complètement
lésée sur certaines pistes de l'opus.
Les Français ont décidé de mettre le paquet, à savoir s'offrir les services
de JP Fournier (Impaled Nazarene, Avantasia…) pour l'artwork, et ont placé
leur galette dans une maison abritant volontiers les groupes fougueux
français: Thundering (Kragens, Nedra, Element…), s'octroyant ainsi une
garantie de survie.
Fan de Fairyland, de Rhapsody, ou simplement si vous avez apprécié " The
Last Sunset" cet album vous enchantera et il en sera dur d'en démordre. Il
va sans dire que les jeunes Niçois semblent avoir trouvé le line-up idéal
pour pousser la chansonnette de manière agréable. Malgré un travail acharné
et peaufiné, il en résulte une certaine lassitude et impression d'écouter la
suite de leur précédent album sans une évolution concrète. Ce qui a échangé
entre les deux, c'est l'esprit marketing en plus.
7/10
Mars 2008 Les
accros du métal

Alors que le Death et le Thrash font le siège de ma boîte aux lettres (ce
qui me désole un peu car étant bien plus attiré par des consonnances
mélodiques) il arrive qu'une bonne surprise débarque sans prévenir,
C'est le cas avec le 1er CD de Metal Symphonique sorti par Kerion qui
succède à 2 démos enregistrées en 12 ans d'existence ,
Celui-ci représente la dernière partie de la trilogie « Staraxis », une
histoire d'Heroïc Fantasy imaginée par Chris Barberi créateur du jeu de rôle
portant le même nom,
Bon, le thème et surtout les créatures protagonistes de l'histoire sont usés
jusqu'à la corde, Je ne sais pas moi, pour changer, ne pourrait-on pas
parler d'autre chose que d'orcs, de nains ou de golems? De dragons par
exemple ,,, ah non c'est déjà pris par Rhapsody, et bien de hordes de
vikings ravageant l'Europe médiévale ,,, pff Stormwarrior a piqué l'idée,
Arf, dur dur de trouver un thème original de nos jours sans tomber dans un
poncif, Tiens j'ai une idée (si elle n'a pas été prise par Punish Yourself):
la révolte des Gay manifestant au mariage de Sarko pour obtenir le droit
d'adoption,,, ah ah , je vous en bouche un coin là!!
Plus sérieusement, Kerion a mis les petits plats dans les grands avec une
très grosse production pour ce CD, des arrangements magnifiques et des
titres très punchy, le Power étant souvent mis à l'honneur (The Last Quest
P2, Golem's Battle etc,,,) avec parfois même un côté happy (Warrior's Call),
La performance des zikos est sublime que ça soit au niveau de la rythmique
avec une basse ravageuse (March Of The Legion) mais aussi avec des soli de
grattes affolants et surtout des claviers dévastateurs qui rappellent
souvent Sonata Artica (Golem's Battle, Minautorus Furor),
Par contre, où le bât blesse fortement, c'est au niveau du chant de Flora
qui manque singulièrement de caractère et de personnalité, Par exemple le
mid « Queen Of The Gorgons pt2 » perd énormément en puissance à cause de
cela, L'alternance chant féminin et masculin de la ballade « March Of The
Legion » fait un peu pop 70's, Bon c'est pas Stone et Charden mais quand
même (quoique Stone finalement, peut-être bien quand même!!),
Dommage, vraiment dommage car musicalement, c'est pratiquement parfait,
Un titre comme « Minotaurus Furor » donne vraiment la banane grâce à un riff
d'intro époustouflant de groove sur un rythme de Dance puis des énormes
bends de basses pour appuyer les riffs qui donnent le ton pour un titre
épatant à mi-chemin entre Sonata et Nightwish,
Dans un autre style « Innocent Unicorn » donne dans le celtique et
s'apparente à du Mike Oldfield,
Le morceau de bravoure de cet album est l'épique « Final Strike pt2 » de
près de 11mn de durée dont on retiend l'intro symphonique et inquiétante qui
débouche sur une rythmique martiale à la Maiden et récèle un passage mid
bien musclé avec là encore des claviers tonitruant façon Sonata, Cette
galette est remplie jusqu'à la gueule puisqu'en plus des 13 titres, on y
trouve un bonus sympa sous forme d'une ballade acoustique médiévale
gratte/claviers ce qui nous amène à 70 minutes de zike desquelles il n'y a
pratiquement rien à jeter,
Kerion s'est certainement donné, avec cet album, les moyens de ses ambitions
(outre la musique, la superbe jaquette est signée JP Fournier) mais sans
vouloir faire de l'acharnement thérapeutique, un chant plus charismatique
aurait grandment magnifié leur production,
17.0/20
Janvier 2008 Metallinks

Kerion-Holy Creatures Quest
(Independent)
Well this is a good start of 2008 for me we
recieved the debut album from Kerion
called 'Holy Creatures Quest' and the band released this cd by their selfs
and I don't understand that their is not a label that would bring this great
cd out.
Kerion plays metal in the vein of Rhapsody of Fire and Fairyland and they do
it really good.the cd contains 14 songs and the production is great ,what I
really love about this album is that their is a female vocalist and she
(Flora) has done a great job as I said before the play Metal in the vein of
Rhapsody of Fire and Fairyland but with the female vocals they really got a
own sound listen to "Queen of the Gorgons" and you know what I mean what a
great song this is I think it's just a matter of time that a label like
Nuclear Blast will sign Kerion it would be a great loss and a shame if we
don't hear more about this band in the future
with such a debut album they are ready the be one of the highlights of 2008
Great job guys and Flora keep up the good
work
Score;
8.9
Reviewed by Ronnie K
Janvier 2008 Metaluniverse

Auteur : Paolo Ouellet
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Kerion a
produit en 2007 un premier véritable album du nom de "Holy Creatures
Quest". Toujours à la recherche d’un distributeur sérieux, Kerion y est
allé d’un album qui reste dans le style empreuté par le groupe soit, un
metal symphonique, ornementé par de magnifiques orchestrations.
Kerion a mis le paquet pour réaliser cet opus. Ainsi, des chœurs
majestueux réalisés par Phil Giordana, le leader de Fairyland, une
chanteuse lyrique en invitée sur l'intro de l'album et une superbe
pochette signée Jp Fournier (Avantasia , Edguy...) font partie de
l'aventure. Le tout, mixé au Harkam Studio par Willdric Lievin (Hamka)
et Guillaume Serra. Pour les connaisseurs, le noyau de cet album
représente la dernière partie de la trilogie "Staraxis" écrite par Chris
Barberi. Ce concept album est dans la continuité de ce qu'a produit le
groupe, en référence surtout à la démo intitulé "The Last Sunset", paru
en 2005.
Débutant avec l’introduction symphonique "The Last Queen part 1", ce
titre est suivit par la deuxième partie de celle-ci. Point important à
spécifier, le son ainsi que la qualité des nombreuses orchestrations et
des chœurs qui nous arrivent en rafale. La première partie de "Queen of
the Gorgons" nous rappelle certaines couleurs chaudes du Mexique par
exemple, ce qui est ressentit sur la deuxième partie de cette pièce,
grâce en t’autre, au timbre de voix de Flora. Encore une fois, les
orchestrations font partie de cette composition. Voilà une pièce qui se
fera remarquer; "Warrior’s Call" est tout en puissance. Ambiance très
power metal avec un à côté folklorique, les refrains y sont tout à
l’honneur.
Autre titre qui aura un impact sur cet album, "Riders of Innocence".
L’introduction de cette pièce est d’une ingéniosité exemplaire et, que
dire de son interprétation. Le chant de Flora y met sa touche en toute
délicatesse. Si vous avez le plaisir d’écouter cette pièce, vous y
dénoterez de plus en plus un petit côté Rhapsodien… "Battle of Golem"
est une autre belle composition qui nous transporte dans l’univers
fantastique du Seigneur des Anneaux. "Breath of Heaven" est une
magnifique ballade entourée d’une ambiance symphonique enchanteresse.
En résumé, "Holy Creatures Quest" saura satisfaire tout amateur de metal
symphonique, aux titres accrocheurs et mélodiques. Même si le chant de
Flora démontre une nette amélioration, il y manque un peu d’agressivité,
toutefois, je ne veux surtout pas lui enlever ses qualités car la
justesse et la clarté de sa voix est très honnête. Du côté de la
production, Kerion a fait ses devoirs et le groupe a atteint un seuil de
très grande respectabilité. Les compositions sont extrêmement raffinées
et diversifiées. Voilà donc la force majeure de Kerion. En derniers
mots, les labels qui sont à la recherche de la perle râre, si vous lisez
cette critique, vous venez de la trouver.
Note : 9.2/10 |
Octobre 2007 Heavylaw

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