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Juillet 2010 : >> The Origins <<

Heavylaw

Décidément 2010 sera l’année d’un power metal grand cru : après l’attendu RHAPSODY, un ANCIENT BARDS réussi, un bon SINBREED et le nouveau BLIND GUARDIAN tant souhaité voici que l’Hexagone nous pond THE ORIGINS la nouvelle offrande du combo niçois KERION.

KERION a à l’actif deux démos et un premier album HOLY CREATURES QUEST qui avait été bien accueilli par la critique en 2007. Les niçois frappent encore très fort avec un album power symphonic teinté de prog fort convaincant: The Origins.

On ne change pas une équipe qui gagne et voici encore que comme pour le précédent opus la pochette est réalisé par un JP FOURNIER toujours en forme, les chœurs sont encore dirigé par Phil GIORDANA (FAIRYLAND), le studio d’enregistrement est toujours le Harkam Studio et derrière les manettes on retrouve Willdric Lievin. Le changement à signaler vient du label : exit Thundering Records et bienvenu au petit jeune label très prometteur Metalodic Records.

Les musiques sont signées encore une fois par Rémi et les paroles sortent de la plume de Chris Barberi. Chris a signé une trilogie déjà mise en musique sur les trois démos précédentes et le premier full lenght et ici on fait un pas en arrière et on présente les origines da la saga (The Origins).

Ce qui saute aux oreilles dès la première écoute c’est le talent des musiciens et la performance vocale de Flora. Flora chante très bien, jamais ne force sont timbre et sait très bien moduler sa voix. On est loin des voix suraiguës à la Farinelli (le célèbre castrat) ou rauques de fumeuse de clopes à la tout va. On se trouve face à une voie maîtrisée qui nous guide dans un univers envoutant tantôt solaire (les pistes les plus réflexives ou solaires – we will go, angels of the last hope, ghosts of memories, time of fantasy version bonus track) ou encore les pistes les plus sombres et directes, black fate, the abyss, face the beast).

Le groupe officie dans un speed symphonique proche de ce que RHAPSODY et HELLOWEEN font de mieux. On remarquera au passage un background de musique classique toujours présent qui se revèle et par les gammes jouées et par les arrangements proposés. En même temps on se laissera surprendre par des ouvertures teintés de prog. Tout ceci n’est jamais redondant mais savamment dosé : on évite ainsi le piège de titres trop longs et rébarbatifs ou le pastiche de morceaux classiques trop pompeux.

Parmi les invités qui apportent leur grain de sel on retrouve Yann Barresi et Will Lievin. Le chant black de Yann sur Face The Beast est vraiment de qualité et fait penser à Reign of terror de RHAPSODY ; Will au contraire se charge d'un chant clair sur Time of Fantasy en faisant de ce titre un moment très dynamique de l'album. il faut souligner aussi la version bonus de Time of fantasy : version acoustique vraiment réussie, introspective et sympathique.

Bref vous l'aurez compris : on tient ici un très bon album de power metal symphonique fort réussi par la production, la pochette, l'interprétation, l'exécution et son originalité. KERION vous transporte dans un monde féerique où le mal est toujours aux aguets: laissez-vous transporter et donnez-lui la chance qu'il mérite. vous ne le regretterez pas!

8/10

Aux Portes du Metal

Kerion sort début juillet son deuxième album en France. Le premier album sorti par les Niçois, il y a maintenant deux ans de cela, avait été fort bien accueilli par la critique et donnait vraiment bon espoir pour la suite. Et contrairement à ce qu'on croyait, la trilogie qui avait commencée avec la première démo et devait s'arrêter avec Holy Creature Quest, continue, avec un retour dans le passé sur The Origins, qui reprend en fin de compte des morceaux des deux premières démos.

Premier changement, les morceaux ne sont plus divisés comme sur le premier opus de Kerion, plus de première et deuxième partie, ici, les morceaux forment un tout. Après une intro où les choeurs sont mis en avant, nous plongeons tête la première dans l'univers de Kerion. Chose surprenante, pour ce premier morceau chanté qu'est Time Of Fantasy, c'est d'abord l'invité Will Lievin que l'on entend. Bien que le chant soit entrainant, il faut reconnaître qu'il n'est peut-être pas des plus adaptés pour le chanteur. Puis quand Flora le rejoint, on remarque d'emblée que la demoiselle s'est améliorée et cela va se confirmer tout au long de l'album. Chant plus varié, voix plus puissante, une émotion palpable (Angel Of The Last Hope) et cela ressort plus que sur Holy Creatures Quest. Une progression qui est l'un des points forts de l'album. Les choeurs connus du public grâce à Fairyland donne un côté épique au chant et à la musique, et soutiennent véritablement bien la voix de la jeune femme. On soulignera aussi que le chant de Yann Baressi sur Face The Beast qui n'apporte pas vraiment grand chose à l'album, peut-être ayant été mal exploité.

Musicalement, il est regrettable que les guitares soient un peu trop mises en avant et qu'elles puissent légèrement bouffer le reste des instruments. La rythmique se trouve légèrement en retrait, au profit des solos comme sur The Abyss. Bien sûr, avec les orchestrations, elles accentuent le côté speed des compositions, cependant, avec une meilleure production, le reste des instruments aurait pu avoir une meilleure place et les compositions auraient sûrement gagné en efficacité. On notera que les premières notes de clavier reprises par la guitare un peu plus tard dans We Will Go ressemble étonnament à la chanson Entre Nous de Chimène Badi mais en plus rapide. Et tout au long de The Origins, on navigue encore entre un speed et prog metal symphonique. Il manque cependant un petit plus pour que certains refrains soient véritablement entrainants, le côté sombre étant mieux maitrisé (Resurection). Cependant, il est certain que Kerion a travaillé les compositions et que Rémi savait où il voulait aller, nous offrant de bons passages ou de bons morceaux alliant très bien le speed et le prog sans que l'on ne trouve trop de longueurs et sans que cela nous procure de l'ennui.

Pour conclure, The Origins est un bon album, mais il souffre d'une qualité de production, d'invités qui ne sont pas mis en avant de la bonne manière. Mais les progrès de Flora sont un nouvel atout pour le groupe Français. Kerion en décevra peut-être quelques uns, mais saura peut-être aussi séduire de nouvelles personnes avec leurs "nouvelles" compositions. 

15/20

MetalChroniques

La France acquiert, avec force volonté, ses lettres de noblesse dans n'importe quel déclinaison du metal. C'est avec Holy Creatures Quest, son premier album signé chez Manitou Music, que les Kerion se sont révélés à la face du mouvement heavy power symphonique avec un album tout simplement indispensable sans équivalence qualitative dans l'hexagone.
C'est désormais sur le tout nouveau label canadien Metalodic Records que Kerion a posé son dévolu pour un partenariat quant au déploiement de son nouveau bébé The Origins.
Alors que l'on croyait le concept arrivé à son terme précédemment c'est avec surprise (quoique le titre de l'album aide un peu) que l'on découvre que The Origins reprend des morceaux des deux premières autoproductions pour remettre en avant certains morceaux qui méritaient d'être remis eu goût du jour.
Le point positif majeur ici relayé est la prestation de Flora au chant, celle-ci s'est nettement améliorée et propose des variations plus nombreuses, des tonalités plus riches même si quelque interventions restent hésitantes ou bloquées dans la gorge.
Pour le reste, le terrain ayant été déminé par le passé, nous restons en terrain connu à grand renfort d'orchestrations, d'envolées chevaleresques entre tension et morceaux plus calmes à l'instar d'un Rhapsody. L'aspect progressif a été travaillé apportant de nombreuses variations aux morceaux permettant de relancer plusieurs fois l'intérêt au sein des compositions les plus longues. Quelques longueurs peuvent se faire ressentir mais c'est un point largement nuançable et qui ne nuit pas à l'appréciation et l'imprégnation de l'auditeur à travers l'épopée contée par les niçois.
The Origins est un opus fortement recommandable même si je conserve une préférence pour son devancier au niveau du plaisir d'écoutes.

Là où Kerion doit faire une sacrée avancée, c'est sur sa propre personnalité musicale car si cet opus est indéniablement pourvu de qualité il y a fort à parier que nombreux seront ceux qui regretteront sa trop grande attache envers des références du genre.
Invariablement Kerion fait penser à Dark Moor, Rhapsody et ses deux premiers albums sur « Black  Fate », « Time of Fantasy » donne à penser au second groupe de Luca Turilli, à savoir Dreamquest tandis que les passages calmes et acoustiques sur  « Angels of the Last Hope » et surtout « We Will Go » se rapprochent du travail de Ritchie Blackmore dans Blackmore's Night. La voix de Flora n'est pas si éloignée sur le dernier titre citée de celle de Candice Night.

Kerion ne parvient pas ici à subjuguer son auditoire comme au temps de Holy Creatures Quest et se reposent surtout sur tout un tas de modèles sans développer son identité propre en espérant que cela ne lui pas des tours dans le futur sur son intérêt. Malgré cela, Kerion reste le meilleur représentant de son style en France.


[07,5/10] Clayman

Les Autres Mondes

Après un premier album clôturant la trilogie "Staraxis Saga" initiée par deux démos, Kerion revient à la charge en nous livrant un résumé des épisodes précédents. Réarrangés, réenregistrés et bénéficiant d'une production digne de ce nom, The Origins donne donc une nouvelle vie à certain de ces anciens titres. Petite précision : n'ayant pas eu l'honneur d'écouter les démos, cette chronique se gardera de toute comparaison avec elles.

La première chose qui nous saute aux yeux (enfin surtout aux oreilles) c'est les progrès notables de Flora au chant. S'il y avait quelques passages hasardeux dans le premier album, sur celui-ci les principaux défauts sont gommés. Flora est épaulée par Phil, de Fairyland, qui assure toutes les parties de chant clair masculin et par deux autres invités plus ponctuels : Karine Alléon au chant lyrique et Lord Barresi pour les grunts. Voici donc de quoi nous conter une histoire de fort belle manière.

Musicalement, nous retrouvons tout ce qui a fait le succès de Holy Creatures Quest. Riffs, épiques, solos héroïques et refrains guerriers emmenés sur un tempo rapide. De superbes orchestrations viennent agrémenter des compositions déjà riches et achèvent de nous engloutir dans cet univers. Kerion vous donnera l'impression de suivre la cavalerie, épée à la main et prêt à pourfendre du malfaisant. En dehors des titres à tendance hymnique et chevaleresque, la tension se relâche par moment au détour de morceaux plus calmes propices à des mélodies plus douces et quelques passages acoustiques. Notons également un côté progressif parfois assez prononcé permettant des changements de rythme bienvenues. Cela donne également lieu à quelques longueurs mais pas bien méchantes car ne s'éternisant jamais très longtemps. Des ambiances prennent donc le temps de se poser et de parfaire la vision de ce monde fantasy dans lequel il fait bon s'évader.

Finissant sur la désormais traditionnelle reprise acoustique, Kerion en termine définitivement avec cette saga. Un retour aux origines qui permettra à beaucoup, dont moi, de découvrir les anciennes compositions d'un groupe nous confirmant ici toute l'étendue de son savoir-faire. Du tout bon à découvrir ou redécouvrir. Vous ne devriez pas regretter le voyage.

La Grosse Radio

Aujourd'hui, direction Nice pour découvrir un groupe que, peut-être, vous connaissez déjà. Qui ? Bon, ok, levons le voile du suspens et annonçons directement : c'est Kerion. Là, ça vous revient ? Parfait. Donc, nos français ont prévu de sortir un nouvel album. Quand ? Le 28 Juin 2010 sur Metalodic, tout jeune label (ayant signé également les brésiliens de Caravellus). Ce nouvel opus, baptisé « The Origins », fait suite à « Holy Creatures Quest », paru en 2008. Alors, nos représentants du power metal à chant féminin vont ils encore livrer un brûlot de qualité ?

En ce qui concerne les compositions, je reprochais au précédent trop de longueurs, qui ternissaient le niveau général de l'album. Il est assez dommage de constater que c'est encore le cas ici, certains passages n'étant pas réellement nécessaires et venant nous ennuyer. Des intros se voulant épiques mais qui trainent par moment et nous donnent envie de passer à la suite, une puissance qui met trop de temps à arriver, tant de petites erreurs qui nous font lâcher l'attention à de nombreux moments. De plus, le problème est que les composions souffrent d'un manque d'énergie et possèdent une certaine redondance. Un autre gros reproche que l'on pourrait faire à cet album est le manque de personnalité. On pense bien souvent à Dark Moor ou Fairyland à l'écoute de ce « The Origins ». Ce défaut est sans doute dû au fait que les choeurs sont les mêmes que ceux des français de Fairyland, ces derniers ayant été produit par Phil Giordana. Mais Kerion aura à se montrer bien plus personnel.

La production n'est pas mauvaise, mais en revanche elle est loin d'être parfaite, nonobstant le fait que les guitares sont audibles à la perfection. Elle est un peu lisse, et manque de relief, ne mettant pas toujours en valeur ce que Kerion veut montrer. Dommage, même s'il y a bien pire.

 En revanche, Flora a fait d'énormes progrès. Et en particulier sur ce qui lui faisait défaut sur le précédent opus, à savoir la puissance, qu'elle possède désormais. Noyée sous la masse des instruments ? Elle ne l'est plus, fort heureusement. De plus, la française a également progressé en ce qui concerne la modulation de sa voix, et varie à dose justes, sans perdre l'auditeur ou donner l'impression qu'elle ne chante qu'une seule note. Au niveau de la justesse, il n'y a rien à redire sur la prestation de la jeune femme qui apporte un gros plus à l'ensemble. Elle est régulièrement accompagnée des excellents choeurs de Phil, ainsi que quelques guests. Yann Barresi tiendra donc un chant black de qualité sur « Face The Beast » tandis que Will Lievin d'Hamka se chargera d'un chant clair sur « Time of Fantasy ». Malheureusement, ces invités ne sont pas judicieusement employés et il est clair que le chant de Will ne convient absolument pas au titre. Il est difficile d'accrocher à sa prestation vocale. Et Yann, qui pourtant est efficace, reste trop sous-employé et plus d'interventions auraient sans doute été profitables.

 Alors au final, malheureusement, nous voilà plutôt déçus de l'écoute de cette nouvelle galette niçoise. Trop d'erreurs viennent entacher le bilan et il en ressort un album certes sympathique mais loin d'être à la hauteur des espérances placées en Kerion après un « Holy Creatures Quest » pourtant très encourageant. Ce nouvel effort, sans ruiner les espoirs placés, nous fait en revanche douter du potentiel de Kerion à pouvoir s'extirper du lot et se montrer sur la scène internationale. Les capacités sont là, bel et bien présentes, mais ce sera à eux maintenant de se libérer de cette redondance et de ces longueurs, et surtout de ce manque de dynamisme ainsi que de développer une personnalité plus affirmer pour pouvoir enfin nous mettre une claque. En tout cas, ils peuvent compter sur Flora, qui est un atout de poids. Allez, la prochaine fois on y croit, ils en sont capables et espérons qu'ils puissent apprendre de leurs erreurs pour avancer !

 Note finale : 6/10


 

Décembre 2008 Fanzic

Voilà un groupe beaucoup plus que prometteur : ils ont déjà produit deux démos et sortent aujourd'hui leur premier album (fraîchement signé chez THUNDERING RECORDS). Le groupe évolue dans un speed metal symphonique digne de rivaliser avec les plus grands, ou devrais-je dire avec le plus grand groupe du genre : RHAPSODY. Bien que RHAPSODY semble être une des principales influences tant au niveau musical que conceptuel - ce qui évidemment aurait pu desservir le groupe dans l'originalité - KERION arrive à se sortir avec brio de ce carcan en proposant la fusion d'influences aussi diverses que le flamenco, l'opéra, et l'electro. Et ceci vient enrichir et affiner le style de KERION. Car KERION possède quand même bon nombre d’arguments bien à lui : une belle chorale, une chanteuse au timbre tout à fait sympathique, des arrangements complexes et progressifs, un gratteux talentueux aux soli à faire chialer les débutants...
On remarquera aussi cette voix masculine tout à fait chiadée (on dirait Marco Hietala de NIGHTWISH) qui soutient de temps à autres certains refrains imparables et qui vient aussi tout simplement donner la réplique. La seule petite chose qu'on pourrait éventuellement reprocher, c’est le manque de patate dans la voix de Flora. On aurait peut être aimé une voix un peu plus accrocheuse, plus puissante et poussée (mais bon c'est un parti pris). Je note également que le début de l'album met un peu de temps à se mettre en place...
Mais bon, même avec ces petits défauts, on en prend tellement plein la tronche, surtout sur la fin de l'album avec ces superbes arrangements, ces solos de maîtres, ces titres épiques et majestueux, que le constat reste somme toute super positif. Le groupe possède un potentiel énorme qui ne demande qu'à être exploré davantage. A noter un titre « bonus » acoustique d'un des titres de l'album et une belle pochette signé J. P. Fournier (célèbre illustrateur pour les incultes). Sans oublier bien sûr le concept médiéval décrit sur le site Internet de KERION (pour ceux qui s'intéressent de près à l'histoire de l'album).

Enfin et pour conclure, le fait d'avoir du « Hollywood Metal » bien foutu made in France est plutôt réjouissant et prouve qu'en France nombre de talents ne se sont pas encore révélés

9/10
Chronique de
Ceyd

Octobre 2008 CrossRocks

Le noyau transalpin se spécialise dans le métal symphonique, avec, côté italien, RHAPSODY OF FIRE, et côté français, FAIRYLAND, et dans le sillage de groupes moteurs comme THERION, de nombreux jeunes groupes s’engouffrent dans la brèche. KERION vient renforcer ce noyau, originaire de Nice, il fut formé en 1997 et s’appelait à l’époque KIRLIAN. Puis en 2002 Rémi, le guitariste soliste recrute la chanteuse Flora, et le groupe devint alors Kerion. Après deux albums démo, Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1, en 2003, et The Last Sunset en 2005, deux premiers éléments d'un concept créé par Christophe (l'auteur du groupe), Holy Creatures Quest représente la dernière partie de cette trilogie, Staraxis, écrite par Chris Barberi. Mais si les deux premiers épisodes restaient du niveau de démos manquant un peu de moyens, ce troisième bénéficie d’une production digne d’une œuvre de métal symphonique, mixé au Harkam Studio par Willdric Lievin (HAMKA) et Guillaume Serra, et cerise sur le gâteau, avec des choeurs majestueux réalisés par Phil Giordana, le leader de FAIRYLAND, et une chanteuse lyrique en guest sur l'intro de l'album, The Last Quest. A noter aussi une superbe pochette signée JP Fournier (Avantasia , Edguy..). Côté compositions, tous les éléments propres au métal symphonique pratiqué par les groupes sus cités sont présents, grandes orchestrations, chœurs, breaks et accélérations qui virent au speed, passages atmosphériques, et si le groupe ne bénéficie pas d’un grand orchestre, il compense par un enthousiasme renouvelé. Malgré l’utilisation de ces éléments relativement classiques, les niçois sont parvenus à se forger un style tout personnel, le chant de Flora y contribuant beaucoup. Lors des premières écoutes, ce chant parait manquer de puissance, en comparaison avec d’autres vocalistes du genre, mais cette impression s’estompe assez vite, et ce chant s’imbrique finalement parfaitement dans les structures musicales. Pas de hurlements ici, la voix de Flora semble par moment flotter, contribuant à renforcer l’ambiance médiévale à base d’ heroic-fantasy. Rémi multiplie des soli dignes d’un vrai « shreder », et la rythmique batterie-basse de Sam et Stephane est renforcée efficacement par Sylvain à la guitare. Les guitares restent donc très présentes, les lignes de claviers sont utilisées à bon escient, évitant les excès d’orchestrations présents dans la dernière production de Rhapsody. Quelques éléments progressifs viennent diversifier l’ensemble, avec des airs folkloriques, dans Warrior’s Call, Innocent Unicorns, ou encore March Of The Legion. Album de la maturité donc, pour les niçois, qui ont réussi à dompter l’énergie du métal et les structures harmoniques du classique, pour une immersion dans un univers musical de toute beauté, on en redemande !

94/100

Septembre 2008 Hardrock80

KERION groupe niçois est né en 2002 sur les cendres de feu KIRLIAN (formé en 1997 par Remy et Sylvain les deux guitaristes) avec l'arrivée d'une chanteuse FLORA. Une première démo Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 est sortie en 2003. Cette démo était le début d'un concept crée par Christophe (le fondateur du groupe ) en 3 parties .
2005 enregistrement d'une nouvelle démo The Last Sunset suite du concept, dans un style métal symphonique, avec la participation de Gaëtan et de la Chorale RIMIEZ de Nice composée de 25 personnes.
Holy Creatures Quest est la dernière partie de la trilogie "Staraxis" écrite par Chris BARBERI. Et nul doute qu'il s'inscrit dans la lignée des grands de ce style, le Metal Symphonique. Les références à RHAPSODY OF FIRE sont inévitables, et à FAIRYLAND aussi puisque Phil vient poser sa voix.
Tous les ingrédients du style sont présents, quelques touches médiévales, des chœurs omniprésents, et des envolées de guitares. Toujours cristallines, souvent incisives elles donnent de la puissance à cette musique qui dans les enchaînements chœurs/couplets fait un peu retomber le soufflet.
Le chant est de qualité, FLORA s'inscrit dans un registre limpide, mais non lyrique, ni forcé. Plus proche de Sharon den ADEL de WITHIN TEMPTATION, dans la tonalité s'entend car FLORA devra progresser un peu notamment en justesse pour jouer dans la même cour, que de Tarja TURUNEN.

Les orchestrations sont de grande qualité, les instruments bien mis en valeur, les breaks et changements de tempo, de rythme sont incessants. Trop ? Il est vrai que je ne suis pas un fanatique du genre. Cependant j'ai pris la peine de m'envoyer quelques albums du style ici développé. Nos Niçois de KERION n'ont absolument pas à rougir, ils tiennent sacrément bien la route

La production est de qualité et rend bien l'effort de composition et d'orchestration. Pour moi seul le chant est un peu trop linéaire dans son phrasé, un peu juste en puissance, mais derrière FLORA ça bastonne quand même super bien. Le tandem basse/batterie déménage et porte cet album sur ses épaules, les guitares s'y appuyant pour nous délivrer moulte riffs et soli. (Battle Of The Golems -Part 3- Golems Battle). Breathe Of Heaven est une pièce magnifique, toute en harmonie, et ponctuée par un solo d'une beauté et d'une limpidité qui font envie.

Ne boudons pas notre plaisir cet opus est une très belle œuvre. Ornée en plus d'une magnifique pochette oeuvre de JP FOURNIER (MANIGANCE d' Un Autre Sang - MAGICA -TOXXIX TOYS - EDGUY....)
Si vous êtes amateur de Metal Symphonique KERION et son album sont faits pour vous plaire. Si comme moi vous ne l'êtes pas plus que ça, faites la démarche. Découvrez le style avec ce produit d'un de nos groupes. Il y a de la qualité, de la volonté, et du talent. Qui ne demandent qu'à s'exprimer.

Agreuh

75/100

Aout 2008 Metalight

Kerion est un groupe français de métal symphonique qui existe depuis 1997. Les Niçois s'appelaient d'abord Kirlian et étaient plutôt orientés métal progressif. Puis, avec des changements de line-up, le groupe a évolué vers du métal plus speed et symphonique et il décidé de se renommer Kerion. Ces amis de Fairyland ont sorti plusieurs démos avant de nous proposer Holy Creatures Quest, dont nous allons parler plus en détails.

Fans de métal symphonique, c'est à vous que Kerion s'adresse avec cette oeuvre sainte Holy Creatures Quest. Dans la veine de Rhapsody ou Fairyland, ce groupe français dévoile tous ses talents pour vous faire voyager dans les contrées d'un monde imaginaire peuplé d'êtres étranges et belliqueux. Une voix mélodieuse vous guidera au fil des batailles et diverses émotions vont vous submerger. Par exemple, l'ouverture The Last Quest est dominée par le côté symphonique, pour embrayer sur du heavy speed, qui ne quittera pas l'album. Queen of the Gorgon vous accueille avec une superbe intro à la guitare et des sonorités évoquant l'orient. Warrior's Call n'aurait pu mieux s'appeler: il s'agit d'un chant de guerre, dont le refrain vous trotte dans la tête. Dans la même idée, Minotaurus Furor avec son rythme rapide et ses vocaux incisifs fait ressentir cette idée de fureur. Sans oublier Innocent Unicorns, le morceau qui me rappelle le plus Rhapsody of Fire...on retrouve des ambiances similaires. La pièce centrale de ce cd est Battle of the Golem, trois morceaux qui auraient pu se trouver dans la bande-son du Seigneur des anneaux, tant le côté épique et symphonique domine, sur un fond de heavy speed magistralement interprété. La ballade de l'album est Breath of heaven, onirique et mélodieuse, tout comme la version acoustique de Last Quest, qui sonne et résonne dans nos oreilles...un moment de bonheur. Enfin, Final Strike conclut cet album sur une note chorale, avec les choeurs en ouverture et le symphonique qui domine les mélodies. En conclusion, Kerion nous présente ici un bon album, qui s'écoute agréablement, mais dans lequel j'aurais aimé entendre un peu plus de diversité. Bien évidemment, Holy creatures Quest est fort recommandable à tout fan de métal symphonique!

 Symphometalfan.

 

Juillet 2008 La Horde Noire

Kerion est un groupe français formé en 1997, au sein duquel puissance et mélodie épique flirte avec le chant féminin de
Flora, qui s’illustre dans un registre vocal similaire aux groupe du moment tel que Skyward, Auspex, Magica ou plus connu Nightwish (avec la nouvelle chanteuse).
Cependant, les compos reprennent souvent le style du célèbre Rhapsody et dans lequel les petites cabrioles italiennes à la guitares font bon augure à l’album même si Kerion devient le énième groupe à reprendre ce style musicale, avec toutefois
une certaine maîtrise et des arrangements symphoniques biens rendus.
On retrouve ainsi des morceaux riches en mélodies et biens rythmés notamment les morceaux "Battle of the Golems"
ou encore "Minotaurus Furor" ou encore la pièce finale de l’album "Final Strike" de plus de 10 minutes. Kerion s’inscrit donc
au tableau des groupes émergeants prêts à rejoindre les géants du genre tel que Rhapsody. Les fans de power metal
symphonique seront comblés par cet album et espérerons avec impatience la sortie de la prochaine production de ce groupe méritant.

Abyss - 8/10

 

Mai 2008 HEAVY SOUND

KERION est un groupe Français, originaire de Nice, évoluant dans un Power Métal symphonique à la RHAPSODY, FAIRYLAND ou encore DARK MOOR pèriode Elisa C.MARTIN.  "Holy Creatures Quest" est la première sortie officielle du groupe mais la troisième et dernière partie de la trilogie "Staraxis", concept écrit par Chris BARBERI,l'auteur du groupe.

Les deux premiers volets etant sortis sous forme de démos, respectivement "Conspiracy Of Darkness-Staraxis Part 1" en 2003
et "The Last Sunset" en 2005.

Musicalement, KERION pratique un Power Métal symphonique et épique parsemé de choeurs majestueux, auxquels participe Phil GIORDANA (FAIRYLAND), apportant un coté lyrique à l'ensemble.
Les compositions sont variées, puissantes et accrocheuses et les arrangements sont magnifiques.
 
On sent ici que KERION n'a pas lésiné sur les moyens, cet opus etant doté d'une production des plus correcte, puissante et claire.
La voix de FLORA est bien intégrée à l'ensemble, son chant est mélodique et puissant, soutenue par des choeurs masculins imposants.
 
KERION délivre ici un premier album trés réussi, prometteur de grandes choses pour l'avenir. "Holy Creatures Quest" mérite toute l'attention et l'intéret des fans de Power Métal épique.
 

Chronique par Nono666

9/10

 

Avril 2008 Metallian


Metal d'inspiration « heroic fantasy » à dimension symphonique, score metal épique et progressif…La pratique de ce genre musical là ne peut souffrir d'aucune approximation, tant sa crédibilité et son efficacité requièrent des capacités de composition et des compétences instrumentales pour le moins élevées et nécessite généralement des moyens de production tout aussi conséquents. Généralement, les jeunes groupes s'y frottant de près ou de loin s'y cassent les dents et le fossé qui les sépare avec les maîtres du genre (Rhapsody Of Fire par exemple) semble à la fois bien large et profond…Mais même avec des moyens limités (oui, on est loin des superproductions utilisant un orchestre complet, c'est évident ! ), Kerion tire brillamment son épingle du jeu grâce à un dynamisme et un enthousiasme parfaitement retranscrits tout au long de ces compositions de bravoure ! Ce genre-là n'a pas pour vocation d'être sobre, mais pourtant Kerion sait intelligemment ne pas en faire des tonnes et se contente de l'essentiel : des mélodies majestueuses brillamment mises en place, notamment grâce au chant lyrique, puissant et limpide de Flora (et en ce sens on ne peut s'empêcher d'établir un parallèle avec les premiers Dark Moor). En France, dans un registre similaire, on connaissait surtout Fairyland dont la qualité n'est plus à démontrer (d'ailleurs Phil Giordana s'est occupé de la réalisation des chœurs et Flora, la chanteuse, apparaissait sur leur dernier album, The Fall Of An Empire). Kerion a préparé depuis bien longtemps cet album, troisième partie de leur concept Staraxis (pour celles et ceux qui les suivent depuis leurs premières démos), force est de constater que le résultat est à la hauteur et ce Holy Creatures Quest mérite désormais une attention qui dépasse largement le domaine de l'underground, dans lequel le groupe est déjà reconnu depuis longtemps.

 

Avril 2008 Imm3moria


KERION est un jeune groupe français évoluant dans un Power Heavy à la limite du Symphonique (m’enfin pas trop marqué non plus). On pense a FAIRYLAND, et en fait, la patte du grand niçois n’est pas loin (puisque Phil, de FAIRYLAND s’est un peu penché sur l’opus en question).

Si la cover est bien représentative du genre (une armée d’orks qui en fait semble être les golems dont parle le groupe), massacrant, non loin d’une cité ressemblant à s’y méprendre a Minas Tirith, ce qui semble être une armée de squelettes avec des massues, ce qui est, vous en conviendrez, une arme bien dérisoire pour éclater du mort-vivant. Le moindre des magots vous parlera de bénédiction dans un temple d’un Dieu Loyal Bon, voire du premier temple de la Loi du coin, m’enfin, je dis ça, je dis rien.

Le ton de ce « Holy Creatures Quest » est donc rapidement donné, et, dès le premier morceau, il est assez aisé de constater la maîtrise du groupe. Loin d’être un clone de FAIRYLAND (les claviers et toute la partie « symphonique » n’est clairement pas assez poussée) KERION se fend d’une identité propre avec des mélodies très marquantes, entrainantes et simples à retenir (« The Last Quest », « Queen Of the Gorgons », « Warrior’s Call ») et à l’aide de sa vocaliste, la –très- charmante Flora, dont la voix fait clairement partie de la musique de la formation.

Ouais, ouais, je m’explique.

Si le propos de la formation est la féerie et la fantaisie, la voix de Flora semble flotter au-dessus de tout cela, enchanteresse, telle une ondine au dessus de l’eau (oh la jolie phrase). Alors, oui, certains parleraient d’un manque de puissance, et c’est vrai qu’il pourrait y avoir de ça, si cela gênait vraiment les compos, mais justement, ce n’est pas le cas. Bon, les fans de hurlements passeront leur chemin, ça c’est clair, m’enfin, ils seront déjà passés à autre chose dès le premier riff.

La musique, justement, parlons-en. Comme je le faisais remarquer plus haut, la formation n’est pas à ce point marquée par le coté symphonique de la Force, même si les claviers se manifestent à plusieurs reprises, ils ne sont pas le pilier de la formation qui préfère parfois se rabattre sur des airs folkloriques (« Warrior’s Call », « Innocent Unicorns », « March Of The Legion »), ce qui lui réussit grandement et le démarque nettement d’autres formations. Cela fait quand même un chouette mélange, qui conjugué à des airs vraiment entrainants (« March Of The Legion », « The Alchemist ») peut donner vraiment de bons morceaux.

La suite de morceaux nommée « Battle Of The Golems », (composée de « The Alchemist », « March Of The Legion » et « Golem’s Battle ») est vraiment parlante à ce niveau et reste l’un des meilleurs moments de l’opus et se détache nettement des autres morceaux, avec « Warrior’s Call ».

« Holy Creatures Quest » reste donc un opus résolument tourné vers le Power Heavy qui séduira très probablement les amateurs de DOMINE ou de FAIRYLAND, mais laissera relativement de marbre les autres.

Par Groumphilator le 19 Apr 08

75/100

 

Avril 2008 Stay Metal (oui bon c'est en Espagnol ^^ )

Me alegra saber que una banda de carácter underground, firma un contrato con un sello más o menos responsable, máxime si el grupo lleva intentándolo mucho tiempo, tanto que parecían obligados a vivir en el anonimato de por vida. Pero sin lugar a dudas, lo que más me alegra de su firma, son las implicaciones directas en el aspecto musical, es decir, más medios y mejor sonido y si encima, lo acompañan de unas composiciones igualmente interesantes la alegría es doble. De esta manera os presento a KERION, que gracias a Thundering Records nos presentan su nueva obra cuyo título es “Holy Creatures Quest”.

Por si no os acordáis, ya tenemos una reseña suya en el siguiente
link. Ahora estos franceses regresan con un sonido muy mejorado, más variedad musical y, en general, buenas canciones.

Debo empezar con las diferencias con aquel "The last sunset", aparte de la consabida mejora de producción, KERION se han vuelto menos folkies y épicos, digamos que ahora son más sinfónicos, pomposos y sobretodo más barrocos. A modo de resumen simplista, “Holy Creatures Quest” me ha recordado al “Symphony of enchanted lands” de RHAPSODY, pero en versión femenina, más guitarrera y sin orquesta añadida. Es decir, power sinfónico con melodías barrocas alo RHAPSODY, coros bombásticos, alternancia de temas rápidos con otros más lentos y no excesivamente recargados aunque muchos de ellos son muy largos. Insisto, canta una chica, Flora, de voz suave y angelical, que quizás no refleja el poder y la gloria que algunas canciones emanan, por suerte los coros cumplen apoyan a Flora cuando deben.

Y ya que he hablado del "Symphony of Enchanted Lands", supongo que muchos recordaréis como empieza, entonces imaginaros un comienzo similar en este álbum, es decir, un trallazo monumental que emula al excelentísimo “Emerald Sword”. Por lo tanto estamos ante una grandísima canción, un temazo en toda regla, directo como pocos, facilísimo de oir y con un estribillo plagado de coros y líneas armónicas soberbias, "The last quest" representa un hito en este disco pero por suerte no es el único.

En general, la media del disco viene representado por las típicas canciones mezcla, que alterna ritmos reposados con estribillos rebosantes de poderío y doblebombo, como por ejemplo las que integran la tripleta compositiva de "Battle of the Golems”.

Un poco más adelante y en una onda menos grandiosa, KERION nos regala un medio tiempo melódico y emotivo llamado "Innocent Unicorns", en la que Flora muestra su mejor registro, entonando una de las mejores estrofas del compacto. Gran canción que habré escuchado unas 30 veces. Y ya que hemos ido reduciendo las marchas, creo que es el turno de poner la primera y centrarnos en las baladas, que en este caso se presentan hasta tres veces. Lo más sorprendente de este hecho es que las tres tienen encanto, y mira que es raro que ninguna sobre, pues en este caso ni una lo hace, además son diferentes entre sí configurando una variedad musical aún más amplia. Mi favorita es el bonus. Ya os aviso que es una versión acústica de otro tema y aunque sea una versión, da la sensación de que la oís por primera vez.

Parece que si hablamos de power sinfónico, hablamos como mínimo de una canción de gran minutaje y como KERION no quieren desmarcarse de la media, pues sí que la tienen, se llama "Final Strike" y pese a ser de estilos diferentes, me ha provocado las mismas sensaciones que “The voyage” de TIMELESS MIRACLE, es decir, es una canción con buenos momentos pero no muy bien rematada. El disco pide algo más grandioso y un estribillo más logrado y aunque no es, ni mucho menos, malo, yo creo que deberíamos exigirles algo más en este aspecto.

Como podéis ver, “Holy creatures quest” es la representación de la variedad de lo que debe tener un álbum de power sinfónico. Aunque a decir verdad no todo es perfecto, la producción pese a la mejora con respecto de los anteriores es muy evidente, (lo cual es sencillo), yo creo que aún tiene que sonar un par de puntos mejor. Los coros son muy buenos, pero les falta ser más grandiosos; la cantante no lo hace mal, pero, y sin que suene a tópico sexista, creo que una voz masculina para algunas canciones habría dado más empaque. Por último y el más importante de sus defectos, es muy largo, estamos hablando de 67 minutos de música que en mentes menos fanáticas y fácilmente saturables, inhibirá la escucha. Le sobran minutos en varias canciones y quizás algún tema está de más. Si lo hubieran reducido 15 minutos, estaríamos hablando de una de las sorpresas del 2008, al no ser así, estamos, “sólo”, ante un buen disco de power melódico.

por Almighty 

78/100

 

Avril 2008 Metal - impact

Il n’est jamais simple de sortir un album de Metal épique tant la comparaison avec ceux qui en ont fait leur fer de lance est systématique. Donc, pour faire court et en finir là-dessus, oui, on retrouve certains des aspects de RHAPSODY dans KERION. Donc, ça, c’est dit.
Une fois que c’est fait, on peut réellement s’intéresser à KERION, sa personnalité et sa musique. Parce qu’au final, on est quand même assez loin des italiens. Déjà, on n’est pas dans une configuration double pédale à fond pendant tous les morceaux. Ici, elle est plus subtile et utilisée avec beaucoup plus d’intelligence, à mon sens. Ensuite, le chant est ici assuré par une femme, Flora. Sa voix colle bien à ses ambiances épiques et elle sait apporter des touches de délicatesses sur des morceaux un peu plus calmes (« Innocent Unicorns »). La seule chose qu’il lui manque parfois sur certaines parties est un peu plus de puissance. Sa voix est en effet un rien en dessous quand elle monte dans les aigus. Mais c’est le seule reproche que j’aurais à lui faire. Elle donne une sensibilité nouvelle à cette musique qui aurait pu sembler un peu trop martiale sinon. Et puis, pour finir avec les différences, c’est aussi dans les compositions très recherchées. On est vraiment dans un savant mélange entre l’Epique et le Progressif. Et les morceaux y gagnent en richesse et en intérêt. Il n’y a qu’à écouter la seconde partie de « Final Strike » pour être convaincu… mais tous les morceaux peuvent soutenir l’analyse.
Sinon, l’album contient trois morceaux scindés en deux, entre leur introduction et le reste du morceau. Plus une trilogie qui s’enchaîne parfaitement et aurait pu faire aussi un seul et très long morceau. Donc, pas tant de titres que ça, mais sur plus d’une heure tout de même ! On a aussi le droit à une version acoustique de « Last Quest part 2 » en bonus. Et quelle version ! Sublime.
On pourra reprocher à KERION de parler encore et toujours de créatures longuement utilisées et décrites un peu partout. D’un autre côté, ils utilisent les bases des univers d’heroic fantasy. Simplement. Et est-ce que ça dérange les mêmes détracteurs quand des groupes parlent sans arrêt du diable et des démons et du maaaaalllll ? Donc, savourons juste leur histoire mise en musique avec brio. Ce groupe a de l’avenir, c’est indéniable. Surtout quand on voit la qualité de leur premier album. Que nous offriront-ils dans le futur ? J’en frémis d’avance.


Chroniqueur :  
Wong Li
Score :

 

Avril 2008 MetalHeart Webzine

 

Le groupe français de métal symphonique Kerion sort “Holy Creatures quest” qui est la dernière partie de la trilogie “Staraxis”. Des moyens importants ont été mis en œuvre pour cet album que ce soit au niveau de la composition, des mélodies vocales ou instrumentales ou de la production.

L’album bénéficie d’une excellente production avec un son puissant donnant beaucoup d’impact aux parties purement symphoniques. Les chœurs sont très présents sur certains morceaux et apportent un côté lyrique très prononcé.

 Les compositions sont mélodiques et très variées avec un grand travail de composition dans les différentes lignes vocales et instrumentales.

L’album commence par « The Last Quest » dont la première partie sert d’intro, épique et mélodique, la seconde partie est entraînante et épique avec des guitares lourdes côtoient les arrangements symphoniques. « Queen Of the Gorgons » commence par une guitare acoustique pour monter en puissance, morceau avec un petit côté oriental dans les arrangements. « Warrior’s Call » est plus rapide, plus speed/power métal avec quelques chœurs guerriers mélodiques et très réussis, un refrain puissant et entraînant.  « Innocent Unicorns » débute par une intro au piano, superbe, à laquelle vient se joindre la guitare tout d’abord électro-acoustique pour « éclater » en puissance. Se succèdent des passages piano ou à la guitare acoustique, des passages plus lourds, d’autres aux arrangements et orchestrations symphoniques et cela dans la majorité des morceaux comme par exemple dans « The alchemist ». « March Of The Legion »  possède des chœurs très marqués avec des guitares quelque peu agressives.

Les morceaux sont mélodiques, épiques et puissants avec quelques passages où les riffs sont acérés et agressifs et la section rythmique lourde et bien présente.

Le chant de Flora est bien en place, mélodique et mélodieux. Sa voix est puissante et lyrique comme vous pourrez le juger dans « Final Strike » où elle nous montre toutes ses capacités vocales.

Un album où la puissance et la mélodie forment un joli duo tout au long des morceaux. « Holy Creatures Quest » est un album travaillé, aux titres et refrains accrocheurs et mélodiques à ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez le style !!! Kerion est la preuve que les groupes français de métal symphonique ont un talent certain.

Chroniqué par Béa.

Avril 2008 Vs -Webzine

KERION nous vient de Nice est propose avec « Holy creatures Quest » son premier album qui fait suite à deux démos et dont il poursuit le concept. La pochette et le concept nous emmènent dans le contrée de la Fantasy et de fait la musique aussi. L'écoute de l'album fait très rapidement penser à RHAPSODY OF FIRE, avec une fille au chant. Cependant s'arrêter à cette première écoute et impression serait une erreur. Certes l'influence des Italiens est forte mais les Niçois proposent leur vision du Hollywood metal et se sont donnés les moyens de proposer un disque plus que correct même si tout n'est pas parfait.

Plusieurs titres sont découpés en 2 plages (en gros intro puis le titre proprement dit), les arrangements sont bien évidemment très nombreux comme une chorale classique et l'utilisation des de parties symphoniques et d'instruments classique divers (piano, violon, flûte).

L'album commence par les 2 parties de « The Last Quest », l'intro étant symphonico-lyrique et le reste du morceau un speed mélo enjoué avec une pointe folklorique très agréable et une première intervention du choeur. « Queen of the gorgons » est également en 2 parties avec une intro acoustique (guitare et flûte) le reste du titre est un mid atmosphérique, avec une fois encore beaucoup d'arrangements notamment un solo de violon et de piano. « Warrior's Call » revient vers le speed et fait intervenir une voix masculine, on note aussi un passage chanter par la chorale, un break joué un ensemble de cordes et un autre acoustique. « Innocent unicorns » repart sur intro acoustique (flûte et piano) , le chant de Flora reste doux durant tout le titre malgré les guitares saturées et la double grosse caisse, le morceau est assez enjoué et on a à nouveau l'intervention du choeur. Les trois morceaux qui suivent, « The Alchemist », « March of the legion » et « Golem's Battle » forment « Battle of the golem ». Le premier est plutôt mid avec un chant aérien et possède un thème de piano lourd et sympa. Le second comporte quelques samples électro et est surtout dans l'emsemble bien pêchu avec de nombreux breaks et changements de rythmes (encore une intervention du choeur). La troisième partie après une intro avec de cor est dans l'ensemble rapide avec un break lent et atmo. « Breath of heaven » est une ballade avec une chant éthéré et du piano, de la flûte et des cordes. « Minotaurus Furor » est comme son nom l'indique bien furieux , dynamique et speed, la chorale est là ainsi qu'un chant masculin énervé. « Final strike » reprend le concept des morceau en 2 partie l'intro est chanté a capela , la seconde partie qui dure près de 11 minutes est majoritairement rapide (après un début lent tout de même) et comporte de nombreux breaks (« Kakaline », l'air traditionnel russe par exemple ») et se termine sur une partie acoustique. La toute fin du disque propose une version acoustique et très réussie de « The Last Quest ».

Même si l'ensemble est encore sous influence, c'est bien réalisé, agréable à écouter, pas sans reproche, la prononciation de l'anglais de Flora laisse par moments vraiment à désirer (un wallking par exemple). Toutefois, les aficionandos du genre s'y retrouveront vraiment et même celles et ceux qui aiment le métal sympho mais sans plus auront là un disque tout à fait valable.

PapaCyril

15/20

 

Avril 2008 Kaosguards

La région Niçoise nous a donné ces dernières années un bon nombre de formations qui valent le coup d’oreille ; notons au passage Kragens, Svart Crown , Artefact, et plus proche de Kerion : Hamka. Le leader de ce dernier groupe Wildric Lievin fait désormais parti désormais de Fairyland et signe ici le mixage et l’enregistrement au Harkam Studio.

 Alors les grincheux me diront encore un « band »  formé avec comme atout principal une charmante chanteuse, concept on ne peut plus rabaché par les temps qui courent. Et oui mais plus qu’une mode c’est un véritable signe des temps auquel nous assistons avec une déferlante sans précédent. Depuis 1997 les Niçois ont eu soigneusement le temps de peaufiner le concept album élaboré par Chris Barberi, quand à Phil Giordana leader de Fairyland, il intervient dans les chœurs assez majestueux qui jalonnent cet opus.

Le métal symphonique succède à des parties très emphatiques avec une aisance évidente. Les arrangements énormément présents empiètent, il me semble, sur la partie heavy des compositions mais je pense que c’est cette direction assumée qu’a décidé de prendre Kerion. Pour être aussi sur ce chemin emprunté c’est que cette formation doit être sûre de son coup et a confiance en ses capacités musicales.

Réservé quand même aux gens qui ont l’oreille fine et à déconseiller aux amateurs de Running Wild et Paragon. Enluminer par la cover inspiré de JP Fournier (une de plus !!!), cet album a tous les atouts pour réussir avec un maximum de chances mis de son côté. En fin de compte « Holy creatures quest » est le coup de fusil qui claque au vent de ce deuxième trimestre et qui met à juste titre, Kerion sous les feux des projecteurs médiatiques et c’est parfaitement mérité.

Evildead

 

Mars 2008 FMR Radio

Metal d’inspiration heroic-fantasy à dimension symphonique, score metal épique et progressif... La pratique de ce genre musical là ne peut souffrir d’aucune approximation tant sa crédibilité et son efficacité requièrent des capacités de composition et des compétences instrumentales pour le moins élevées et nécessite généralement des moyens de production tout aussi conséquents. Généralement, les jeunes groupes s’y frottant de près ou de loin s’y cassent les dents et le fossé les séparant avec les maîtres du genre ( Rhapsody Of Fire par exemple ) semblant à la fois bien large et profond... Mais même avec des moyens limités ( oui, on est loin des superproductions utilisant un orchestre complet c’est évident ), Kerion tire brillamment son épingle du jeu grâce à un dynamisme et un enthousiasme parfaitement retranscrits tout au long de ces compositions de bravoure ! Ce genre là n’a pas pour vocation d’être sobre, mais pourtant Kerion sait intelligemment ne pas en faire des tonnes et se contente de l’essentiel : des mélodies majestueuses brillamment mises en place, notamment grâce au chant lyrique, puissant et limpide de Flora ( et en ce sens on ne peut s’empêcher d’établir un parallèle avec les 1ers Dark Moor ). En France, dans un registre similaire, on connaissait surtout Fairyland dont la qualité n’est plus à démontrer ( d’ailleurs Phil Giordana s’est occupé de la réalisation des chœurs et Flora, la chanteuse, apparaissait sur leur dernier album, The Fall Of An Empire ). Kerion a préparé depuis bien longtemps cet album, 3ème partie de leur concept Staraxis ( pour celles et ceux les suivant depuis leurs 1ères démos ), force est de constater que le résultat est à la hauteur et ce Holy Creatures Quest mérite désormais une attention qui dépasse largement le domaine de l’underground, dans lequel le groupe est déjà reconnu depuis longtemps.

 Maitre Ludo

 

Mars 2008 Infernaldmons

Issus des cendres de KIRLIAN, groupe niçois formé en 1997, KERION prend forme réèllement en 2002. Après deux démos, " Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 " en 2003 et " The Last Sunset " en 2005, c' est au tour de " Holy Creatures Quest " enregistré en 2007. La musique de KERION fait dans le POWER métal symphonique avec tous les ingrédients que ça comporte. Des choeurs, des arrangements aux claviers, de bons riffs incisifs, de la mélodie à foison sont le lot de cet album. " The Last Quest " donne le ton et c' est parti pour plus d' une heure. Il faut dire aussi que la voix de FLORA est particulièrement envoûtante et qu' elle a le don de vous faire digérer tout ça sans forcer. Un régal pour les oreilles ! J' éviterai tous les clichés en rapport aux influences du groupe, car je trouve tout de même que KERION a sa propre personnalité. Les compositions sont particulièrement travaillées et complexes ce qui ne sera peut être pas facile pour une écoute instinctive et rapide. Au contraire, les titres de KERION doivent s' écouter et se réécouter pour en aprécier toute la saveur. Ajoutez à celà une cover comme je les aime et il est clair qu' il n' y a pas de quoi s' ennuyer. Alliant finesse, speed, et mélodie, " holy Creatures Quest " est un très bon opus. Si je n' ai pas mis la note maximum, c' est tout simplement parce que je ne trouve pas l' album assez facile d' accès et que quelques passages sont un peu répétitifs. Si vous êtes adepte de ce genre métallique, nul doute que vous y trouverez largement votre compte.

 

Mars 2008 Nightfall in metal earth

Tout vient à point à qui sait attendre...

C'est sans conteste vrai pour KERION, jeune formation née en 2002 et originaire de Nice, qui après 2 démos "Conspiracy of darkness Staraxis Part 1" et "The last sunset" sorties respectivement en 2003 et 2005, vient enfin (!) de signer sur un label, Thundering-records pour ne pas le citer, et ce pour 2 albums.
3 ans après "The last sunset" voici donc le premier album de KERION : "Holy Creatures Quest". Album conceptuel qui vient terminer la saga "Staraxis" écrite par Christophe Barberi, un proche du groupe. Il s'agit ici d'une trilogie médiévale fantastique inspirée entre autres du livre "Le seigneur des anneaux", de jeux de rôles tel "Donjon et Dragon" ou encore de jeux vidéos tel "Heroes of Might and Magic 2,3". Une trilogie qui rassemble même quelques éléments de la mythologie grecque ("Minotaurus's furor").
Alors pour plonger l'auditeur au plus profond des méandres de cet d'univers "heroic-fantasy", rien de tel qu'un Metal Symphonique, n'est-il pas? Et pour rappeler très succinctement et en quelques groupes les plus beaux fleurons du style, on a quoi? RHAPSODY, FAIRYLAND, HAMKA et...désormais KERION. Car à l'écoute de ce "Holy creatures Quest", on peut indubitablement constater que KERION s'inscrit globalement et musicalement dans le même style de musique que les groupes précités: des orchestrations en veux-tu en voilà, des chœurs grandioses réalisés d'ailleurs par Phil Giordana (FAIRYLAND), une chanteuse lyrique en guest sur la superbe introduction de l'album "The last Quest - Part 1", un coté épique mis en valeur tout au long de l'album et des chevauchées rythmiques telles que l'on peut en trouver sur les albums de RHAPSODY ("Battle of the golems - Part 2" ou encore "The last quest part 2", par exemple, et ses chœurs qui ne font d'ailleurs que renforcer cette ressemblance avec les Italiens). Le groupe niçois semble donc s'être donné les moyens de réussir en nous délivrant ici un album de belle facture même si on n'atteint pas encore la qualité de production et d'arrangements d'un RHAPSODY. Il n'en demeure pas moins que l'album, mixé au Harkam Studio par Willdric Lievin (HAMKA, FAIRYLAND) et Guillaume Serra, dispose d'une production très correcte pour un premier album, même si on regrettera globalement un manque évident de puissance au niveau des guitares.

Coté compositions, il serait quand même très réducteur de présenter KERION comme un énième clone de RHAPSODY voire de FAIRYLAND. Bien évidemment, on y retrouve des éléments similaires tels que les chœurs, les riffs, les rythmiques même si le tempo est loin d'être constamment basé sur la double grosse caisse.
A l'écoute des 14 titres (dont un bonus track) et de ses 67 minutes, on sent que KERION a cherché à varier les plaisirs d'un titre à l'autre. Autant, un titre comme "The last quest part 2" rappellera indiscutablement RHAPSODY, autant "Queen of the morgons (Part I & II) propose une gamme bien plus étendue: guitare hispanique, divers passages qui rappelleront les Finlandais de STRATOVARIUS, chant de Flora (la chanteuse du groupe que je ne vous ai pas encore présentée) légèrement arabisant, break tout en finesse et apaisant avec des sonorités de harpe...une bien belle composition, riche et diversifiée au final.
Le groupe affiche clairement de belles dispositions. Avec "Warrior's call", KERION enfonce carrément le clou puisqu'il s'agit certainement là de l'hymne de l'album. Composition absolument imparable sur laquelle les guitares explosent littéralement, le tempo est très rapide (riffs speedés à l'appui), et enfin sur laquelle une mélodie entêtante aux consonances folk soutenue par des chœurs toujours aussi efficaces et par de belles orchestrations qui rappelleront d'ailleurs KAMELOT, vient terminer de nous asseoir. Magistral!
On passera plus rapidement sur le très joli et très mélodique "Innocent Unicorns" qui débute sur quelques stridulations de grillons agrémentées des quelques notes de piano qui constitueront la trame du morceau. Une composition qui du long de ses 5 minutes monte en puissance, propose quelques soli néo-classiques (Luca Turilli n'est d'ailleurs pas très loin pour le coup) et quelques sonorités de flûteaux. Pas mal du tout!

Passons maintenant à la trilogie de l'album : "Battle of the golems". Trilogie d'une durée de 16 minutes environ. Si le premier acte, très calme, "The alchemist" est plutôt classique et sans réelle saveur, le second acte est nettement plus intéressant et montre d'un coup d'un seul une nouvelle facette du groupe. KERION présente non seulement quelques éléments novateurs (atmosphères du plus bel effet à la guitare sèche soutenue d'ailleurs par quelques samples) mais montre aussi les crocs. Les guitares prennent ici une place prépondérante avec un son très heavy. Le groupe se laisse même aller à quelques passages progressifs du plus bel effet. La suite de la composition fait la part belle au chant de Flora (bien mis en avant ici) et à quelques chœurs Rhapsodiens. A noter quelques breaks carrément bien ficelés laissant les solistes s'exprimer de la plus belle des façons et laissant place à quelques samples qui renforcent l'univers musical du morceau. La troisième partie enfin, s'avère plus classique mais ne laisse en aucun cas l'ennui à l'auditeur. Le groupe ne lui en laisse pas le temps; il multiplie les breaks, les atmosphères et distille quelques passages de premier ordre. Pas mal d'airs néo-classiques sont à souligner sur cette troisième et dernière partie.
La suite de l'album ? Une ballade "Breath of heaven" légèrement soporifique malgré une jolie mélodie, "Minotaurus's furor" titre très énergique, puissant et sur lequel une ambiance plus sombre est affichée (chœurs et clavecins à l'appui), et enfin un final (près de 11 minutes) de toute beauté divisé en deux parties "Final Strike Part I & II". Une seconde partie qui conclut d'ailleurs avec panache et dans un florilège de mélodies (parfois folkloriques - passages connus ?!!), de chœurs (parfois lyriques) et d'orchestrations (superbes violonnades à l'appui), ce "Holy creatures Quest" qui risque d'en surprendre plus d'un.
Enfin, le groupe propose en bonus track une version acoustique absolument superbe de "The last quest - Part II", une version que je préfère presque à la version metal, tant Flora semble bien plus à l'aise ici. Son chant, juste, cristallin, tout en finesse et en douceur (et quel magnifique timbre !) parvient ici à me toucher. Ce qui n'était malheureusement pas toujours le cas sur le reste du disque où l'on sentait le chant de Flora quelque peu timoré et manquant sincèrement de puissance. Le groupe a su néanmoins déjoué ce "bémol" en alternant à merveille passages metal, agressifs et passages plus paisibles.

Au final, "Holy Creatures Quest" est donc un album plutôt bien agencé, aux compositions très travaillées et surtout aux compositions très diversifiées. Diversité que je n'avais par exemple pas appréhendée sur le premier album de FAIRYLAND tant ce dernier se rapprochait trop dangereusement du "style" RHAPSODY. A l'occasion, je réécouterai quand même cet album.
Ici, ce n'est pas le cas, et ce serait une grossière erreur de dire que KERION n'est qu'une pâle copie des groupes précités, puisque comme je l'ai rédigé dans la chronique, le groupe parvient à proposer une musique bien plus étendue avec plus d'influences qu'il n'y parait. De ce fait, "Holy Creatures Quest" se révèle être une réussite dans le genre, d'autant plus qu'il ne s'agit là que du premier "vrai" album du groupe. Un vrai coup de maître!
KERION s'impose donc d'emblée comme un candidat sérieux dans un genre où la médiocrité n'a pas sa place.

Ps : A noter que la pochette de l'album a été réalisée par Jean Pascal Fournier (Avantasia, Manigance...)


Morceaux préférés : "Warrior's call", "Final strike - Part2", "Battle of the golems - Part II"

 

Mars 2008 Metalchroniques


Depuis l’avènement de Therion et de Rhapsody (Of Fire), le metalsymphonique a pris une autre ampleur et depuis, les suiveurs se sont infiltrés dans la brèche à coup de surenchère mais rarement avec autant d’aisance que les italiens. L’utilisation d’un véritable orchestre s’est démocratisé pour ceux qui en ont les moyens.
Certains groupes français ont tenté, comme d’autres, de prendre le chemin et de parvenir à subjuguer par des compositions grandiloquentes, somptueuses et influencées par la musique classique. Fairyland ne m’a jamais convaincu, Hamka (créé suite au clash intervenu dans Fairyland) n’a pas répondu à mes attentes, Mylidian ne pratique pas dans le metal sympho stricto sensu, Auspex ne se limite pas à cette simple démarche et enfin je ne connais pas la musique des Whyzdom ou autre Benighted Soul (il en manque certainement :D).
La France acquiert enfin ses lettres de noblesse dans le metal, la scène européenne compte enfin des groupes français d’envergure.
Il manquait LE groupe représentant le metal symphonique dans son approche la plus classieuse et c’est là qu’intervient Kerion dont je ne pouvais soupçonner un seul instant l’énorme talent et la sortie d’un troisième album (le premier signé) en tout point remarquable. Il y eut d’abord Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 puis The Last Sunset avant de prendre en pleine face Holy Creatures Quest.

Autant vous avouer de suite les références qui me parviennent à l’écoute de cet album. Kerion fait du power sympho, à savoir que les compos sont solides, puissantes et même si c’est une demoiselle au chant dont la portée vocale n’atteint pas celle de l’instrumentation, la musique ancrée dans la fantasy ne se veut pas mièvre, fadasse ou trop dense pour cacher un manque d’inspiration ou de talent.
Oui, amateur d’Epica ou de Nightwish trouveront peut être leur compte mais il faudra vous tourner vers trois groupes pour saisir, sur la lecture d’une chronique, dans quel esprit musical officie Kerion.
Si vous êtes au jus de ce que pratiquaient White Skull (période Federica), Dark Moor (période Elisa) et les Portugais d’Oratory (le chant de Flora est parfois confondant de ressemblance avec celui d’Ana), vous parviendrez en mixant le tout à vous faire une idée de la vivacité de Kerion, de la haute teneur de ses arrangements, de ce côté aventureux dans les compositions, de ce petit côté prog, de ses chœurs puissants.

Enfin un album de heavy power sympho qui me file des frissons, qui a le don de me faire esquisser un plaisir certain à l’écoute d’un riff mélodique accrocheur, d’un solo qui rend bien, d'arrangements  jamais obsolètes et hyperplaisants, d’un chant certes peu puissant mais enchanteur qui au final se marie très bien avec les ambiances développées. Thundering Records / Manitou Music ne s’y est pas trompé et une fois de plus a eu le nez creux pour donner une chance à cet album autoproduit de tout premier ordre dans le style.
Alors oui, la prod ne rivalise pas avec des groupes aux moyens plus importants (quoique celle-ci est plutôt de bon niveau) mais franchement après avoir chroniqué un album comme Neverland bénéficiant de la sollicitude d’AFM Records, il n’y a vraiment pas photo concernant l’intérêt.
Si Kerion pouvait bénéficier dès à présent du nécessaire pour éditer un album à la prod aux standards européens actuels, il y a fort à parier que ce nom ne resterait pas longtemps inconnu.     

 [09/10]Clayman

 

Mars 2008 Metal France


Il aura fallu trois ans aux niçois de Kerion pour réaliser ce premier opus qui constitue la suite logique de leur deux premières démos. Ce concept-album clôt la trilogie amorcée par "Conspiracy Of Darkness Staraxis Part I" sortie en 2003 puis "The Last Sunset" paru courant 2005.

"Holy Creatures Quest" allie à la fois complexité musicale au niveau des compositions et technicité au regard des importants moyens techniques mis en oeuvre pour produire ce petit bijou.
Comment décrire cet opus d'un point de vue strictement musical ? Disons simplement que l'écouter c'est comme se retrouver en plein coeur d'un royaume d'héroic fantasy, perdu quelque part entre fées et dragons.
Ces compos rapides et très techniques, ce chant clair et entrainant qui me font immanquablement penser à Finntroll concernant les thèmes musicaux puis à Rhapsody pour les histoires folkloriques.
Ensuite ce qui m'a beaucoup surprit à la première écoute c'est que le chant soit féminin, non pas que je soit totalement réfractaire aux douces voix de la gente féminine seulement des groupes qui sonnent aussi heavy avec une demoiselle au chant je n'en connais pas tant que ça et honnêtement c'est une très bonne chose pour eux. La voix de Flora nous transporte vraiment d'un bout à l'autre du cd.

J'aimerais également ajouter une motion un peu spéciale concernant l'artwork de l'album puisqu'il est signé par le célèbre M'sieur Fournier, créateur des pochettes entre autres d'Edguy, remarquable pochette même si ça n'a rien d'étonnant.

C'est un très bon cd, idéal pour une musique d'ambiance.

Synthetic

 

Mars 2008 Pavillon 666

Quatre ans après le premier acte, voilà que la saga Staraxis prend fin avec ce troisième volet "Holy Creatures Quest". Certes le concept en lui-même est original: créer trois albums racontant une histoire ici tout droit pompé sur le Seigneur des Anneaux ou alors dirons-nous (d'une manière plus douce) tiré d'un jeu de rôle inspiré de notre bien-aimé Tolkien!

Cet opus n'est pas seulement dans la continuité d'une histoire Heroic Fantasy mais aussi dans la continuité de leur second album "The Last Sunset". Les ingrédients présents sont les mêmes: à savoir un thème récurent de metal symphonique, un chant dit lyrique et des chœurs en veux-tu en voilà! Je vois certain déjà se poser la question pourquoi "chant dit lyrique"? La réponse est simple, en effet la voix du protagoniste n'est pas dans un registre classique de rock ou métal, mais bien à l'approche d'une voix lyrique. Ceci dit on est bien loin des prouesses vocales de la finlandaise Tarja Turunen, à savoir pas assez de puissance et se limite très vite dans les montées, avec un manque de persuasion! De plus les côtés chœurs bien qu'ils accomplissent avec une certaine conviction leur but: celui d'enrichir le chant principal, se retrouvent parfois trop en avant, ou donnent une impression de surfait. Il faut savoir dire stop, à trop en faire on gâche un peu l'aspect de départ.

Hormis le chant, penchons nous les parties instrumentales. Une symbiose quasi parfaite entre les instruments! En effet on ne peut que dignement approuver la valeur des musiciens. Chaque piste est travaillée, et s'imbrique fort bien l'une dans l'autre, avec un naturel qui ne peut laisser de marbre. Que cela soit la rythmique ou les solos, les guitares s'escriment à mêler des parties à la fois agressives et douces, tout en marquant un point d'honneur à laisser un peu de suspens sur les riffs à suivre. Ces derniers sont très variés touchant divers registres heavy, speed, power et oriental. Mais cette hétérogénéité s'essouffle un peu à la longue. Le regret qu'on pourrait avoir c'est au niveau de la basse, qui semble complètement lésée sur certaines pistes de l'opus.
Les Français ont décidé de mettre le paquet, à savoir s'offrir les services de JP Fournier (Impaled Nazarene, Avantasia…) pour l'artwork, et ont placé leur galette dans une maison abritant volontiers les groupes fougueux français: Thundering (Kragens, Nedra, Element…), s'octroyant ainsi une garantie de survie.

Fan de Fairyland, de Rhapsody, ou simplement si vous avez apprécié " The Last Sunset" cet album vous enchantera et il en sera dur d'en démordre. Il va sans dire que les jeunes Niçois semblent avoir trouvé le line-up idéal pour pousser la chansonnette de manière agréable. Malgré un travail acharné et peaufiné, il en résulte une certaine lassitude et impression d'écouter la suite de leur précédent album sans une évolution concrète. Ce qui a échangé entre les deux, c'est l'esprit marketing en plus.

7/10

 

Mars 2008 Les accros du métal

Alors que le Death et le Thrash font le siège de ma boîte aux lettres (ce qui me désole un peu car étant bien plus attiré par des consonnances mélodiques) il arrive qu'une bonne surprise débarque sans prévenir,
C'est le cas avec le 1er CD de Metal Symphonique sorti par Kerion qui succède à 2 démos enregistrées en 12 ans d'existence ,
Celui-ci représente la dernière partie de la trilogie « Staraxis », une histoire d'Heroïc Fantasy imaginée par Chris Barberi créateur du jeu de rôle portant le même nom,
Bon, le thème et surtout les créatures protagonistes de l'histoire sont usés jusqu'à la corde, Je ne sais pas moi, pour changer, ne pourrait-on pas parler d'autre chose que d'orcs, de nains ou de golems? De dragons par exemple ,,, ah non c'est déjà pris par Rhapsody, et bien de hordes de vikings ravageant l'Europe médiévale ,,, pff Stormwarrior a piqué l'idée,
Arf, dur dur de trouver un thème original de nos jours sans tomber dans un poncif, Tiens j'ai une idée (si elle n'a pas été prise par Punish Yourself): la révolte des Gay manifestant au mariage de Sarko pour obtenir le droit d'adoption,,, ah ah , je vous en bouche un coin là!!
Plus sérieusement, Kerion a mis les petits plats dans les grands avec une très grosse production pour ce CD, des arrangements magnifiques et des titres très punchy, le Power étant souvent mis à l'honneur (The Last Quest P2, Golem's Battle etc,,,) avec parfois même un côté happy (Warrior's Call),
La performance des zikos est sublime que ça soit au niveau de la rythmique avec une basse ravageuse (March Of The Legion) mais aussi avec des soli de grattes affolants et surtout des claviers dévastateurs qui rappellent souvent Sonata Artica (Golem's Battle, Minautorus Furor),
Par contre, où le bât blesse fortement, c'est au niveau du chant de Flora qui manque singulièrement de caractère et de personnalité, Par exemple le mid « Queen Of The Gorgons pt2 » perd énormément en puissance à cause de cela, L'alternance chant féminin et masculin de la ballade « March Of The Legion » fait un peu pop 70's, Bon c'est pas Stone et Charden mais quand même (quoique Stone finalement, peut-être bien quand même!!),
Dommage, vraiment dommage car musicalement, c'est pratiquement parfait,
Un titre comme « Minotaurus Furor » donne vraiment la banane grâce à un riff d'intro époustouflant de groove sur un rythme de Dance puis des énormes bends de basses pour appuyer les riffs qui donnent le ton pour un titre épatant à mi-chemin entre Sonata et Nightwish,
Dans un autre style « Innocent Unicorn » donne dans le celtique et s'apparente à du Mike Oldfield,
Le morceau de bravoure de cet album est l'épique « Final Strike pt2 » de près de 11mn de durée dont on retiend l'intro symphonique et inquiétante qui débouche sur une rythmique martiale à la Maiden et récèle un passage mid bien musclé avec là encore des claviers tonitruant façon Sonata, Cette galette est remplie jusqu'à la gueule puisqu'en plus des 13 titres, on y trouve un bonus sympa sous forme d'une ballade acoustique médiévale gratte/claviers ce qui nous amène à 70 minutes de zike desquelles il n'y a pratiquement rien à jeter,
Kerion s'est certainement donné, avec cet album, les moyens de ses ambitions (outre la musique, la superbe jaquette est signée JP Fournier) mais sans vouloir faire de l'acharnement thérapeutique, un chant plus charismatique aurait grandment magnifié leur production,

17.0/20

Janvier 2008 Metallinks

Kerion-Holy Creatures Quest
(
Independent)
 

Well this is a good start of 2008 for me we recieved the debut album from Kerion
called 'Holy Creatures Quest' and the band released this cd by their selfs and I don't understand that their is not a label that would bring this great cd out.
Kerion plays metal in the vein of Rhapsody of Fire and Fairyland and they do it really good.the cd contains 14 songs and the production is great ,what I really love about this album is that their is a female vocalist and she (Flora) has done a great job as I said before the play Metal in the vein of Rhapsody of Fire and Fairyland but with the female vocals they really got a own sound listen to "Queen of the Gorgons" and you know what I mean what a great song this is I think it's just a matter of time that a label like Nuclear Blast will sign Kerion it would be a great loss and a shame if we don't hear more about this band in the future
with such a debut album they are ready the be one of the highlights of 2008

Great job guys and Flora keep up the good work

Score;
8.9

Reviewed by Ronnie K

 

Janvier 2008 Metaluniverse

Auteur : Paolo Ouellet

 

 

Kerion a produit en 2007 un premier véritable album du nom de "Holy Creatures Quest". Toujours à la recherche d’un distributeur sérieux, Kerion y est allé d’un album qui reste dans le style empreuté par le groupe soit, un metal symphonique, ornementé par de magnifiques orchestrations.


Kerion a mis le paquet pour réaliser cet opus. Ainsi, des chœurs majestueux réalisés par Phil Giordana, le leader de Fairyland, une chanteuse lyrique en invitée sur l'intro de l'album et une superbe pochette signée Jp Fournier (Avantasia , Edguy...) font partie de l'aventure. Le tout, mixé au Harkam Studio par Willdric Lievin (Hamka) et Guillaume Serra. Pour les connaisseurs, le noyau de cet album représente la dernière partie de la trilogie "Staraxis" écrite par Chris Barberi. Ce concept album est dans la continuité de ce qu'a produit le groupe, en référence surtout à la démo intitulé "The Last Sunset", paru en 2005.


Débutant avec l’introduction symphonique "The Last Queen part 1", ce titre est suivit par la deuxième partie de celle-ci. Point important à spécifier, le son ainsi que la qualité des nombreuses orchestrations et des chœurs qui nous arrivent en rafale. La première partie de "Queen of the Gorgons" nous rappelle certaines couleurs chaudes du Mexique par exemple, ce qui est ressentit sur la deuxième partie de cette pièce, grâce en t’autre, au timbre de voix de Flora. Encore une fois, les orchestrations font partie de cette composition. Voilà une pièce qui se fera remarquer; "Warrior’s Call" est tout en puissance. Ambiance très power metal avec un à côté folklorique, les refrains y sont tout à l’honneur.


Autre titre qui aura un impact sur cet album, "Riders of Innocence". L’introduction de cette pièce est d’une ingéniosité exemplaire et, que dire de son interprétation. Le chant de Flora y met sa touche en toute délicatesse. Si vous avez le plaisir d’écouter cette pièce, vous y dénoterez de plus en plus un petit côté Rhapsodien… "Battle of Golem" est une autre belle composition qui nous transporte dans l’univers fantastique du Seigneur des Anneaux. "Breath of Heaven" est une magnifique ballade entourée d’une ambiance symphonique enchanteresse.


En résumé, "Holy Creatures Quest" saura satisfaire tout amateur de metal symphonique, aux titres accrocheurs et mélodiques. Même si le chant de Flora démontre une nette amélioration, il y manque un peu d’agressivité, toutefois, je ne veux surtout pas lui enlever ses qualités car la justesse et la clarté de sa voix est très honnête. Du côté de la production, Kerion a fait ses devoirs et le groupe a atteint un seuil de très grande respectabilité. Les compositions sont extrêmement raffinées et diversifiées. Voilà donc la force majeure de Kerion. En derniers mots, les labels qui sont à la recherche de la perle râre, si vous lisez cette critique, vous venez de la trouver.


Note : 9.2/10

 

Octobre 2007 Heavylaw

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