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MetalSymphonique.com

Si un jour, dans la rue, vous croisez quelqu'un en train de secouer gaiement la tête et de battre joyeusement la mesure du pied, il se peut qu'il écoute un refrain de Kerion. A la fois épique, allègre, entraînante mais aussi parfois mélancolique, la musique de ce groupe français s'inscrit dans un style power/speed, quoiqu'un tantinet atypique, le dernier opus ne manquant pas de nous le prouver.
Traditionnellement, nous porterons d'abord notre attention sur le morceau d'introduction de cet album, intitulé sobrement Prelude. Que dire, que dire à part que cette introduction est véritablement annonciatrice de l'univers de Kerion? Des premières secondes posées, des instruments rentrant au fur et à mesure, des voix gagnant progressivement en intensité et, bien sûr, des guitares. N'est certainement pas guitariste qui veut, à plus forte raison guitariste de metal. Les morceaux de Kerion ne manqueront pas de soulever l'éternel débat « technique versus feeling », mais passons, car là n'est pas la question. Ce prélude possède l'étrange attrait de paraître à la fois simpliste et grandiloquent, quoique les deux ne soient pas forcément incompatibles…

Cela dit, c'est sur Time Of Fantasy  que s'ouvre réellement l'album, car ce morceau on ne peut plus accrocheur sonne comme un single en puissance. Son refrain vous restera un bon petit moment dans la tête. Cette chanson fonctionne un peu comme la scène d'exposition d'une pièce de théâtre, ou encore comme une bande annonce bien coup de poing à l'Hollywoodienne, c'est selon comment on voit les choses. Et cela non seulement par son texte qui semble être un hommage à la fantasy, mais aussi par sa construction qui tient en haleine l'auditeur jusqu'au bout, l'emmenant dans un univers peuplé de créatures fantastiques, créatures présentées par ce deuxième morceau qui, d'ailleurs, est repris bien plus tard dans une surprenante version acoustique, dévoilant ainsi - comme sur quelques autres - de fragiles influences folk.  En effet, l'ensemble de la tracklist est ponctué de douces interventions de guitare sèche assumant un contraste marqué avec les soli et autres rythmes speed : on songe à l'intro de Face The Beast ou de We Will Go…Pour autant, ce n'est pas nouveau ; on se souviendra de la version analogue de The Last Quest sur le précédent album. Une douceur qui serait donc un peu l'eau apaisant le feu des guitares criantes, dont les soli endiablés finiraient peut-être par rebuter les auditeurs quelque peu réticents au trop démonstratif.

Nombreuses sont les formations de metal symphonique travaillant sur le contraste : voix lyriques et grunts, violons alliés à des rythmes death… Kerion ne fait pas exception à la règle même si chacun a son art et sa manière de faire. La voix de Flora, tout en douceur, vient se poser comme une plume sur un champ de bataille. Son chant est riche de ces bas-medium qu'il est si rare d'entendre chez les chanteuses du genre, tout en s'élevant de temps en temps dans des aigus un peu plus puissants. Il captivera certainement les amateurs de metal quelque peu rebutés par le côté trop opératique de certaines frontwomen. D’autre part, quelques grunts font leur apparition sur le morceau Face The Beast, bienvenus car intervenant ponctuellement. La musique de Kerion n'est pas vraiment faite pour glisser vers l'extrême, et puisqu'il faut aussi parler des choses qui fâchent, on pourra reprocher au chant principal son accent non anglophone très audible par moments : non pas que le but soit de faire croire à tout prix que l'on parle et chante parfaitement l'anglais, cependant il apparaît qu'un petit effort serait bénéfique afin que l'élocution soit plus fluide. Il s'agit d'une question esthétique.

Les choeurs, menés quant à eux par Phil de Fairyland,  interviennent très souvent selon la même méthode : appuyer un refrain puissant et épique. A ce titre, référez-vous donc aux morceaux The Abyss, Resurrection, We Will Go et bien sûr Time Of Fantasy,  qui sont les plus caractéristiques de cet effet. Cette habitude a peut-être tendance à se répéter un peu trop souvent. Heureusement que les structures sont riches et les influences diverses par ailleurs. Et puis, nous n'en sommes qu'au second album : il s'agira peut-être de commencer à s'inquiéter du manque de renouvellement une fois que le groupe aura une carrière discographique un peu plus longue.

Enfin, last but ont least, un album, un groupe, la musique en fait, ce n'est pas seulement des notes et des battements mais aussi des mots, des textes. Ceux de « The Origins » se rassemblent sur un même thème qui est expliqué au dos du livret : la Staraxis Saga. « The Origins » est ainsi défendu par les Niçois comme le récit du commencement de cette saga, dont ils nous parlaient déjà dans « Holy Creatures Quest » (à noter pour l’anecdote que « The Origins » reprend les toutes premières compositions du groupe). Son étude dépassant le cadre d'une simple chronique, je vous invite donc à découvrir par vous-mêmes cette facette de la musique de Kerion. Une musique qui a donc bien des choses à dire, et à interpréter.

SoilChronicles.fr

Hou ! Les vilains ! En préparant cette chronique, je me suis demandé ce que chez Soil nous avions pensé des derniers travaux de notre groupe niçois. Une petite recherche dans l’index et oh ! Stupeur … aucun texte, report, photo … ce qui est d’autant plus bête que connaissant ma discothèque personnelle et les gouts de mes collègues, et en ayant quand même trouvé des allusions aux deux démos et à Holy Creatures Quest sorti en 2008 dans d’autres écrits, on apprécie grandement Kerion, mais visiblement, l’occasion de disséquer une partie de l’œuvre n’a pas du se présenter à nous. Donc, pan sur le bec, mea culpa, il est donc grand temps de remédier à cet affront.

Et pour ça, il faut bien reprendre les choses depuis le début… nous avons donc déjà dit que Kerion est un groupe niçois. L’origine remonte à 2002, date à laquelle sur les bases d’un projet instrumental de metal prog (Kirlian) datant de 1997 une bande de copains en s’enjoignant l’aide d’une première chanteuse puis surtout de Flora se lance dans l’aventure risquée et ô combien concurrentielle du metal sympho. A cette époque l’aura du grand frère local Fairyland, qui avait dans ses cartons le magnifique « Of Wars in Osyrhia » commençait à grandir. Cet album en fait posa les bases d’une école azuréenne du Power Metal Symphonique dont Kerion va devenir un membre important. Grace à 2 démos pourtant assez inégales (« Conspiracy Of Darkness » et « The Last Sunset »), ils arrivent à se faire un petit nom dans l’underground français. D’abord, il est un peu vrai, parce que le « Metal à chanteuse » était un des styles les plus créatifs et les plus en vogue du moment, mais aussi parce que le groupe s’est lancé dès sa phase d’auto promotion dans un projet non pas seulement musical mais aussi plus « littéraire » avec la mise en place d’un véritable concept basé sur le monde teinté d’Heroic Fantasy imaginé par l’américain Chris Barberi, Staraxis. Cette approche conceptuelle étant assez rare, ils attirent donc l’attention du label français Thundering Records qui offre à Kerion de diffuser leur premier album « Holy Creatures Quest » en 2008, enregistré sous la houlette de Willdric Lievin (ex Fairyland, Hamka) avec la complicité pour les chœurs et orchestrations de Phil Giordanna (Fairyland, comme le monde est petit.). Un bel artwork de JP Fournier, une bonne distribution, de bonnes critiques, et l’affaire est lancée…

Et donc, 2 ans après, où en sont nos niçois ? Ils nous reviennent donc avec sous les bras un nouveau disque, « The Origins », lui aussi illustré par Fournier et sonorisé par Lievin. De ce coté, pas de surprise de taille à attendre donc, mais il est à remarquer que le dernier nommé a très bien travaillé, la production est très équilibrée entre les instruments principaux du genre, les guitares et les claviers se taillent la part du lion sur cet opus sans écraser le chant. « Holy Creatures Quest » se terminait par un morceau nommé « Final Strike », ce qui laissait porter à croire que la saga de Staraxis s’achevait. Mais le nouvel album revient comme son nom l’indique sur la genèse de cette grande épopée et pour cela le groupe a trié des deux démos les morceaux qui méritaient un grand dépoussiérage et y ont adjoint quelques morceaux inédits. C’est donc dire qu’au niveau du style, pas de grand changement, une fois de plus, le Metal de Kerion se fera symphonique, dans la pure tradition du genre. Les orchestrations classieuses, comme précédemment, sont le fait de l’influence non négligeable de groupes comme Rhapsody, mais ne tombent jamais dans la démesure. En fait, même si quelques chœurs (une fois de plus mitonnés par le sieur Giordana) peuvent être un peu pompeux par moment, le rendu global est très équilibré. D’autant plus que Flora signe ici une très belle prestation vocale. Tout en gardant la particularité de son timbre, la demoiselle n’est pas et ne sera surement jamais une grande diva très lyrique, ses lignes de chants sont justes, douces, pas forcément très puissante, mais ne serait ce pas les prémices d’une mini école de chanteuse « à la française » ? C’est un peu comme ça que je le ressens, surtout après avoir entendu les chants féminins sur les albums de Wildpath ou de Bel O Kan, par exemple. En tous cas, les quelques hésitations et imperfections qu’on pouvait percevoir dans les disques précédents sont oubliées. Il y a eu du travail de ce coté là, c’est certain, ça se sent, même si quelques montées dans les aigus ne semblent encore pas très maitrisées. Les mélodies n’en sont que plus belles, et même si le duo avec le grunter de service sur « Face the Beast » tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, la dualité entre Flora et la voix du producteur–invité Willdric Lievin sur le titre d’ouverture «Time of Fantasy » fait assurément mouche, et laisse présager dès les premiers instants de très belles choses pour la suite, à l’image de ce magnifique refrain sur « Resurrection », attaqué par les chœurs pour être conclu brillamment par Flora. Chapeau bas, Gente Dame ! C’est vraiment le très bon point de cet album. Et puisqu’on en est à l’attribution de bons points, restons dans le domaine un peu scolaire et continuons en glissant quelques mots sur quelques compos.

Les titres rapides sont majoritaires, et un soin particulier a été posé sur les parties de guitares, les riffs en rythmique sont assez massifs, et les nombreux chorus sont mélodiques, aériens, et ne constituent en aucun cas un déballage technique rébarbatif. Il est intéressant de voir que le groupe a su casser ce qui aurait pu être un album très linéaire avec quelques chansons moins véloces mais très convaincantes aussi. Glissons rapidement sur la ballade extraite de la deuxième démo « Ghost Of Memories » à laquelle on préférera très largement la belle version acoustique servie en bonus de «Time of Fantasy ». Attardons nous plutôt quelque peu sur un bien plus intéressant « Angels of the Last Hope », qui avec ses belles mélodies vocales, sa guitare sèche, ses changements de rythme intelligents, s’emballant avec l’apparition des sons saturés, se calmant de nouveau avec un très beau solo acoustique qui laissera enfin sa place à un chorus plus métallique … ce titre est sans contexte la grande réussite de « Origins », bien qu’étant un des plus anciens du répertoire du groupe.

Album idéal donc ? Presque. Le principal défaut qu’on pourrait lui reprocher est d’être un peu trop gentillet dans l’ensemble. Et ce ne sont pas les quelques grunts sur « Face The Beast » qui feraient la différence. Mais bon. Ça, c’est vraiment l’argument qui vise à prouver que le chroniqueur, même amateur, est une sacrée peste qui va toujours chercher la petite bête, même à l’endroit où elle n’est pas, hein ? Car en fait ce petit « peut mieux faire » ne reflète jamais que mon ressenti personnel, et cet album montre quand même un fameux potentiel. Et Kerion clôt de manière très encourageante la saga Staraxis. Espérons que l’élan du groupe ne soit pas cassé par les sempiternels problèmes de line up (le groupe recherche un nouveau batteur …) et qu’on aura la joie de les voir sortir de leur Cote d’Azur natale pour venir visiter notre beau pays.

Note du Soilchroniqueur (Fredo) : 8/10 http://www.soilchronicles.fr/chroniques/kerion-the-origins

Spirit Of Metal.com

Après un Holy Creatures Quest plein de promesses et d’espoir, le groupe français Kerion nous revient en cette année 2010 avec un nouvel opus intitulé The Origins.

Pratiquant un power metal symphonique des plus accrocheurs et efficace, le jeune combo avait impressionné par la maturité de sa musique, et la voix enchanteresse de Flora n’avait pas laissé indifférent (pour ma part tout du moins… quoique manquant un peu de panache par moment).

Alors que vaut
The Origins ?

Eh bien… Bah, malheureusement, pas grand-chose d’extraordinaire… Tout du moins sur une partie de l’album.
En effet le groupe continue sur la route qu’il avait empruntée dans HCQ, en tout cas sur la plupart des titres comme Time Of Fantasy ou Dark Isle qui rappelle toujours autant
Rhapsody Of Fire
par le côté médiévale, lyrique et néo-classique avec des refrains chantés à tue tête par des chœurs masculins. Mais là vas s’arrêter la comparaison.

En effet, le groupe semble enfin avoir trouvé sa voie !

Ecoutez donc Face
The Beast avec sa superbe intro acoustique accompagnée de ces tambours battant, semblable à quelque armée se préparant à l’affrontement, puis se déchainement de guitares/basse/batterie évoquant une chevauchée et ce cri, que dis-je ?! cet hurlement, ce « grunt » que l’on ne connaissait pas à Kerion et qui apporte un coté très sombre et appréciable, délectable même ! Sans oublier la magnifique voix de Flora qui nous montre enfin de quoi elle est capable en montant haut dans les aigus, donnant des frissons ! Et ce superbe solo de guitare absolument magistrale qui rivalise sans soucis avec Turilli, mais en plus doux, plus expressif, moins poussé sur le j’me-la-pête-je-suis-un-malade. Une des meilleures chansons de l’album sans aucun doute.

Et que dire, que dire de la sublime ballade
Ghost Of Memories ?

Sinon qu’elle est tout simplement magnifique. Un piano somptueux et une Flora au sommet de son art ! Quoi de plus beau ? Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas apprécié à ce point une ballade, que mon esprit ne s’était pas égaré et que mes pensées avaient divagué dans un autre monde.

Autre titre à retenir, et le plus intéressant pour ma part, We Will Go.
Un titre que l’on pourrait qualifié de folklorique par ses guitares acoustiques qui y prennent une place très importante et son superbe refrain mi acoustique/mi symphonique et ces chœurs semblables à des marins chantant dans un bar, sans oublier un Philippe Giordana (
Fairyland) exemplaire au piano… Et évidemment, Flora toujours aussi efficace.

Il semble donc que
Kerion ait bel et bien réussi à se forger une identité et à se détacher de l’étiquette de Rhapsody Of Fire avec une voix féminine qu’on pouvait lui coller.

Malgré une batterie un peu trop « mécanique » et classique dans le genre (il est important de noter à ce sujet que le groupe ne possède pas de membre actif à ce poste), Flora et les guitaristes placent la barre très haute aussi bien au niveau technique qu’émotionnel, aspirant l’auditeur dans un monde magique et magnifique.

Avec
Fairyland et Kerion, le métal symphonique français semble avoir de beaux jours devant lui.

18/20 http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Kerion-nom_album-The_Origins-l-fr.html

Heavyolution-metalblogspot.com

Fundada em 2002 a banda francesa Kerion, fez sua estréia com “Holy Creatures Quest” seu primeiro full-lenght em 2007, agora após 3 anos chega o segundo álbum “The Origins”.
“The Origins” possui um poderoso e épico metal sinfônico, um excelente trabalho instrumental e a bela voz de Flora. Os faixas de destaque do álbum são: a melódica “Time Of Fantasy”, “Black Fate”, “The Abyss”, a bem trabalhada “Angels Of The Last Hope”, “Face Of The Beast” e “Resurrection”. Uma versão limitada do trabalho contém uma versão acústica da faixa “Time Of Fantasy”. “The Origins” é um excelente trabalho com passagens bem variadas e muito bem elaboradas. Recomendo!

(9,0) http://heavyolution-metal.blogspot.com/2010/10/kerion-origins-2010-reviewresenha.html

 


Odymetal

 

Après deux démos et un premier album qui formaient une trilogie, ce deuxième album doit être complémentaire avec un retour dans la chronologie de l’histoire (une situation similaire aux films de la saga « la guerre des étoiles »), d’où vraisemblablement le titre annonciateur de l’album, celui-ci reprenant 3 titres des deux précédentes démos. Le groupe avait encore des choses à dire et le dit globalement de belle manière. On remarquera comme points communs à la qualité de l’ensemble, la voix cristalline et assurée de Flora la chanteuse, des chœurs puissants, teintés FAIRYLAND, qui donnent une réelle ampleur aux refrains accrocheurs, des voix masculines s’insérant sur certains titres, des guitares bien présentes tout comme les claviers importants voire imposants pour le rendu sympho de l’ensemble. Mais au fait qui tient les claviers, d’autant plus que j’ai aussi un doute sur le batteur qui a peut-être changé, les infos sur les différents sites du groupe ne donnant pas de renseignements sur ces points ? « Time Of Fantasy » déboule après un prélude (on ressent ici la formation classique de tous les excellents musiciens) et c’est une voix masculine qui est découverte dans un premier temps rejoint ensuite par Flora, pour un titre rapide et fluide avec choeurs et au magnifique refrain. Ce titre est repris en bonus en version acoustique. Rythmé d’entrée, « Resurrection », gros riffs, voix féminines, claviers sympho avant chœurs sur refrain façon « DARK MOOR » et un beau solo. « Requiem Of The Black Rose » présente une intro sympho, puis différents rythmes, des solos néoclassiques et un break calme avec claviers, sans doute le titre le plus étoffé. Tiré de la première démo, « Angels Of The Last Hope » ballade avec voix cristalline et guitare acoustique. Deux titres proviennent de la deuxième démo, « Dark Isle » plus rythmé avec claviers importants, chœurs et refrain bien typés et un solide solo, et « Ghosts Of Memories » une complainte à la guitare acoustique qui termine par du piano. Si on regrette les quelques longueurs sur « The Abyss » qui font perdre de l’intensité à ce titre et l’approche plus difficile de « Black Fate » sur certaines lignes de chant, il conviendra de remarquer tout particulièrement l’excellent « Face The Beast » où se mélangent chant masculin plus guttural et voix cristalline sur un bon rythme et l’excellente musicalité de « We Will Go » qui dégage une réelle sérénité. KERION avance sérieusement, cherche à enrichir sa musique déjà bien assise, s’efforce de bien faire et y arrive majoritairement. Cet album, avec une pochette signée JP FOURNIER, mérite votre attention et le groupe votre soutien.


http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=138433621&blogId=538667002lus d'infos :

Femmemetal.net

From France comes the exceptional symphonic power metal force known as Kerion. Their second full-length release is titled "The Origins" and from start to finish I can’t find enough positive adjectives to describe this band.

After the brief symphonic intro "Prelude" the band tear into the opener "Time of Fantasy". This song actually starts off with male vocals, before lead vocalist Flora Spinelli joins in. My favorite track is "Face of the Beast". This is just a powerful tune that really serves as a showcase to Kerion In all their symphonic glory. This song also highlights the stellar musicianship that Kerion are capable of. "Ghosts of Memories" is a beautiful ballad and Kerion follow that up with the pounding metal of "Resurrection". The album comes to its conclusion with the 9-minute "Requiem of the Black Rose" and an acoustic version "Time of Fantasy". Throughout the course of this 61-minute CD, Kerion weaves its tales of the epic and magical with wonderful results. Other highlights include: "Black Fate", "We Will Go" (this song has just an infectious chorus that sticks with you long after you’ve heard it for the first time), "Angels of the Last Hope" and "Dark Isle". The symphonic metal genre has produced some very good bands but at times the form of music can come off as stale to me. Well, Kerion are most certainly a fresh voice in the Symphonic genre. "The Origins" is a fantastic release that will give fans of symphonic power metal something to cheer about.

Rating 96/100

http://www.femmemetal.net/KerionTheOriginsReview.htm

Magic Fire

Je viens de prendre une claque monumentale. Oui monumentale !! Ce nouvel album de Kerion, intitulé The Origins est une véritable tuerie. J’avoue avant aujourd’hui ne pas connaître ce groupe, mais c’est pour moi une véritable révélation. Nos amis français proposent une musique dynamique et entraînante dans un heavy speed symphonique des plus réussit. Rien à jeter, tout est bon ici (oui, je sais, ils ne proposent rien de nouveau, et alors j’ai le droit de trouver ça transcendant tout de même !! Non ?).

La musicalité, le son, la production, le chant, les chœurs, le rythme… tout me plait et me transporte. Bon ok la production est peut être un poil en deçà de ce que l’on peut espérer pour ce genre d’album, mais bordel, le reste est tout bonnement divin !! Flora propose un chant venu des cieux, une voix douce, pleine d’émotions, aux envolées prestigieuses. Elle arrive même parfois à se rapprocher d’une Sharon sur « Ghosts of Memories », titre très proche de Within Temptation de surcroît. C’est bon !! Rémi et Sylvain aux guitares et Stef à la basse s’en sortent avec brio. N’oublions de parler des chœurs produits par Phil Giordana. Ils sont à tomber et bien présent comme sur le magnifique titre « Resurrection » . Quelques guests font aussi leur apparition comme Yann Baressi au chant black sur « Face the Beast » , ou encore Will Lievin au chant clair sur « Time of Fantasy » .

Tout l’album propose une symphonique hors du commun. Déjà « Prelude » pose les bases de l’album. Du gros son, des chœurs, des mélodies rapides et enchanteresses. « Time To Fantasy » ne fera que confirmer ce sentiment. Le duo Flora/Will est tout simplement sublime. Un peu speed dans l’âme, un beau solo de gratte… ce titre devrait en ravir plus d’un. Quelques airs de mystères viendront se mêler à la fête sur « Black Fate » , titre digne de figurer dans un film d’Harry Potter (bah quoi moi j’aime bien !!). « We Will Go » propose un début de titre gentillet avec une petite mélodie doucereuse. Flora au chant y est tout simplement divine. Des titres plus doux et lents viendront ponctuer l’écoute, « Angels of the Last Hope » en est en excellent exemple. Le refrain est céleste et planant. On repart sur un titre plus rapide avec « Dark Isle » avant d’arriver sur une nouvelle tuerie, « Face the Beast » avec Yann Baressi au chant black. L’apogée arrivera sur « Ghosts of Memories » , le plus beau titre proposé ici. Les émotions sont au rendez-vous !! « Resurrection » offrira de nouveau un tempo plus attractif pour les anti-ballades, et je sais qu’il y en a beaucoup !! « Requiem of the Black Rose » terminera l’album.

Plus d’1heure de musique et j’en redemande. Me voilà conquise par ce groupe, proposant des titres tous aussi sublimes les uns que les autres, variant les tempos avec classe et les styles avec talent, offrant des chants de qualités, des orchestrations sublimissimes… Bref je vais me faire lyncher sur la place publique par certains, mais Kerion, c’est mon coup de cœur à moi !!

Par Angel, le 17/08/2010 http://www.magicfiremusic.net/chronique.php?id=3345Un

19/20

HeavyMetal.it

Compaesani del più noto Philippe Giordana, ossia Fairyland, i francesi Kerion nascono dall'idea di Remì (chitarre) di fondare un proprio gruppo di metal sinfonico nel 2002. A tal scopo recluta la cantante Flora, Sylvain alla seconda chitarra, stef al basso e Sam alla batteria. Nel 2008 pubblicano il primo album Holy Creatures Quest, cui fa seguito The Origins di quest'anno. La somiglianza con i loro compaesani è nettissima, e pertanto l'ispirazione principale deriva dai nostrani Rhapsody Of Fire. Tutte le orchestrazioni sono state affidate all'amico Giordana, e i testi vertono tutti su un'unico argomento a formare un concept.
Se tempo addietro pensavo che lo scettro del metal sinfonico era minacciato ai Rhapsody dai Fairyland, devo aggiungere anche questo gruppo ai potenziali rivali. Rispetto ai due gruppi citati il cantato femminile ci sta egregiamente e Flora canta come una Candice Night in una versione metallica dei Blackmore's Night, sentire We Will Go o Angels of The Last Hope ad esempio: ed è proprio questa variazione sul tema Rhapsody che è il punto di forza del gruppo di Paca.
L'album è prodotto e registrato in maniera impeccabile, nulla da criticare sul fronte esecutivo dei cinque francesi. Di gusto i soli dei due chitarristi, splendida la voce di Flora che dona al metal sinfonico dei Kerion quel qualcosa in più che mancava.
L'album si ascolta con scioltezza, non stanca, è vario, non è ancorato a un'unica soluzione stilistica, non risultano dei cloni spudorati dei Rhapsody, se non nei pomposi cori; miscelano folk (qualche influenza dei Blind Guardian si sente), rock, metal e neoclassico senza farne un'accozzaglia.
The Origins è un album per tutti i fan del genere certo, ma penso potrà piacere anche ad altri tipi di ascoltatori metal. I Kerion sono un promettentissimo gruppo, date un'ascoltata non ne rimarrete delusi.

http://www.heavy-metal.it/recensioni/album_templ.php?id=3104

Metalinside.de

Die französischen Fantasy Symphonic Prog-Metallisten KERION haben mit „The Origins“ ein neues Album am Start und das hat es wirklich in sich. Mehr als eine Stunde Hörarbeit zuzüglich unzähliger Wiederholungen hat man vor sich, wenn man in diese Scheibe eintauchen will. KERION legen eine intensive Mischung aus Symphonic Metal, Prog Metal, traditionellem Metal, Hard Rock und verstärktem Keyboardeinsatz vor, der zunächst einmal gar nicht zu funktionieren scheint. Der gradlinige Opener „Time Of Fantasy“ geht noch gut rein ins Ohr aber dann wird es kompliziert. Keyboards scheinen die Franzosen häufiger zu nutzen als Italiener, die Gitarren haben irgendwie keinen Drive und es scheint insgesamt nicht zu passen, was allerdings nicht für Sängerin Flora gilt, die eine wirklich fantastische Stimme hat und einen mehr als guten Job abliefert. Dieser Eindruck verfestigt sich aber nicht, wenn man „The Origins“ mehrmals rotieren lässt. Mit der Zeit entdeckt man mehr und mehr die feinen Arrangements und Details, die die Franzosen umgesetzt haben, zudem realisiert man erst später, was für eine tolle Atmosphäre die Songs umgibt. Und so kristallisieren sich dann auch richtig gute Nummern wie das schon genannte „Time Of Fantasy“, das überlange epische „The Abyss“ oder das flotte „Resurrection“ heraus. Wie schon gesagt, „The Origins“ ist nichts für zwischendurch, hier muss man sich Zeit lassen. Wer das tut, lässt sich auf ein solides Werk ein, das sicherlich seine Anhänger finden dürfte.

http://www.metal-inside.de/review.php?id=12371

Art Rock

Symfonisk power metal kan ibland vara riktigt underhållande. Som tillexempel tidiga Rhapsody innan dom började kopiera sig själva och helt enkelt bara blev för mycket. Det är även dessa italienare som man osökt kommer att tänka på hela tiden när man lyssnar på franska Kerions nya skapelse ”The Origins”. Precis som Rhapsody så kombinerar Kerion glättig power metal med svulstiga orkesterarrangemang och lyrik om drakar, demoner, kungar och riddare. Det som dock skiljer banden åt, och som för in tankarna på den nederländska scenen med band som Epica och Within Temptation, är att Kerion har en skönsjungande kvinna vid namn Flora vid rodret. Hon har en vän och vacker stämma som emellanåt duellerar med en rosslig manlig strupe vilket ger ytterligare en dimension till musiken. Till detta finns naturligtvis en välregisserad och majestätisk kör som ger kraft åt refrängerna.

Allt detta hade kunnat bli bra om bara låtskrivarna förstått att det krävs enkla och allsångsvänliga refränger för att låtarna skall sätta sig. Det krävs även variation på låtarna för att det inte skall flyta ihop för mycket. Musiken må vara varierad och smått progressiv emellanåt men låtarna följer allt för mycket samma mall hela tiden. Men det krävs också att orkesterarrangemangen känns äkta. Jag vet inte om dom är äkta då det för det mesta känns allt för syntetiskt och inte alls lika genuint som en riktig orkester gör. Sen har vi de medeltida tongångarna som låter som samplingar från en keyboard och som blir smått irriterande då det ligger helt fel i ljudbilden. Det medeltida konceptet köper helt jag men sättet de framhävs på tillför föga något.

Nej Kerion tillför knappast något nytt till den symfoniska power metalen även om man märker att potential finns. Med mer vässat låtsnickeri och en bättre produktion så kan nästa platta bli riktigt intressant dock. Men till dess får vi nöja oss med att lusten för att gå runt och småvissla taskiga medeltida melodier faller på efter varje lyssning av ”The Origins”.

http://www.artrock.se/artrock2010/recensioner2010_164.htm

Lords of Metal

France also steps in when it comes to the epic power metal genre, where bands such as Nightwish, Epica, Rhapsody of Fire and at times Within Temptation are prominent. Bombast galore for these Frenchmen and woman and although it isn’t my exact field of interest I can hear that this was made with passion and so it isn’t a capital punishment to listen to. With Rhapsody Of Fire I often chuckled when I looked at their album covers alone, and another dragon and on the next another one. Not a real surprise therefore when the cover of ‘The Origins’ is full of eagles, knights and castles as it is customary. Singer Flora, who lifted the band from their instrumental status a couple of years ago, has a warm and charming voice that reminds me of our own Sharon den Adel. So for the genre a nice album I think but I don’t know how to scale it in the genre, my first indication of ‘The Origins’ is that is of higher quality, but it’s up to the die hards to give it a final grade.

Rating: 75/100 http://www.lordsofmetal.nl/showreview.php?id=16898&lang=en

Juillet 2010 : >

Heavylaw

Décidément 2010 sera l’année d’un power metal grand cru : après l’attendu RHAPSODY, un ANCIENT BARDS réussi, un bon SINBREED et le nouveau BLIND GUARDIAN tant souhaité voici que l’Hexagone nous pond THE ORIGINS la nouvelle offrande du combo niçois KERION.

KERION a à l’actif deux démos et un premier album HOLY CREATURES QUEST qui avait été bien accueilli par la critique en 2007. Les niçois frappent encore très fort avec un album power symphonic teinté de prog fort convaincant: The Origins.

On ne change pas une équipe qui gagne et voici encore que comme pour le précédent opus la pochette est réalisé par un JP FOURNIER toujours en forme, les chœurs sont encore dirigé par Phil GIORDANA (FAIRYLAND), le studio d’enregistrement est toujours le Harkam Studio et derrière les manettes on retrouve Willdric Lievin. Le changement à signaler vient du label : exit Thundering Records et bienvenu au petit jeune label très prometteur Metalodic Records.

Les musiques sont signées encore une fois par Rémi et les paroles sortent de la plume de Chris Barberi. Chris a signé une trilogie déjà mise en musique sur les trois démos précédentes et le premier full lenght et ici on fait un pas en arrière et on présente les origines da la saga (The Origins).

Ce qui saute aux oreilles dès la première écoute c’est le talent des musiciens et la performance vocale de Flora. Flora chante très bien, jamais ne force sont timbre et sait très bien moduler sa voix. On est loin des voix suraiguës à la Farinelli (le célèbre castrat) ou rauques de fumeuse de clopes à la tout va. On se trouve face à une voie maîtrisée qui nous guide dans un univers envoutant tantôt solaire (les pistes les plus réflexives ou solaires – we will go, angels of the last hope, ghosts of memories, time of fantasy version bonus track) ou encore les pistes les plus sombres et directes, black fate, the abyss, face the beast).

Le groupe officie dans un speed symphonique proche de ce que RHAPSODY et HELLOWEEN font de mieux. On remarquera au passage un background de musique classique toujours présent qui se revèle et par les gammes jouées et par les arrangements proposés. En même temps on se laissera surprendre par des ouvertures teintés de prog. Tout ceci n’est jamais redondant mais savamment dosé : on évite ainsi le piège de titres trop longs et rébarbatifs ou le pastiche de morceaux classiques trop pompeux.

Parmi les invités qui apportent leur grain de sel on retrouve Yann Barresi et Will Lievin. Le chant black de Yann sur Face The Beast est vraiment de qualité et fait penser à Reign of terror de RHAPSODY ; Will au contraire se charge d'un chant clair sur Time of Fantasy en faisant de ce titre un moment très dynamique de l'album. il faut souligner aussi la version bonus de Time of fantasy : version acoustique vraiment réussie, introspective et sympathique.

Bref vous l'aurez compris : on tient ici un très bon album de power metal symphonique fort réussi par la production, la pochette, l'interprétation, l'exécution et son originalité. KERION vous transporte dans un monde féerique où le mal est toujours aux aguets: laissez-vous transporter et donnez-lui la chance qu'il mérite. vous ne le regretterez pas!

8/10

Aux Portes du Metal

Kerion sort début juillet son deuxième album en France. Le premier album sorti par les Niçois, il y a maintenant deux ans de cela, avait été fort bien accueilli par la critique et donnait vraiment bon espoir pour la suite. Et contrairement à ce qu'on croyait, la trilogie qui avait commencée avec la première démo et devait s'arrêter avec Holy Creature Quest, continue, avec un retour dans le passé sur The Origins, qui reprend en fin de compte des morceaux des deux premières démos.

Premier changement, les morceaux ne sont plus divisés comme sur le premier opus de Kerion, plus de première et deuxième partie, ici, les morceaux forment un tout. Après une intro où les choeurs sont mis en avant, nous plongeons tête la première dans l'univers de Kerion. Chose surprenante, pour ce premier morceau chanté qu'est Time Of Fantasy, c'est d'abord l'invité Will Lievin que l'on entend. Bien que le chant soit entrainant, il faut reconnaître qu'il n'est peut-être pas des plus adaptés pour le chanteur. Puis quand Flora le rejoint, on remarque d'emblée que la demoiselle s'est améliorée et cela va se confirmer tout au long de l'album. Chant plus varié, voix plus puissante, une émotion palpable (Angel Of The Last Hope) et cela ressort plus que sur Holy Creatures Quest. Une progression qui est l'un des points forts de l'album. Les choeurs connus du public grâce à Fairyland donne un côté épique au chant et à la musique, et soutiennent véritablement bien la voix de la jeune femme. On soulignera aussi que le chant de Yann Baressi sur Face The Beast qui n'apporte pas vraiment grand chose à l'album, peut-être ayant été mal exploité.

Musicalement, il est regrettable que les guitares soient un peu trop mises en avant et qu'elles puissent légèrement bouffer le reste des instruments. La rythmique se trouve légèrement en retrait, au profit des solos comme sur The Abyss. Bien sûr, avec les orchestrations, elles accentuent le côté speed des compositions, cependant, avec une meilleure production, le reste des instruments aurait pu avoir une meilleure place et les compositions auraient sûrement gagné en efficacité. On notera que les premières notes de clavier reprises par la guitare un peu plus tard dans We Will Go ressemble étonnament à la chanson Entre Nous de Chimène Badi mais en plus rapide. Et tout au long de The Origins, on navigue encore entre un speed et prog metal symphonique. Il manque cependant un petit plus pour que certains refrains soient véritablement entrainants, le côté sombre étant mieux maitrisé (Resurection). Cependant, il est certain que Kerion a travaillé les compositions et que Rémi savait où il voulait aller, nous offrant de bons passages ou de bons morceaux alliant très bien le speed et le prog sans que l'on ne trouve trop de longueurs et sans que cela nous procure de l'ennui.

Pour conclure, The Origins est un bon album, mais il souffre d'une qualité de production, d'invités qui ne sont pas mis en avant de la bonne manière. Mais les progrès de Flora sont un nouvel atout pour le groupe Français. Kerion en décevra peut-être quelques uns, mais saura peut-être aussi séduire de nouvelles personnes avec leurs "nouvelles" compositions. 

15/20

MetalChroniques

La France acquiert, avec force volonté, ses lettres de noblesse dans n'importe quel déclinaison du metal. C'est avec Holy Creatures Quest, son premier album signé chez Manitou Music, que les Kerion se sont révélés à la face du mouvement heavy power symphonique avec un album tout simplement indispensable sans équivalence qualitative dans l'hexagone.
C'est désormais sur le tout nouveau label canadien Metalodic Records que Kerion a posé son dévolu pour un partenariat quant au déploiement de son nouveau bébé The Origins.
Alors que l'on croyait le concept arrivé à son terme précédemment c'est avec surprise (quoique le titre de l'album aide un peu) que l'on découvre que The Origins reprend des morceaux des deux premières autoproductions pour remettre en avant certains morceaux qui méritaient d'être remis eu goût du jour.
Le point positif majeur ici relayé est la prestation de Flora au chant, celle-ci s'est nettement améliorée et propose des variations plus nombreuses, des tonalités plus riches même si quelque interventions restent hésitantes ou bloquées dans la gorge.
Pour le reste, le terrain ayant été déminé par le passé, nous restons en terrain connu à grand renfort d'orchestrations, d'envolées chevaleresques entre tension et morceaux plus calmes à l'instar d'un Rhapsody. L'aspect progressif a été travaillé apportant de nombreuses variations aux morceaux permettant de relancer plusieurs fois l'intérêt au sein des compositions les plus longues. Quelques longueurs peuvent se faire ressentir mais c'est un point largement nuançable et qui ne nuit pas à l'appréciation et l'imprégnation de l'auditeur à travers l'épopée contée par les niçois.
The Origins est un opus fortement recommandable même si je conserve une préférence pour son devancier au niveau du plaisir d'écoutes.

Là où Kerion doit faire une sacrée avancée, c'est sur sa propre personnalité musicale car si cet opus est indéniablement pourvu de qualité il y a fort à parier que nombreux seront ceux qui regretteront sa trop grande attache envers des références du genre.
Invariablement Kerion fait penser à Dark Moor, Rhapsody et ses deux premiers albums sur « Black  Fate », « Time of Fantasy » donne à penser au second groupe de Luca Turilli, à savoir Dreamquest tandis que les passages calmes et acoustiques sur  « Angels of the Last Hope » et surtout « We Will Go » se rapprochent du travail de Ritchie Blackmore dans Blackmore's Night. La voix de Flora n'est pas si éloignée sur le dernier titre citée de celle de Candice Night.

Kerion ne parvient pas ici à subjuguer son auditoire comme au temps de Holy Creatures Quest et se reposent surtout sur tout un tas de modèles sans développer son identité propre en espérant que cela ne lui pas des tours dans le futur sur son intérêt. Malgré cela, Kerion reste le meilleur représentant de son style en France.


[07,5/10] Clayman

Les Autres Mondes

Après un premier album clôturant la trilogie "Staraxis Saga" initiée par deux démos, Kerion revient à la charge en nous livrant un résumé des épisodes précédents. Réarrangés, réenregistrés et bénéficiant d'une production digne de ce nom, The Origins donne donc une nouvelle vie à certain de ces anciens titres. Petite précision : n'ayant pas eu l'honneur d'écouter les démos, cette chronique se gardera de toute comparaison avec elles.

La première chose qui nous saute aux yeux (enfin surtout aux oreilles) c'est les progrès notables de Flora au chant. S'il y avait quelques passages hasardeux dans le premier album, sur celui-ci les principaux défauts sont gommés. Flora est épaulée par Phil, de Fairyland, qui assure toutes les parties de chant clair masculin et par deux autres invités plus ponctuels : Karine Alléon au chant lyrique et Lord Barresi pour les grunts. Voici donc de quoi nous conter une histoire de fort belle manière.

Musicalement, nous retrouvons tout ce qui a fait le succès de Holy Creatures Quest. Riffs, épiques, solos héroïques et refrains guerriers emmenés sur un tempo rapide. De superbes orchestrations viennent agrémenter des compositions déjà riches et achèvent de nous engloutir dans cet univers. Kerion vous donnera l'impression de suivre la cavalerie, épée à la main et prêt à pourfendre du malfaisant. En dehors des titres à tendance hymnique et chevaleresque, la tension se relâche par moment au détour de morceaux plus calmes propices à des mélodies plus douces et quelques passages acoustiques. Notons également un côté progressif parfois assez prononcé permettant des changements de rythme bienvenues. Cela donne également lieu à quelques longueurs mais pas bien méchantes car ne s'éternisant jamais très longtemps. Des ambiances prennent donc le temps de se poser et de parfaire la vision de ce monde fantasy dans lequel il fait bon s'évader.

Finissant sur la désormais traditionnelle reprise acoustique, Kerion en termine définitivement avec cette saga. Un retour aux origines qui permettra à beaucoup, dont moi, de découvrir les anciennes compositions d'un groupe nous confirmant ici toute l'étendue de son savoir-faire. Du tout bon à découvrir ou redécouvrir. Vous ne devriez pas regretter le voyage.

La Grosse Radio

Aujourd'hui, direction Nice pour découvrir un groupe que, peut-être, vous connaissez déjà. Qui ? Bon, ok, levons le voile du suspens et annonçons directement : c'est Kerion. Là, ça vous revient ? Parfait. Donc, nos français ont prévu de sortir un nouvel album. Quand ? Le 28 Juin 2010 sur Metalodic, tout jeune label (ayant signé également les brésiliens de Caravellus). Ce nouvel opus, baptisé « The Origins », fait suite à « Holy Creatures Quest », paru en 2008. Alors, nos représentants du power metal à chant féminin vont ils encore livrer un brûlot de qualité ?

En ce qui concerne les compositions, je reprochais au précédent trop de longueurs, qui ternissaient le niveau général de l'album. Il est assez dommage de constater que c'est encore le cas ici, certains passages n'étant pas réellement nécessaires et venant nous ennuyer. Des intros se voulant épiques mais qui trainent par moment et nous donnent envie de passer à la suite, une puissance qui met trop de temps à arriver, tant de petites erreurs qui nous font lâcher l'attention à de nombreux moments. De plus, le problème est que les composions souffrent d'un manque d'énergie et possèdent une certaine redondance. Un autre gros reproche que l'on pourrait faire à cet album est le manque de personnalité. On pense bien souvent à Dark Moor ou Fairyland à l'écoute de ce « The Origins ». Ce défaut est sans doute dû au fait que les choeurs sont les mêmes que ceux des français de Fairyland, ces derniers ayant été produit par Phil Giordana. Mais Kerion aura à se montrer bien plus personnel.

La production n'est pas mauvaise, mais en revanche elle est loin d'être parfaite, nonobstant le fait que les guitares sont audibles à la perfection. Elle est un peu lisse, et manque de relief, ne mettant pas toujours en valeur ce que Kerion veut montrer. Dommage, même s'il y a bien pire.

 En revanche, Flora a fait d'énormes progrès. Et en particulier sur ce qui lui faisait défaut sur le précédent opus, à savoir la puissance, qu'elle possède désormais. Noyée sous la masse des instruments ? Elle ne l'est plus, fort heureusement. De plus, la française a également progressé en ce qui concerne la modulation de sa voix, et varie à dose justes, sans perdre l'auditeur ou donner l'impression qu'elle ne chante qu'une seule note. Au niveau de la justesse, il n'y a rien à redire sur la prestation de la jeune femme qui apporte un gros plus à l'ensemble. Elle est régulièrement accompagnée des excellents choeurs de Phil, ainsi que quelques guests. Yann Barresi tiendra donc un chant black de qualité sur « Face The Beast » tandis que Will Lievin d'Hamka se chargera d'un chant clair sur « Time of Fantasy ». Malheureusement, ces invités ne sont pas judicieusement employés et il est clair que le chant de Will ne convient absolument pas au titre. Il est difficile d'accrocher à sa prestation vocale. Et Yann, qui pourtant est efficace, reste trop sous-employé et plus d'interventions auraient sans doute été profitables.

 Alors au final, malheureusement, nous voilà plutôt déçus de l'écoute de cette nouvelle galette niçoise. Trop d'erreurs viennent entacher le bilan et il en ressort un album certes sympathique mais loin d'être à la hauteur des espérances placées en Kerion après un « Holy Creatures Quest » pourtant très encourageant. Ce nouvel effort, sans ruiner les espoirs placés, nous fait en revanche douter du potentiel de Kerion à pouvoir s'extirper du lot et se montrer sur la scène internationale. Les capacités sont là, bel et bien présentes, mais ce sera à eux maintenant de se libérer de cette redondance et de ces longueurs, et surtout de ce manque de dynamisme ainsi que de développer une personnalité plus affirmer pour pouvoir enfin nous mettre une claque. En tout cas, ils peuvent compter sur Flora, qui est un atout de poids. Allez, la prochaine fois on y croit, ils en sont capables et espérons qu'ils puissent apprendre de leurs erreurs pour avancer !

 Note finale : 6/10


 

Décembre 2008 Fanzic

Voilà un groupe beaucoup plus que prometteur : ils ont déjà produit deux démos et sortent aujourd'hui leur premier album (fraîchement signé chez THUNDERING RECORDS). Le groupe évolue dans un speed metal symphonique digne de rivaliser avec les plus grands, ou devrais-je dire avec le plus grand groupe du genre : RHAPSODY. Bien que RHAPSODY semble être une des principales influences tant au niveau musical que conceptuel - ce qui évidemment aurait pu desservir le groupe dans l'originalité - KERION arrive à se sortir avec brio de ce carcan en proposant la fusion d'influences aussi diverses que le flamenco, l'opéra, et l'electro. Et ceci vient enrichir et affiner le style de KERION. Car KERION possède quand même bon nombre d’arguments bien à lui : une belle chorale, une chanteuse au timbre tout à fait sympathique, des arrangements complexes et progressifs, un gratteux talentueux aux soli à faire chialer les débutants...
On remarquera aussi cette voix masculine tout à fait chiadée (on dirait Marco Hietala de NIGHTWISH) qui soutient de temps à autres certains refrains imparables et qui vient aussi tout simplement donner la réplique. La seule petite chose qu'on pourrait éventuellement reprocher, c’est le manque de patate dans la voix de Flora. On aurait peut être aimé une voix un peu plus accrocheuse, plus puissante et poussée (mais bon c'est un parti pris). Je note également que le début de l'album met un peu de temps à se mettre en place...
Mais bon, même avec ces petits défauts, on en prend tellement plein la tronche, surtout sur la fin de l'album avec ces superbes arrangements, ces solos de maîtres, ces titres épiques et majestueux, que le constat reste somme toute super positif. Le groupe possède un potentiel énorme qui ne demande qu'à être exploré davantage. A noter un titre « bonus » acoustique d'un des titres de l'album et une belle pochette signé J. P. Fournier (célèbre illustrateur pour les incultes). Sans oublier bien sûr le concept médiéval décrit sur le site Internet de KERION (pour ceux qui s'intéressent de près à l'histoire de l'album).

Enfin et pour conclure, le fait d'avoir du « Hollywood Metal » bien foutu made in France est plutôt réjouissant et prouve qu'en France nombre de talents ne se sont pas encore révélés

9/10
Chronique de Ceyd

Octobre 2008 CrossRocks

Le noyau transalpin se spécialise dans le métal symphonique, avec, côté italien, RHAPSODY OF FIRE, et côté français, FAIRYLAND, et dans le sillage de groupes moteurs comme THERION, de nombreux jeunes groupes s’engouffrent dans la brèche. KERION vient renforcer ce noyau, originaire de Nice, il fut formé en 1997 et s’appelait à l’époque KIRLIAN. Puis en 2002 Rémi, le guitariste soliste recrute la chanteuse Flora, et le groupe devint alors Kerion. Après deux albums démo, Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1, en 2003, et The Last Sunset en 2005, deux premiers éléments d'un concept créé par Christophe (l'auteur du groupe), Holy Creatures Quest représente la dernière partie de cette trilogie, Staraxis, écrite par Chris Barberi. Mais si les deux premiers épisodes restaient du niveau de démos manquant un peu de moyens, ce troisième bénéficie d’une production digne d’une œuvre de métal symphonique, mixé au Harkam Studio par Willdric Lievin (HAMKA) et Guillaume Serra, et cerise sur le gâteau, avec des choeurs majestueux réalisés par Phil Giordana, le leader de FAIRYLAND, et une chanteuse lyrique en guest sur l'intro de l'album, The Last Quest. A noter aussi une superbe pochette signée JP Fournier (Avantasia , Edguy..). Côté compositions, tous les éléments propres au métal symphonique pratiqué par les groupes sus cités sont présents, grandes orchestrations, chœurs, breaks et accélérations qui virent au speed, passages atmosphériques, et si le groupe ne bénéficie pas d’un grand orchestre, il compense par un enthousiasme renouvelé. Malgré l’utilisation de ces éléments relativement classiques, les niçois sont parvenus à se forger un style tout personnel, le chant de Flora y contribuant beaucoup. Lors des premières écoutes, ce chant parait manquer de puissance, en comparaison avec d’autres vocalistes du genre, mais cette impression s’estompe assez vite, et ce chant s’imbrique finalement parfaitement dans les structures musicales. Pas de hurlements ici, la voix de Flora semble par moment flotter, contribuant à renforcer l’ambiance médiévale à base d’ heroic-fantasy. Rémi multiplie des soli dignes d’un vrai « shreder », et la rythmique batterie-basse de Sam et Stephane est renforcée efficacement par Sylvain à la guitare. Les guitares restent donc très présentes, les lignes de claviers sont utilisées à bon escient, évitant les excès d’orchestrations présents dans la dernière production de Rhapsody. Quelques éléments progressifs viennent diversifier l’ensemble, avec des airs folkloriques, dans Warrior’s Call, Innocent Unicorns, ou encore March Of The Legion. Album de la maturité donc, pour les niçois, qui ont réussi à dompter l’énergie du métal et les structures harmoniques du classique, pour une immersion dans un univers musical de toute beauté, on en redemande !

94/100

Septembre 2008 Hardrock80

KERION groupe niçois est né en 2002 sur les cendres de feu KIRLIAN (formé en 1997 par Remy et Sylvain les deux guitaristes) avec l'arrivée d'une chanteuse FLORA. Une première démo Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 est sortie en 2003. Cette démo était le début d'un concept crée par Christophe (le fondateur du groupe ) en 3 parties .
2005 enregistrement d'une nouvelle démo The Last Sunset suite du concept, dans un style métal symphonique, avec la participation de Gaëtan et de la Chorale RIMIEZ de Nice composée de 25 personnes.
Holy Creatures Quest est la dernière partie de la trilogie "Staraxis" écrite par Chris BARBERI. Et nul doute qu'il s'inscrit dans la lignée des grands de ce style, le Metal Symphonique. Les références à RHAPSODY OF FIRE sont inévitables, et à FAIRYLAND aussi puisque Phil vient poser sa voix.
Tous les ingrédients du style sont présents, quelques touches médiévales, des chœurs omniprésents, et des envolées de guitares. Toujours cristallines, souvent incisives elles donnent de la puissance à cette musique qui dans les enchaînements chœurs/couplets fait un peu retomber le soufflet.
Le chant est de qualité, FLORA s'inscrit dans un registre limpide, mais non lyrique, ni forcé. Plus proche de Sharon den ADEL de WITHIN TEMPTATION, dans la tonalité s'entend car FLORA devra progresser un peu notamment en justesse pour jouer dans la même cour, que de Tarja TURUNEN.

Les orchestrations sont de grande qualité, les instruments bien mis en valeur, les breaks et changements de tempo, de rythme sont incessants. Trop ? Il est vrai que je ne suis pas un fanatique du genre. Cependant j'ai pris la peine de m'envoyer quelques albums du style ici développé. Nos Niçois de KERION n'ont absolument pas à rougir, ils tiennent sacrément bien la route

La production est de qualité et rend bien l'effort de composition et d'orchestration. Pour moi seul le chant est un peu trop linéaire dans son phrasé, un peu juste en puissance, mais derrière FLORA ça bastonne quand même super bien. Le tandem basse/batterie déménage et porte cet album sur ses épaules, les guitares s'y appuyant pour nous délivrer moulte riffs et soli. (Battle Of The Golems -Part 3- Golems Battle). Breathe Of Heaven est une pièce magnifique, toute en harmonie, et ponctuée par un solo d'une beauté et d'une limpidité qui font envie.

Ne boudons pas notre plaisir cet opus est une très belle œuvre. Ornée en plus d'une magnifique pochette oeuvre de JP FOURNIER (MANIGANCE d' Un Autre Sang - MAGICA -TOXXIX TOYS - EDGUY....)
Si vous êtes amateur de Metal Symphonique KERION et son album sont faits pour vous plaire. Si comme moi vous ne l'êtes pas plus que ça, faites la démarche. Découvrez le style avec ce produit d'un de nos groupes. Il y a de la qualité, de la volonté, et du talent. Qui ne demandent qu'à s'exprimer.

Agreuh
75/100

Aout 2008 Metalight

Kerion est un groupe français de métal symphonique qui existe depuis 1997. Les Niçois s'appelaient d'abord Kirlian et étaient plutôt orientés métal progressif. Puis, avec des changements de line-up, le groupe a évolué vers du métal plus speed et symphonique et il décidé de se renommer Kerion. Ces amis de Fairyland ont sorti plusieurs démos avant de nous proposer Holy Creatures Quest, dont nous allons parler plus en détails.

Fans de métal symphonique, c'est à vous que Kerion s'adresse avec cette oeuvre sainte Holy Creatures Quest. Dans la veine de Rhapsody ou Fairyland, ce groupe français dévoile tous ses talents pour vous faire voyager dans les contrées d'un monde imaginaire peuplé d'êtres étranges et belliqueux. Une voix mélodieuse vous guidera au fil des batailles et diverses émotions vont vous submerger. Par exemple, l'ouverture The Last Quest est dominée par le côté symphonique, pour embrayer sur du heavy speed, qui ne quittera pas l'album. Queen of the Gorgon vous accueille avec une superbe intro à la guitare et des sonorités évoquant l'orient. Warrior's Call n'aurait pu mieux s'appeler: il s'agit d'un chant de guerre, dont le refrain vous trotte dans la tête. Dans la même idée, Minotaurus Furor avec son rythme rapide et ses vocaux incisifs fait ressentir cette idée de fureur. Sans oublier Innocent Unicorns, le morceau qui me rappelle le plus Rhapsody of Fire...on retrouve des ambiances similaires. La pièce centrale de ce cd est Battle of the Golem, trois morceaux qui auraient pu se trouver dans la bande-son du Seigneur des anneaux, tant le côté épique et symphonique domine, sur un fond de heavy speed magistralement interprété. La ballade de l'album est Breath of heaven, onirique et mélodieuse, tout comme la version acoustique de Last Quest, qui sonne et résonne dans nos oreilles...un moment de bonheur. Enfin, Final Strike conclut cet album sur une note chorale, avec les choeurs en ouverture et le symphonique qui domine les mélodies. En conclusion, Kerion nous présente ici un bon album, qui s'écoute agréablement, mais dans lequel j'aurais aimé entendre un peu plus de diversité. Bien évidemment, Holy creatures Quest est fort recommandable à tout fan de métal symphonique!

 Symphometalfan.

 

Juillet 2008 La Horde Noire

Kerion est un groupe français formé en 1997, au sein duquel puissance et mélodie épique flirte avec le chant féminin de
Flora, qui s’illustre dans un registre vocal similaire aux groupe du moment tel que Skyward, Auspex, Magica ou plus connu Nightwish (avec la nouvelle chanteuse).
Cependant, les compos reprennent souvent le style du célèbre Rhapsody et dans lequel les petites cabrioles italiennes à la guitares font bon augure à l’album même si Kerion devient le énième groupe à reprendre ce style musicale, avec toutefois
une certaine maîtrise et des arrangements symphoniques biens rendus.
On retrouve ainsi des morceaux riches en mélodies et biens rythmés notamment les morceaux "Battle of the Golems"
ou encore "Minotaurus Furor" ou encore la pièce finale de l’album "Final Strike" de plus de 10 minutes. Kerion s’inscrit donc
au tableau des groupes émergeants prêts à rejoindre les géants du genre tel que Rhapsody. Les fans de power metal
symphonique seront comblés par cet album et espérerons avec impatience la sortie de la prochaine production de ce groupe méritant.

Abyss - 8/10

 

Mai 2008 HEAVY SOUND

KERION est un groupe Français, originaire de Nice, évoluant dans un Power Métal symphonique à la RHAPSODY, FAIRYLAND ou encore DARK MOOR pèriode Elisa C.MARTIN.  "Holy Creatures Quest" est la première sortie officielle du groupe mais la troisième et dernière partie de la trilogie "Staraxis", concept écrit par Chris BARBERI,l'auteur du groupe.

Les deux premiers volets etant sortis sous forme de démos, respectivement "Conspiracy Of Darkness-Staraxis Part 1" en 2003
et "The Last Sunset" en 2005.

Musicalement, KERION pratique un Power Métal symphonique et épique parsemé de choeurs majestueux, auxquels participe Phil GIORDANA (FAIRYLAND), apportant un coté lyrique à l'ensemble.
Les compositions sont variées, puissantes et accrocheuses et les arrangements sont magnifiques.
 
On sent ici que KERION n'a pas lésiné sur les moyens, cet opus etant doté d'une production des plus correcte, puissante et claire.
La voix de FLORA est bien intégrée à l'ensemble, son chant est mélodique et puissant, soutenue par des choeurs masculins imposants.
 
KERION délivre ici un premier album trés réussi, prometteur de grandes choses pour l'avenir. "Holy Creatures Quest" mérite toute l'attention et l'intéret des fans de Power Métal épique.
 

Chronique par Nono666

9/10

 

Avril 2008 Metallian

Metal d'inspiration « heroic fantasy » à dimension symphonique, score metal épique et progressif…La pratique de ce genre musical là ne peut souffrir d'aucune approximation, tant sa crédibilité et son efficacité requièrent des capacités de composition et des compétences instrumentales pour le moins élevées et nécessite généralement des moyens de production tout aussi conséquents. Généralement, les jeunes groupes s'y frottant de près ou de loin s'y cassent les dents et le fossé qui les sépare avec les maîtres du genre (Rhapsody Of Fire par exemple) semble à la fois bien large et profond…Mais même avec des moyens limités (oui, on est loin des superproductions utilisant un orchestre complet, c'est évident ! ), Kerion tire brillamment son épingle du jeu grâce à un dynamisme et un enthousiasme parfaitement retranscrits tout au long de ces compositions de bravoure ! Ce genre-là n'a pas pour vocation d'être sobre, mais pourtant Kerion sait intelligemment ne pas en faire des tonnes et se contente de l'essentiel : des mélodies majestueuses brillamment mises en place, notamment grâce au chant lyrique, puissant et limpide de Flora (et en ce sens on ne peut s'empêcher d'établir un parallèle avec les premiers Dark Moor). En France, dans un registre similaire, on connaissait surtout Fairyland dont la qualité n'est plus à démontrer (d'ailleurs Phil Giordana s'est occupé de la réalisation des chœurs et Flora, la chanteuse, apparaissait sur leur dernier album, The Fall Of An Empire). Kerion a préparé depuis bien longtemps cet album, troisième partie de leur concept Staraxis (pour celles et ceux qui les suivent depuis leurs premières démos), force est de constater que le résultat est à la hauteur et ce Holy Creatures Quest mérite désormais une attention qui dépasse largement le domaine de l'underground, dans lequel le groupe est déjà reconnu depuis longtemps.

Avril 2008 Imm3moria


KERION est un jeune groupe français évoluant dans un Power Heavy à la limite du Symphonique (m’enfin pas trop marqué non plus). On pense a FAIRYLAND, et en fait, la patte du grand niçois n’est pas loin (puisque Phil, de FAIRYLAND s’est un peu penché sur l’opus en question).

Si la cover est bien représentative du genre (une armée d’orks qui en fait semble être les golems dont parle le groupe), massacrant, non loin d’une cité ressemblant à s’y méprendre a Minas Tirith, ce qui semble être une armée de squelettes avec des massues, ce qui est, vous en conviendrez, une arme bien dérisoire pour éclater du mort-vivant. Le moindre des magots vous parlera de bénédiction dans un temple d’un Dieu Loyal Bon, voire du premier temple de la Loi du coin, m’enfin, je dis ça, je dis rien.

Le ton de ce « Holy Creatures Quest » est donc rapidement donné, et, dès le premier morceau, il est assez aisé de constater la maîtrise du groupe. Loin d’être un clone de FAIRYLAND (les claviers et toute la partie « symphonique » n’est clairement pas assez poussée) KERION se fend d’une identité propre avec des mélodies très marquantes, entrainantes et simples à retenir (« The Last Quest », « Queen Of the Gorgons », « Warrior’s Call ») et à l’aide de sa vocaliste, la –très- charmante Flora, dont la voix fait clairement partie de la musique de la formation.

Ouais, ouais, je m’explique.

Si le propos de la formation est la féerie et la fantaisie, la voix de Flora semble flotter au-dessus de tout cela, enchanteresse, telle une ondine au dessus de l’eau (oh la jolie phrase). Alors, oui, certains parleraient d’un manque de puissance, et c’est vrai qu’il pourrait y avoir de ça, si cela gênait vraiment les compos, mais justement, ce n’est pas le cas. Bon, les fans de hurlements passeront leur chemin, ça c’est clair, m’enfin, ils seront déjà passés à autre chose dès le premier riff.

La musique, justement, parlons-en. Comme je le faisais remarquer plus haut, la formation n’est pas à ce point marquée par le coté symphonique de la Force, même si les claviers se manifestent à plusieurs reprises, ils ne sont pas le pilier de la formation qui préfère parfois se rabattre sur des airs folkloriques (« Warrior’s Call », « Innocent Unicorns », « March Of The Legion »), ce qui lui réussit grandement et le démarque nettement d’autres formations. Cela fait quand même un chouette mélange, qui conjugué à des airs vraiment entrainants (« March Of The Legion », « The Alchemist ») peut donner vraiment de bons morceaux.

La suite de morceaux nommée « Battle Of The Golems », (composée de « The Alchemist », « March Of The Legion » et « Golem’s Battle ») est vraiment parlante à ce niveau et reste l’un des meilleurs moments de l’opus et se détache nettement des autres morceaux, avec « Warrior’s Call ».

« Holy Creatures Quest » reste donc un opus résolument tourné vers le Power Heavy qui séduira très probablement les amateurs de DOMINE ou de FAIRYLAND, mais laissera relativement de marbre les autres.

Par Groumphilator le 19 Apr 08

75/100

Avril 2008 Stay Metal (oui bon c'est en Espagnol ^^ )

Me alegra saber que una banda de carácter underground, firma un contrato con un sello más o menos responsable, máxime si el grupo lleva intentándolo mucho tiempo, tanto que parecían obligados a vivir en el anonimato de por vida. Pero sin lugar a dudas, lo que más me alegra de su firma, son las implicaciones directas en el aspecto musical, es decir, más medios y mejor sonido y si encima, lo acompañan de unas composiciones igualmente interesantes la alegría es doble. De esta manera os presento a KERION, que gracias a Thundering Records nos presentan su nueva obra cuyo título es “Holy Creatures Quest”.

Por si no os acordáis, ya tenemos una reseña suya en el siguiente
link. Ahora estos franceses regresan con un sonido muy mejorado, más variedad musical y, en general, buenas canciones.

Debo empezar con las diferencias con aquel "The last sunset", aparte de la consabida mejora de producción, KERION se han vuelto menos folkies y épicos, digamos que ahora son más sinfónicos, pomposos y sobretodo más barrocos. A modo de resumen simplista, “Holy Creatures Quest” me ha recordado al “Symphony of enchanted lands” de RHAPSODY, pero en versión femenina, más guitarrera y sin orquesta añadida. Es decir, power sinfónico con melodías barrocas alo RHAPSODY, coros bombásticos, alternancia de temas rápidos con otros más lentos y no excesivamente recargados aunque muchos de ellos son muy largos. Insisto, canta una chica, Flora, de voz suave y angelical, que quizás no refleja el poder y la gloria que algunas canciones emanan, por suerte los coros cumplen apoyan a Flora cuando deben.

Y ya que he hablado del "Symphony of Enchanted Lands", supongo que muchos recordaréis como empieza, entonces imaginaros un comienzo similar en este álbum, es decir, un trallazo monumental que emula al excelentísimo “Emerald Sword”. Por lo tanto estamos ante una grandísima canción, un temazo en toda regla, directo como pocos, facilísimo de oir y con un estribillo plagado de coros y líneas armónicas soberbias, "The last quest" representa un hito en este disco pero por suerte no es el único.

En general, la media del disco viene representado por las típicas canciones mezcla, que alterna ritmos reposados con estribillos rebosantes de poderío y doblebombo, como por ejemplo las que integran la tripleta compositiva de "Battle of the Golems”.

Un poco más adelante y en una onda menos grandiosa, KERION nos regala un medio tiempo melódico y emotivo llamado "Innocent Unicorns", en la que Flora muestra su mejor registro, entonando una de las mejores estrofas del compacto. Gran canción que habré escuchado unas 30 veces. Y ya que hemos ido reduciendo las marchas, creo que es el turno de poner la primera y centrarnos en las baladas, que en este caso se presentan hasta tres veces. Lo más sorprendente de este hecho es que las tres tienen encanto, y mira que es raro que ninguna sobre, pues en este caso ni una lo hace, además son diferentes entre sí configurando una variedad musical aún más amplia. Mi favorita es el bonus. Ya os aviso que es una versión acústica de otro tema y aunque sea una versión, da la sensación de que la oís por primera vez.

Parece que si hablamos de power sinfónico, hablamos como mínimo de una canción de gran minutaje y como KERION no quieren desmarcarse de la media, pues sí que la tienen, se llama "Final Strike" y pese a ser de estilos diferentes, me ha provocado las mismas sensaciones que “The voyage” de TIMELESS MIRACLE, es decir, es una canción con buenos momentos pero no muy bien rematada. El disco pide algo más grandioso y un estribillo más logrado y aunque no es, ni mucho menos, malo, yo creo que deberíamos exigirles algo más en este aspecto.

Como podéis ver, “Holy creatures quest” es la representación de la variedad de lo que debe tener un álbum de power sinfónico. Aunque a decir verdad no todo es perfecto, la producción pese a la mejora con respecto de los anteriores es muy evidente, (lo cual es sencillo), yo creo que aún tiene que sonar un par de puntos mejor. Los coros son muy buenos, pero les falta ser más grandiosos; la cantante no lo hace mal, pero, y sin que suene a tópico sexista, creo que una voz masculina para algunas canciones habría dado más empaque. Por último y el más importante de sus defectos, es muy largo, estamos hablando de 67 minutos de música que en mentes menos fanáticas y fácilmente saturables, inhibirá la escucha. Le sobran minutos en varias canciones y quizás algún tema está de más. Si lo hubieran reducido 15 minutos, estaríamos hablando de una de las sorpresas del 2008, al no ser así, estamos, “sólo”, ante un buen disco de power melódico.

por Almighty 

78/100

 

Avril 2008 Metal - impact

Il n’est jamais simple de sortir un album de Metal épique tant la comparaison avec ceux qui en ont fait leur fer de lance est systématique. Donc, pour faire court et en finir là-dessus, oui, on retrouve certains des aspects de RHAPSODY dans KERION. Donc, ça, c’est dit.
Une fois que c’est fait, on peut réellement s’intéresser à KERION, sa personnalité et sa musique. Parce qu’au final, on est quand même assez loin des italiens. Déjà, on n’est pas dans une configuration double pédale à fond pendant tous les morceaux. Ici, elle est plus subtile et utilisée avec beaucoup plus d’intelligence, à mon sens. Ensuite, le chant est ici assuré par une femme, Flora. Sa voix colle bien à ses ambiances épiques et elle sait apporter des touches de délicatesses sur des morceaux un peu plus calmes (« Innocent Unicorns »). La seule chose qu’il lui manque parfois sur certaines parties est un peu plus de puissance. Sa voix est en effet un rien en dessous quand elle monte dans les aigus. Mais c’est le seule reproche que j’aurais à lui faire. Elle donne une sensibilité nouvelle à cette musique qui aurait pu sembler un peu trop martiale sinon. Et puis, pour finir avec les différences, c’est aussi dans les compositions très recherchées. On est vraiment dans un savant mélange entre l’Epique et le Progressif. Et les morceaux y gagnent en richesse et en intérêt. Il n’y a qu’à écouter la seconde partie de « Final Strike » pour être convaincu… mais tous les morceaux peuvent soutenir l’analyse.
Sinon, l’album contient trois morceaux scindés en deux, entre leur introduction et le reste du morceau. Plus une trilogie qui s’enchaîne parfaitement et aurait pu faire aussi un seul et très long morceau. Donc, pas tant de titres que ça, mais sur plus d’une heure tout de même ! On a aussi le droit à une version acoustique de « Last Quest part 2 » en bonus. Et quelle version ! Sublime.
On pourra reprocher à KERION de parler encore et toujours de créatures longuement utilisées et décrites un peu partout. D’un autre côté, ils utilisent les bases des univers d’heroic fantasy. Simplement. Et est-ce que ça dérange les mêmes détracteurs quand des groupes parlent sans arrêt du diable et des démons et du maaaaalllll ? Donc, savourons juste leur histoire mise en musique avec brio. Ce groupe a de l’avenir, c’est indéniable. Surtout quand on voit la qualité de leur premier album. Que nous offriront-ils dans le futur ? J’en frémis d’avance.


Chroniqueur :  
Wong Li
Score :

 

Avril 2008 MetalHeart Webzine

 

Le groupe français de métal symphonique Kerion sort “Holy Creatures quest” qui est la dernière partie de la trilogie “Staraxis”. Des moyens importants ont été mis en œuvre pour cet album que ce soit au niveau de la composition, des mélodies vocales ou instrumentales ou de la production.

L’album bénéficie d’une excellente production avec un son puissant donnant beaucoup d’impact aux parties purement symphoniques. Les chœurs sont très présents sur certains morceaux et apportent un côté lyrique très prononcé.

 Les compositions sont mélodiques et très variées avec un grand travail de composition dans les différentes lignes vocales et instrumentales.

L’album commence par « The Last Quest » dont la première partie sert d’intro, épique et mélodique, la seconde partie est entraînante et épique avec des guitares lourdes côtoient les arrangements symphoniques. « Queen Of the Gorgons » commence par une guitare acoustique pour monter en puissance, morceau avec un petit côté oriental dans les arrangements. « Warrior’s Call » est plus rapide, plus speed/power métal avec quelques chœurs guerriers mélodiques et très réussis, un refrain puissant et entraînant.  « Innocent Unicorns » débute par une intro au piano, superbe, à laquelle vient se joindre la guitare tout d’abord électro-acoustique pour « éclater » en puissance. Se succèdent des passages piano ou à la guitare acoustique, des passages plus lourds, d’autres aux arrangements et orchestrations symphoniques et cela dans la majorité des morceaux comme par exemple dans « The alchemist ». « March Of The Legion »  possède des chœurs très marqués avec des guitares quelque peu agressives.

Les morceaux sont mélodiques, épiques et puissants avec quelques passages où les riffs sont acérés et agressifs et la section rythmique lourde et bien présente.

Le chant de Flora est bien en place, mélodique et mélodieux. Sa voix est puissante et lyrique comme vous pourrez le juger dans « Final Strike » où elle nous montre toutes ses capacités vocales.

Un album où la puissance et la mélodie forment un joli duo tout au long des morceaux. « Holy Creatures Quest » est un album travaillé, aux titres et refrains accrocheurs et mélodiques à ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez le style !!! Kerion est la preuve que les groupes français de métal symphonique ont un talent certain.

Chroniqué par Béa.

Avril 2008 Vs -Webzine

KERION nous vient de Nice est propose avec « Holy creatures Quest » son premier album qui fait suite à deux démos et dont il poursuit le concept. La pochette et le concept nous emmènent dans le contrée de la Fantasy et de fait la musique aussi. L'écoute de l'album fait très rapidement penser à RHAPSODY OF FIRE, avec une fille au chant. Cependant s'arrêter à cette première écoute et impression serait une erreur. Certes l'influence des Italiens est forte mais les Niçois proposent leur vision du Hollywood metal et se sont donnés les moyens de proposer un disque plus que correct même si tout n'est pas parfait.

Plusieurs titres sont découpés en 2 plages (en gros intro puis le titre proprement dit), les arrangements sont bien évidemment très nombreux comme une chorale classique et l'utilisation des de parties symphoniques et d'instruments classique divers (piano, violon, flûte).

L'album commence par les 2 parties de « The Last Quest », l'intro étant symphonico-lyrique et le reste du morceau un speed mélo enjoué avec une pointe folklorique très agréable et une première intervention du choeur. « Queen of the gorgons » est également en 2 parties avec une intro acoustique (guitare et flûte) le reste du titre est un mid atmosphérique, avec une fois encore beaucoup d'arrangements notamment un solo de violon et de piano. « Warrior's Call » revient vers le speed et fait intervenir une voix masculine, on note aussi un passage chanter par la chorale, un break joué un ensemble de cordes et un autre acoustique. « Innocent unicorns » repart sur intro acoustique (flûte et piano) , le chant de Flora reste doux durant tout le titre malgré les guitares saturées et la double grosse caisse, le morceau est assez enjoué et on a à nouveau l'intervention du choeur. Les trois morceaux qui suivent, « The Alchemist », « March of the legion » et « Golem's Battle » forment « Battle of the golem ». Le premier est plutôt mid avec un chant aérien et possède un thème de piano lourd et sympa. Le second comporte quelques samples électro et est surtout dans l'emsemble bien pêchu avec de nombreux breaks et changements de rythmes (encore une intervention du choeur). La troisième partie après une intro avec de cor est dans l'ensemble rapide avec un break lent et atmo. « Breath of heaven » est une ballade avec une chant éthéré et du piano, de la flûte et des cordes. « Minotaurus Furor » est comme son nom l'indique bien furieux , dynamique et speed, la chorale est là ainsi qu'un chant masculin énervé. « Final strike » reprend le concept des morceau en 2 partie l'intro est chanté a capela , la seconde partie qui dure près de 11 minutes est majoritairement rapide (après un début lent tout de même) et comporte de nombreux breaks (« Kakaline », l'air traditionnel russe par exemple ») et se termine sur une partie acoustique. La toute fin du disque propose une version acoustique et très réussie de « The Last Quest ».

Même si l'ensemble est encore sous influence, c'est bien réalisé, agréable à écouter, pas sans reproche, la prononciation de l'anglais de Flora laisse par moments vraiment à désirer (un wallking par exemple). Toutefois, les aficionandos du genre s'y retrouveront vraiment et même celles et ceux qui aiment le métal sympho mais sans plus auront là un disque tout à fait valable.

PapaCyril

15/20

 

Avril 2008 Kaosguards

La région Niçoise nous a donné ces dernières années un bon nombre de formations qui valent le coup d’oreille ; notons au passage Kragens, Svart Crown , Artefact, et plus proche de Kerion : Hamka. Le leader de ce dernier groupe Wildric Lievin fait désormais parti désormais de Fairyland et signe ici le mixage et l’enregistrement au Harkam Studio.

 Alors les grincheux me diront encore un « band »  formé avec comme atout principal une charmante chanteuse, concept on ne peut plus rabaché par les temps qui courent. Et oui mais plus qu’une mode c’est un véritable signe des temps auquel nous assistons avec une déferlante sans précédent. Depuis 1997 les Niçois ont eu soigneusement le temps de peaufiner le concept album élaboré par Chris Barberi, quand à Phil Giordana leader de Fairyland, il intervient dans les chœurs assez majestueux qui jalonnent cet opus.

Le métal symphonique succède à des parties très emphatiques avec une aisance évidente. Les arrangements énormément présents empiètent, il me semble, sur la partie heavy des compositions mais je pense que c’est cette direction assumée qu’a décidé de prendre Kerion. Pour être aussi sur ce chemin emprunté c’est que cette formation doit être sûre de son coup et a confiance en ses capacités musicales.

Réservé quand même aux gens qui ont l’oreille fine et à déconseiller aux amateurs de Running Wild et Paragon. Enluminer par la cover inspiré de JP Fournier (une de plus !!!), cet album a tous les atouts pour réussir avec un maximum de chances mis de son côté. En fin de compte « Holy creatures quest » est le coup de fusil qui claque au vent de ce deuxième trimestre et qui met à juste titre, Kerion sous les feux des projecteurs médiatiques et c’est parfaitement mérité.

Evildead

 

Mars 2008 FMR Radio

Metal d’inspiration heroic-fantasy à dimension symphonique, score metal épique et progressif... La pratique de ce genre musical là ne peut souffrir d’aucune approximation tant sa crédibilité et son efficacité requièrent des capacités de composition et des compétences instrumentales pour le moins élevées et nécessite généralement des moyens de production tout aussi conséquents. Généralement, les jeunes groupes s’y frottant de près ou de loin s’y cassent les dents et le fossé les séparant avec les maîtres du genre ( Rhapsody Of Fire par exemple ) semblant à la fois bien large et profond... Mais même avec des moyens limités ( oui, on est loin des superproductions utilisant un orchestre complet c’est évident ), Kerion tire brillamment son épingle du jeu grâce à un dynamisme et un enthousiasme parfaitement retranscrits tout au long de ces compositions de bravoure ! Ce genre là n’a pas pour vocation d’être sobre, mais pourtant Kerion sait intelligemment ne pas en faire des tonnes et se contente de l’essentiel : des mélodies majestueuses brillamment mises en place, notamment grâce au chant lyrique, puissant et limpide de Flora ( et en ce sens on ne peut s’empêcher d’établir un parallèle avec les 1ers Dark Moor ). En France, dans un registre similaire, on connaissait surtout Fairyland dont la qualité n’est plus à démontrer ( d’ailleurs Phil Giordana s’est occupé de la réalisation des chœurs et Flora, la chanteuse, apparaissait sur leur dernier album, The Fall Of An Empire ). Kerion a préparé depuis bien longtemps cet album, 3ème partie de leur concept Staraxis ( pour celles et ceux les suivant depuis leurs 1ères démos ), force est de constater que le résultat est à la hauteur et ce Holy Creatures Quest mérite désormais une attention qui dépasse largement le domaine de l’underground, dans lequel le groupe est déjà reconnu depuis longtemps.

 Maitre Ludo

 

Mars 2008 Infernaldmons

Issus des cendres de KIRLIAN, groupe niçois formé en 1997, KERION prend forme réèllement en 2002. Après deux démos, " Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 " en 2003 et " The Last Sunset " en 2005, c' est au tour de " Holy Creatures Quest " enregistré en 2007. La musique de KERION fait dans le POWER métal symphonique avec tous les ingrédients que ça comporte. Des choeurs, des arrangements aux claviers, de bons riffs incisifs, de la mélodie à foison sont le lot de cet album. " The Last Quest " donne le ton et c' est parti pour plus d' une heure. Il faut dire aussi que la voix de FLORA est particulièrement envoûtante et qu' elle a le don de vous faire digérer tout ça sans forcer. Un régal pour les oreilles ! J' éviterai tous les clichés en rapport aux influences du groupe, car je trouve tout de même que KERION a sa propre personnalité. Les compositions sont particulièrement travaillées et complexes ce qui ne sera peut être pas facile pour une écoute instinctive et rapide. Au contraire, les titres de KERION doivent s' écouter et se réécouter pour en aprécier toute la saveur. Ajoutez à celà une cover comme je les aime et il est clair qu' il n' y a pas de quoi s' ennuyer. Alliant finesse, speed, et mélodie, " holy Creatures Quest " est un très bon opus. Si je n' ai pas mis la note maximum, c' est tout simplement parce que je ne trouve pas l' album assez facile d' accès et que quelques passages sont un peu répétitifs. Si vous êtes adepte de ce genre métallique, nul doute que vous y trouverez largement votre compte.

 

Mars 2008 Nightfall in metal earth

Tout vient à point à qui sait attendre...

C'est sans conteste vrai pour KERION, jeune formation née en 2002 et originaire de Nice, qui après 2 démos "Conspiracy of darkness Staraxis Part 1" et "The last sunset" sorties respectivement en 2003 et 2005, vient enfin (!) de signer sur un label, Thundering-records pour ne pas le citer, et ce pour 2 albums.
3 ans après "The last sunset" voici donc le premier album de KERION : "Holy Creatures Quest". Album conceptuel qui vient terminer la saga "Staraxis" écrite par Christophe Barberi, un proche du groupe. Il s'agit ici d'une trilogie médiévale fantastique inspirée entre autres du livre "Le seigneur des anneaux", de jeux de rôles tel "Donjon et Dragon" ou encore de jeux vidéos tel "Heroes of Might and Magic 2,3". Une trilogie qui rassemble même quelques éléments de la mythologie grecque ("Minotaurus's furor").
Alors pour plonger l'auditeur au plus profond des méandres de cet d'univers "heroic-fantasy", rien de tel qu'un Metal Symphonique, n'est-il pas? Et pour rappeler très succinctement et en quelques groupes les plus beaux fleurons du style, on a quoi? RHAPSODY, FAIRYLAND, HAMKA et...désormais KERION. Car à l'écoute de ce "Holy creatures Quest", on peut indubitablement constater que KERION s'inscrit globalement et musicalement dans le même style de musique que les groupes précités: des orchestrations en veux-tu en voilà, des chœurs grandioses réalisés d'ailleurs par Phil Giordana (FAIRYLAND), une chanteuse lyrique en guest sur la superbe introduction de l'album "The last Quest - Part 1", un coté épique mis en valeur tout au long de l'album et des chevauchées rythmiques telles que l'on peut en trouver sur les albums de RHAPSODY ("Battle of the golems - Part 2" ou encore "The last quest part 2", par exemple, et ses chœurs qui ne font d'ailleurs que renforcer cette ressemblance avec les Italiens). Le groupe niçois semble donc s'être donné les moyens de réussir en nous délivrant ici un album de belle facture même si on n'atteint pas encore la qualité de production et d'arrangements d'un RHAPSODY. Il n'en demeure pas moins que l'album, mixé au Harkam Studio par Willdric Lievin (HAMKA, FAIRYLAND) et Guillaume Serra, dispose d'une production très correcte pour un premier album, même si on regrettera globalement un manque évident de puissance au niveau des guitares.

Coté compositions, il serait quand même très réducteur de présenter KERION comme un énième clone de RHAPSODY voire de FAIRYLAND. Bien évidemment, on y retrouve des éléments similaires tels que les chœurs, les riffs, les rythmiques même si le tempo est loin d'être constamment basé sur la double grosse caisse.
A l'écoute des 14 titres (dont un bonus track) et de ses 67 minutes, on sent que KERION a cherché à varier les plaisirs d'un titre à l'autre. Autant, un titre comme "The last quest part 2" rappellera indiscutablement RHAPSODY, autant "Queen of the morgons (Part I & II) propose une gamme bien plus étendue: guitare hispanique, divers passages qui rappelleront les Finlandais de STRATOVARIUS, chant de Flora (la chanteuse du groupe que je ne vous ai pas encore présentée) légèrement arabisant, break tout en finesse et apaisant avec des sonorités de harpe...une bien belle composition, riche et diversifiée au final.
Le groupe affiche clairement de belles dispositions. Avec "Warrior's call", KERION enfonce carrément le clou puisqu'il s'agit certainement là de l'hymne de l'album. Composition absolument imparable sur laquelle les guitares explosent littéralement, le tempo est très rapide (riffs speedés à l'appui), et enfin sur laquelle une mélodie entêtante aux consonances folk soutenue par des chœurs toujours aussi efficaces et par de belles orchestrations qui rappelleront d'ailleurs KAMELOT, vient terminer de nous asseoir. Magistral!
On passera plus rapidement sur le très joli et très mélodique "Innocent Unicorns" qui débute sur quelques stridulations de grillons agrémentées des quelques notes de piano qui constitueront la trame du morceau. Une composition qui du long de ses 5 minutes monte en puissance, propose quelques soli néo-classiques (Luca Turilli n'est d'ailleurs pas très loin pour le coup) et quelques sonorités de flûteaux. Pas mal du tout!

Passons maintenant à la trilogie de l'album : "Battle of the golems". Trilogie d'une durée de 16 minutes environ. Si le premier acte, très calme, "The alchemist" est plutôt classique et sans réelle saveur, le second acte est nettement plus intéressant et montre d'un coup d'un seul une nouvelle facette du groupe. KERION présente non seulement quelques éléments novateurs (atmosphères du plus bel effet à la guitare sèche soutenue d'ailleurs par quelques samples) mais montre aussi les crocs. Les guitares prennent ici une place prépondérante avec un son très heavy. Le groupe se laisse même aller à quelques passages progressifs du plus bel effet. La suite de la composition fait la part belle au chant de Flora (bien mis en avant ici) et à quelques chœurs Rhapsodiens. A noter quelques breaks carrément bien ficelés laissant les solistes s'exprimer de la plus belle des façons et laissant place à quelques samples qui renforcent l'univers musical du morceau. La troisième partie enfin, s'avère plus classique mais ne laisse en aucun cas l'ennui à l'auditeur. Le groupe ne lui en laisse pas le temps; il multiplie les breaks, les atmosphères et distille quelques passages de premier ordre. Pas mal d'airs néo-classiques sont à souligner sur cette troisième et dernière partie.
La suite de l'album ? Une ballade "Breath of heaven" légèrement soporifique malgré une jolie mélodie, "Minotaurus's furor" titre très énergique, puissant et sur lequel une ambiance plus sombre est affichée (chœurs et clavecins à l'appui), et enfin un final (près de 11 minutes) de toute beauté divisé en deux parties "Final Strike Part I & II". Une seconde partie qui conclut d'ailleurs avec panache et dans un florilège de mélodies (parfois folkloriques - passages connus ?!!), de chœurs (parfois lyriques) et d'orchestrations (superbes violonnades à l'appui), ce "Holy creatures Quest" qui risque d'en surprendre plus d'un.
Enfin, le groupe propose en bonus track une version acoustique absolument superbe de "The last quest - Part II", une version que je préfère presque à la version metal, tant Flora semble bien plus à l'aise ici. Son chant, juste, cristallin, tout en finesse et en douceur (et quel magnifique timbre !) parvient ici à me toucher. Ce qui n'était malheureusement pas toujours le cas sur le reste du disque où l'on sentait le chant de Flora quelque peu timoré et manquant sincèrement de puissance. Le groupe a su néanmoins déjoué ce "bémol" en alternant à merveille passages metal, agressifs et passages plus paisibles.

Au final, "Holy Creatures Quest" est donc un album plutôt bien agencé, aux compositions très travaillées et surtout aux compositions très diversifiées. Diversité que je n'avais par exemple pas appréhendée sur le premier album de FAIRYLAND tant ce dernier se rapprochait trop dangereusement du "style" RHAPSODY. A l'occasion, je réécouterai quand même cet album.
Ici, ce n'est pas le cas, et ce serait une grossière erreur de dire que KERION n'est qu'une pâle copie des groupes précités, puisque comme je l'ai rédigé dans la chronique, le groupe parvient à proposer une musique bien plus étendue avec plus d'influences qu'il n'y parait. De ce fait, "Holy Creatures Quest" se révèle être une réussite dans le genre, d'autant plus qu'il ne s'agit là que du premier "vrai" album du groupe. Un vrai coup de maître!
KERION s'impose donc d'emblée comme un candidat sérieux dans un genre où la médiocrité n'a pas sa place.

Ps : A noter que la pochette de l'album a été réalisée par Jean Pascal Fournier (Avantasia, Manigance...)


Morceaux préférés : "Warrior's call", "Final strike - Part2", "Battle of the golems - Part II"

 

Mars 2008 Metalchroniques


Depuis l’avènement de Therion et de Rhapsody (Of Fire), le metalsymphonique a pris une autre ampleur et depuis, les suiveurs se sont infiltrés dans la brèche à coup de surenchère mais rarement avec autant d’aisance que les italiens. L’utilisation d’un véritable orchestre s’est démocratisé pour ceux qui en ont les moyens.
Certains groupes français ont tenté, comme d’autres, de prendre le chemin et de parvenir à subjuguer par des compositions grandiloquentes, somptueuses et influencées par la musique classique. Fairyland ne m’a jamais convaincu, Hamka (créé suite au clash intervenu dans Fairyland) n’a pas répondu à mes attentes, Mylidian ne pratique pas dans le metal sympho stricto sensu, Auspex ne se limite pas à cette simple démarche et enfin je ne connais pas la musique des Whyzdom ou autre Benighted Soul (il en manque certainement :D).
La France acquiert enfin ses lettres de noblesse dans le metal, la scène européenne compte enfin des groupes français d’envergure.
Il manquait LE groupe représentant le metal symphonique dans son approche la plus classieuse et c’est là qu’intervient Kerion dont je ne pouvais soupçonner un seul instant l’énorme talent et la sortie d’un troisième album (le premier signé) en tout point remarquable. Il y eut d’abord Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 puis The Last Sunset avant de prendre en pleine face Holy Creatures Quest.

Autant vous avouer de suite les références qui me parviennent à l’écoute de cet album. Kerion fait du power sympho, à savoir que les compos sont solides, puissantes et même si c’est une demoiselle au chant dont la portée vocale n’atteint pas celle de l’instrumentation, la musique ancrée dans la fantasy ne se veut pas mièvre, fadasse ou trop dense pour cacher un manque d’inspiration ou de talent.
Oui, amateur d’Epica ou de Nightwish trouveront peut être leur compte mais il faudra vous tourner vers trois groupes pour saisir, sur la lecture d’une chronique, dans quel esprit musical officie Kerion.
Si vous êtes au jus de ce que pratiquaient White Skull (période Federica), Dark Moor (période Elisa) et les Portugais d’Oratory (le chant de Flora est parfois confondant de ressemblance avec celui d’Ana), vous parviendrez en mixant le tout à vous faire une idée de la vivacité de Kerion, de la haute teneur de ses arrangements, de ce côté aventureux dans les compositions, de ce petit côté prog, de ses chœurs puissants.

Enfin un album de heavy power sympho qui me file des frissons, qui a le don de me faire esquisser un plaisir certain à l’écoute d’un riff mélodique accrocheur, d’un solo qui rend bien, d'arrangements  jamais obsolètes et hyperplaisants, d’un chant certes peu puissant mais enchanteur qui au final se marie très bien avec les ambiances développées. Thundering Records / Manitou Music ne s’y est pas trompé et une fois de plus a eu le nez creux pour donner une chance à cet album autoproduit de tout premier ordre dans le style.
Alors oui, la prod ne rivalise pas avec des groupes aux moyens plus importants (quoique celle-ci est plutôt de bon niveau) mais franchement après avoir chroniqué un album comme Neverland bénéficiant de la sollicitude d’AFM Records, il n’y a vraiment pas photo concernant l’intérêt.
Si Kerion pouvait bénéficier dès à présent du nécessaire pour éditer un album à la prod aux standards européens actuels, il y a fort à parier que ce nom ne resterait pas longtemps inconnu.     

 [09/10]Clayman

 

Mars 2008 Metal France


Il aura fallu trois ans aux niçois de Kerion pour réaliser ce premier opus qui constitue la suite logique de leur deux premières démos. Ce concept-album clôt la trilogie amorcée par "Conspiracy Of Darkness Staraxis Part I" sortie en 2003 puis "The Last Sunset" paru courant 2005.

"Holy Creatures Quest" allie à la fois complexité musicale au niveau des compositions et technicité au regard des importants moyens techniques mis en oeuvre pour produire ce petit bijou.
Comment décrire cet opus d'un point de vue strictement musical ? Disons simplement que l'écouter c'est comme se retrouver en plein coeur d'un royaume d'héroic fantasy, perdu quelque part entre fées et dragons.
Ces compos rapides et très techniques, ce chant clair et entrainant qui me font immanquablement penser à Finntroll concernant les thèmes musicaux puis à Rhapsody pour les histoires folkloriques.
Ensuite ce qui m'a beaucoup surprit à la première écoute c'est que le chant soit féminin, non pas que je soit totalement réfractaire aux douces voix de la gente féminine seulement des groupes qui sonnent aussi heavy avec une demoiselle au chant je n'en connais pas tant que ça et honnêtement c'est une très bonne chose pour eux. La voix de Flora nous transporte vraiment d'un bout à l'autre du cd.

J'aimerais également ajouter une motion un peu spéciale concernant l'artwork de l'album puisqu'il est signé par le célèbre M'sieur Fournier, créateur des pochettes entre autres d'Edguy, remarquable pochette même si ça n'a rien d'étonnant.

C'est un très bon cd, idéal pour une musique d'ambiance.

Synthetic

 

Mars 2008 Pavillon 666

Quatre ans après le premier acte, voilà que la saga Staraxis prend fin avec ce troisième volet "Holy Creatures Quest". Certes le concept en lui-même est original: créer trois albums racontant une histoire ici tout droit pompé sur le Seigneur des Anneaux ou alors dirons-nous (d'une manière plus douce) tiré d'un jeu de rôle inspiré de notre bien-aimé Tolkien!

Cet opus n'est pas seulement dans la continuité d'une histoire Heroic Fantasy mais aussi dans la continuité de leur second album "The Last Sunset". Les ingrédients présents sont les mêmes: à savoir un thème récurent de metal symphonique, un chant dit lyrique et des chœurs en veux-tu en voilà! Je vois certain déjà se poser la question pourquoi "chant dit lyrique"? La réponse est simple, en effet la voix du protagoniste n'est pas dans un registre classique de rock ou métal, mais bien à l'approche d'une voix lyrique. Ceci dit on est bien loin des prouesses vocales de la finlandaise Tarja Turunen, à savoir pas assez de puissance et se limite très vite dans les montées, avec un manque de persuasion! De plus les côtés chœurs bien qu'ils accomplissent avec une certaine conviction leur but: celui d'enrichir le chant principal, se retrouvent parfois trop en avant, ou donnent une impression de surfait. Il faut savoir dire stop, à trop en faire on gâche un peu l'aspect de départ.

Hormis le chant, penchons nous les parties instrumentales. Une symbiose quasi parfaite entre les instruments! En effet on ne peut que dignement approuver la valeur des musiciens. Chaque piste est travaillée, et s'imbrique fort bien l'une dans l'autre, avec un naturel qui ne peut laisser de marbre. Que cela soit la rythmique ou les solos, les guitares s'escriment à mêler des parties à la fois agressives et douces, tout en marquant un point d'honneur à laisser un peu de suspens sur les riffs à suivre. Ces derniers sont très variés touchant divers registres heavy, speed, power et oriental. Mais cette hétérogénéité s'essouffle un peu à la longue. Le regret qu'on pourrait avoir c'est au niveau de la basse, qui semble complètement lésée sur certaines pistes de l'opus.
Les Français ont décidé de mettre le paquet, à savoir s'offrir les services de JP Fournier (Impaled Nazarene, Avantasia…) pour l'artwork, et ont placé leur galette dans une maison abritant volontiers les groupes fougueux français: Thundering (Kragens, Nedra, Element…), s'octroyant ainsi une garantie de survie.

Fan de Fairyland, de Rhapsody, ou simplement si vous avez apprécié " The Last Sunset" cet album vous enchantera et il en sera dur d'en démordre. Il va sans dire que les jeunes Niçois semblent avoir trouvé le line-up idéal pour pousser la chansonnette de manière agréable. Malgré un travail acharné et peaufiné, il en résulte une certaine lassitude et impression d'écouter la suite de leur précédent album sans une évolution concrète. Ce qui a échangé entre les deux, c'est l'esprit marketing en plus.

7/10

 

Mars 2008 Les accros du métal

Alors que le Death et le Thrash font le siège de ma boîte aux lettres (ce qui me désole un peu car étant bien plus attiré par des consonnances mélodiques) il arrive qu'une bonne surprise débarque sans prévenir,
C'est le cas avec le 1er CD de Metal Symphonique sorti par Kerion qui succède à 2 démos enregistrées en 12 ans d'existence ,
Celui-ci représente la dernière partie de la trilogie « Staraxis », une histoire d'Heroïc Fantasy imaginée par Chris Barberi créateur du jeu de rôle portant le même nom,
Bon, le thème et surtout les créatures protagonistes de l'histoire sont usés jusqu'à la corde, Je ne sais pas moi, pour changer, ne pourrait-on pas parler d'autre chose que d'orcs, de nains ou de golems? De dragons par exemple ,,, ah non c'est déjà pris par Rhapsody, et bien de hordes de vikings ravageant l'Europe médiévale ,,, pff Stormwarrior a piqué l'idée,
Arf, dur dur de trouver un thème original de nos jours sans tomber dans un poncif, Tiens j'ai une idée (si elle n'a pas été prise par Punish Yourself): la révolte des Gay manifestant au mariage de Sarko pour obtenir le droit d'adoption,,, ah ah , je vous en bouche un coin là!!
Plus sérieusement, Kerion a mis les petits plats dans les grands avec une très grosse production pour ce CD, des arrangements magnifiques et des titres très punchy, le Power étant souvent mis à l'honneur (The Last Quest P2, Golem's Battle etc,,,) avec parfois même un côté happy (Warrior's Call),
La performance des zikos est sublime que ça soit au niveau de la rythmique avec une basse ravageuse (March Of The Legion) mais aussi avec des soli de grattes affolants et surtout des claviers dévastateurs qui rappellent souvent Sonata Artica (Golem's Battle, Minautorus Furor),
Par contre, où le bât blesse fortement, c'est au niveau du chant de Flora qui manque singulièrement de caractère et de personnalité, Par exemple le mid « Queen Of The Gorgons pt2 » perd énormément en puissance à cause de cela, L'alternance chant féminin et masculin de la ballade « March Of The Legion » fait un peu pop 70's, Bon c'est pas Stone et Charden mais quand même (quoique Stone finalement, peut-être bien quand même!!),
Dommage, vraiment dommage car musicalement, c'est pratiquement parfait,
Un titre comme « Minotaurus Furor » donne vraiment la banane grâce à un riff d'intro époustouflant de groove sur un rythme de Dance puis des énormes bends de basses pour appuyer les riffs qui donnent le ton pour un titre épatant à mi-chemin entre Sonata et Nightwish,
Dans un autre style « Innocent Unicorn » donne dans le celtique et s'apparente à du Mike Oldfield,
Le morceau de bravoure de cet album est l'épique « Final Strike pt2 » de près de 11mn de durée dont on retiend l'intro symphonique et inquiétante qui débouche sur une rythmique martiale à la Maiden et récèle un passage mid bien musclé avec là encore des claviers tonitruant façon Sonata, Cette galette est remplie jusqu'à la gueule puisqu'en plus des 13 titres, on y trouve un bonus sympa sous forme d'une ballade acoustique médiévale gratte/claviers ce qui nous amène à 70 minutes de zike desquelles il n'y a pratiquement rien à jeter,
Kerion s'est certainement donné, avec cet album, les moyens de ses ambitions (outre la musique, la superbe jaquette est signée JP Fournier) mais sans vouloir faire de l'acharnement thérapeutique, un chant plus charismatique aurait grandment magnifié leur production,

17.0/20

Janvier 2008 Metallinks

Kerion-Holy Creatures Quest
(
Independent)
 

Well this is a good start of 2008 for me we recieved the debut album from Kerion
called 'Holy Creatures Quest' and the band released this cd by their selfs and I don't understand that their is not a label that would bring this great cd out.
Kerion plays metal in the vein of Rhapsody of Fire and Fairyland and they do it really good.the cd contains 14 songs and the production is great ,what I really love about this album is that their is a female vocalist and she (Flora) has done a great job as I said before the play Metal in the vein of Rhapsody of Fire and Fairyland but with the female vocals they really got a own sound listen to "Queen of the Gorgons" and you know what I mean what a great song this is I think it's just a matter of time that a label like Nuclear Blast will sign Kerion it would be a great loss and a shame if we don't hear more about this band in the future
with such a debut album they are ready the be one of the highlights of 2008

Great job guys and Flora keep up the good work

Score;
8.9

Reviewed by Ronnie K

 

Janvier 2008 Metaluniverse

Auteur : Paolo Ouellet

 

 

Kerion a produit en 2007 un premier véritable album du nom de "Holy Creatures Quest". Toujours à la recherche d’un distributeur sérieux, Kerion y est allé d’un album qui reste dans le style empreuté par le groupe soit, un metal symphonique, ornementé par de magnifiques orchestrations.


Kerion a mis le paquet pour réaliser cet opus. Ainsi, des chœurs majestueux réalisés par Phil Giordana, le leader de Fairyland, une chanteuse lyrique en invitée sur l'intro de l'album et une superbe pochette signée Jp Fournier (Avantasia , Edguy...) font partie de l'aventure. Le tout, mixé au Harkam Studio par Willdric Lievin (Hamka) et Guillaume Serra. Pour les connaisseurs, le noyau de cet album représente la dernière partie de la trilogie "Staraxis" écrite par Chris Barberi. Ce concept album est dans la continuité de ce qu'a produit le groupe, en référence surtout à la démo intitulé "The Last Sunset", paru en 2005.


Débutant avec l’introduction symphonique "The Last Queen part 1", ce titre est suivit par la deuxième partie de celle-ci. Point important à spécifier, le son ainsi que la qualité des nombreuses orchestrations et des chœurs qui nous arrivent en rafale. La première partie de "Queen of the Gorgons" nous rappelle certaines couleurs chaudes du Mexique par exemple, ce qui est ressentit sur la deuxième partie de cette pièce, grâce en t’autre, au timbre de voix de Flora. Encore une fois, les orchestrations font partie de cette composition. Voilà une pièce qui se fera remarquer; "Warrior’s Call" est tout en puissance. Ambiance très power metal avec un à côté folklorique, les refrains y sont tout à l’honneur.


Autre titre qui aura un impact sur cet album, "Riders of Innocence". L’introduction de cette pièce est d’une ingéniosité exemplaire et, que dire de son interprétation. Le chant de Flora y met sa touche en toute délicatesse. Si vous avez le plaisir d’écouter cette pièce, vous y dénoterez de plus en plus un petit côté Rhapsodien… "Battle of Golem" est une autre belle composition qui nous transporte dans l’univers fantastique du Seigneur des Anneaux. "Breath of Heaven" est une magnifique ballade entourée d’une ambiance symphonique enchanteresse.


En résumé, "Holy Creatures Quest" saura satisfaire tout amateur de metal symphonique, aux titres accrocheurs et mélodiques. Même si le chant de Flora démontre une nette amélioration, il y manque un peu d’agressivité, toutefois, je ne veux surtout pas lui enlever ses qualités car la justesse et la clarté de sa voix est très honnête. Du côté de la production, Kerion a fait ses devoirs et le groupe a atteint un seuil de très grande respectabilité. Les compositions sont extrêmement raffinées et diversifiées. Voilà donc la force majeure de Kerion. En derniers mots, les labels qui sont à la recherche de la perle râre, si vous lisez cette critique, vous venez de la trouver.


Note : 9.2/10

 

Octobre 2007 Heavylaw

Le groupe Kerion n'est plus à présenter, nombreux sont d'entre vous qui ont été concquis par leur précédent album The Last Sunset. Malgré le fait que le groupe n'ait toujours pas trouvé de label, cela ne les a pas découragés à continuer leur volée en mettant les gros moyens pour ce nouvel album. Au menu, du Finnvox studio pour le mastering, du Harkam studio pour le mixage, du Fairyland pour les choeurs et du JP Fournier pour la cover. Avec une telle liste, Holy Quest Creatures s'annonce d’ores et déjà comme être l'album de la concrétisation.

Et en effet, dès les premières minutes on sent l'énorme pas en avant qui a été effectué depuis The Last Sunset. Le groupe a gagné en maturité et a réussi à ne pas faire deux fois les mêmes erreurs. Quelle joie d'écouter ce nouvel opus de Kerion.

Primo, j'adore les compos. 13 titres mais on ne s'ennuie pas pour un sou. Il y en a pour tous les goûts. Perso je suis énormément fan de titres comme Warrior's Call et son refrain puissant et sa guitare très power folk (un peu à la Wuthering Heights)) ou bien la délicatesse et la volupté de Riders of Innocence, l'entrainant The Last Quest part 2, le saisissant Battle Of The Golems. Sans vraiment plagier ce qui existe déjà, le groupe arrive à apporter des sonorités inédites et n'hésite pas à en agrémenter toutes leurs compositions. Mais quel bonheur! Il faut l'écouter pour le croire, mais c'est bel et bien à un Kerion en bonne et due forme que nous avons à faire. Le groupe se montre très accroché à son origine symphonique, cette tendance est confirmée et poussée, la production y étant tout de même pour quelque chose. J'apporte une attention toute particulière sur les orchestrations qui ornent l'album. Point d'exagération, la musique ne se trouve pas être noyée sous des tonnes de cuivres et de cordes. La chose est dosée comme il se le doit. Les ambiances sont bien plus travaillées et l'on se croirait par moment en plein Pirates des Caraïbes ou bien dans un bon Tim Burton (Minotauru's Furor). Gros coup de coeur concernant Final Strike part II. Un morceau long d'une dizaine de minutes dans lequel tout le talent de composition de Remi Carrayrou est mis au grand jour:"Où Mélodie Rime Avec Puissance".

Secundo, j'adore le son. On est bien loin de The Last Sunset, le son de Willdric est toujours aussi plaisant, qui plus est lié au mastering de Mika Jussila, alors imaginez le résultat. Le groupe se paye la traite en engageant Philippe Giordana pour les choeurs ce qui apporte un + majeur aux compositions. J'aurais peut-être préféré avoir la guitare et la batterie un poil plus en avant. Mais en vain, cela viendrait sûrement ternir l'identité du groupe qui se forge son propre son au fur et à mesure des années.

Flora est également remarquable, même si son côté lyrisme est peu approprié sur certains titres, on sent la miss plus en forme que jamais. Ecoutez-moi donc ses prouesses sur l'interlude Final Strike Part I. C'est beau! Si cette évolution pour le prochain album est la même, on risque de voir une demoizelle avec un chant beaucoup plus personnel et -je l'espère aussi- un poil plus agressif.

Cet album s'annonce être un incontournable pour tous les fans du style. Si vous aimez les titres accrocheurs, travaillés et mélodiques je ne peux que vous conseiller de vous procurer ce nouvel opus...ha pardon! [mode coup de gueule ON]Une nouvelle fois, nous sommes face à une totale injustice, le groupe essaie tant bien que mal de trouver un label mais en vain. Une nouvelle fois, messieurs les labels, vous passez à côté de quelque chose d'exceptionnel et d’unique. Holy Quest Creatures se trouve être bien meilleure que certaines productions que vous osez sortir et qui font honte à la scène métal. Mais bon dieu, ouvrez les yeux![mode coup de gueule OFF]. Lâchez pas Kerion, si les labels ne sont pas là, le public est derrière vous. Et nous, moi, nous sommes là . Faites honneur à la scène française comme vous le faites actuellement. Un grand merci...

Duck

Note 8/10

Aout 2006 Metal Universe

Par : Paolo Ouellet

Depuis quelques semaines, j’ai recu quelques albums démo de groupes de divers pays. Un d’entre eux est d’origine Français, plus précisément de Nice. Kirlian ( Kerion) a été formé en 1997 . Un premier démo a été enregistré en 2001 puis, par la suite "Conspiracy Of Darkness", une autre démo füt enregistrée en 2003. D’ailleurs, cette démo a été le début d’un concept créé par Christophe (l'auteur du groupe).

La dernière réalisation de Kerion se nomme "The Last Sunset". Bien que celle-ci est à l’étape de démo, la qualité de composition de cette démo est pratiquement irréprochable. Le groupe évolue dans un style metal symphonique avec chant féminin, accompagnée sur quelques pièces par la Chorale Rimiez de Nice, qui est composée de 25 personnes.

Kerion est donc formé par Flora au chant, de Stéphane à la basse, Jérémy au piano, et de Rémi à la guitare. Christophe est l’auteur de Kerion et Rémi écrit les lignes vocales ainsi que la musique.

"The Last Sunset" se veut être un album concept. Kerion est un jeune groupe et malgré tout, il nous démontre une grande maturité, autant au chant que dans les parties musicales bien diversifiés. À commencer avec Time of Fantasy Part II qui donne une bonne idée à quoi Kerion est capable de faire. Pour citer quelques pièces à remarquer sur cette démo, notons The Gathering dont le chant de Flora est accompagnée par la chorale, Buffoons of Sephiria aux ambiances tantôt folklorique, tantôt plus heavy. Dragonfly est une très belle réalisation de cette démo; le chant de Flora s’unie merveilleusement bien aux parties musicales très diversifiés de cette pièce. Ghosts of Memories, à la fois si tendre, si mélancolique, si envoütante et si douce est la ballade de "The Last Sunset". Que dire de l’introduction de Dark Isle Part II qui est un clin d’œil aux fans de Rhapsody. Victory of Darkness est sans aucun doute la plus belle réalisation de cette démo; puissante intro symphonique s’enchainant vers une composition épique au rythme speed metal entrecoupé de partitions classiques et symphoniques.

Bref, Kerion a une avenir plus que prometteur devant eux. L’effort doit être reconnue et encouragé. Aucun doute que le point fort de "The Last Sunset" est sa réalisation, ses compositions, ses parties musicales. Malheureusement, la production devra être corrigée ainsi que le chant de Flora qui se perd de temps à autres dans les nombreuse variantes musicales. Une autre belle découverte, un autre groupe à surveiller de près.

Note : 8/10

 

Avril 2006 AngelSymphony

 Kerion est un goupe originaire de Nice et a sorti sa deuxième démo "The Last Sunset", mais quel démo ....

En effet, le groupe s'est adjoint les services de la chorale Rimiez de Nice comportant 25 personnes dans ses rangs et d'un invité surprise, Phil de Fairyland qui apparaît sur un des morceaux.

Kerion est justement très proche musicalement de Fairyland tout en gardant sa propre originalité qu'il devra creuser au fil du temps.


Venons en à la démo elle-même, elle débute par une intro proche d'une musique de film qui nous plonge directement dans le bain enchainant directement sur "Time Of Fantasy Part 2" possédant un riff et un refrain que l'on retient dès la première écoute, à noter que le chant est partagé par Flora et un chanteur "guest", les choeurs apportent une dimension à ce morceau que je ne me lasse pas d'écouter.
La maitrise instrumentale est excellente, les morceaux sont riches en orchestration et mélodies tout ceci mené par les mains du maitre Rémi, guitariste et principal compositeur du groupe.


La démo est basée sur le concept de Staraxis disponible sur le site que je vous invite à lire.
Chaque morceau possède sa propre ambiance et tout au long de l'écoute de ces 11 morceaux aucune longueur ne se fait ressentir...

Je ne vais pas vous faire la critique de chaque titre car il faut écouter cette superbe démo d'une seul traite et vous verrez vous ne serez pas pris par une overdose bien au contraire une fois la démo terminée vous appuierez à nouveau sur la touche "play" de votre lecteur
De plus le son est excellent malgré le peu de moyen utilisé c'est important de le souligner!!
Un seul petit hic, eh oui il en fallait un, par moment le chant de Flora manque de puissance mais je suis certains qu'avec du travail cette petite "lacune" sera comblée sans problème.

En résumé pour tout fan de métal symphonique qui se respecte, je vous recomande viviement cette démo.Et j'attends avec impatience la suivante.


PS perso pour Rémi : désolé pour avoir mis autant de temps à rediger cette chronique mais chose promise chose due.


Note : 85/100

 

Decembre 2005 sur Obskure

 Rien qu'à la vue de la pochette et du track listing, on suppose de suite que l'on a à faire à du sérieux. Ensuite on appuie sur la touche play de la platine et c'est LA confirmation. Nos suppositions étaient donc vraies ! Une Orchestration et des choeurs grandiloquents, des arrangements comme s'il en pleuvait, les niçois de Kerion ont une ambition et une créativité débordante qui transparaît au grand jour avec ce "The last sunset".
D'ailleurs appeler un tel objet " démo" sonnerait presque faux ou tout du moins un peu étrange devant tant de professionnalisme. Et ce n'est pas la durée de la chose dépassant l'heure de musique qui va me contredire.

Le Metal symphonique du groupe emprunte autant à Nightwish qu'à Rhapsody ou serais-je plutôt tentée de dire à Fairyland car à l'instar de leurs compatriotes, les musiciens de Kerion ont opté pour l'option "chant féminin". Pas un chant lyrique à la Tarja, mais un timbre posé tour à tour agressif et mélodique faisant tantôt penser à Lana Lane et tantôt à Elisa C.Martin sur les passages les plus acerbes. Voilà donc le pourquoi d'un rapprochement inévitable avec Fairyland.

Dans l'ensemble , Flora s'en sort plutôt bien. On pourrait tout de même lui reprocher ici et là un léger manque de conviction sur des textes auxquels elle n'a point collaboré. En effet, "The last sunset" est le second volume d'une trilogie médiévale fantastique façon épée d'émeraude écrite par Christophe Barberi, un proche du groupe.
Même si on y habitué maintenant (depuis le premier album de Rhapsody et tous les clones qui ont suivi) ce type de Metal à tendances symphoniques, quand il est bien joué et qu'il sort un temps soit peu des sentiers battus, à quand même fière allure.
Et comme Kerion, fait à l'évidence, partie de cette race d'ingénieux inventeurs prêts à apporter une touche de fraîcheur au style, on ne peut que les saluer.
Oui car même s'ils puisent ça et là quelques plans déjà entendu chez leurs aînés, il font également preuve d'une maturité certaine et d'une créativité qui ne peut inspirer que le respect. Nos musiciens ,malgré leurs faibles moyens ont réussi le pari de nous offrir le meilleur d'eux même et le résultat est époustouflant. Bon, d'aucuns dirons que la chorale Rimiez de Nice qui apparaît sur la moitié de l'oeuvre, à la fâcheuse tendance de donner une consonance "choriste" à ces morceaux plutôt mal venue. Mais passée outre cette légère faute de goût, Kerion alterne le bon et... l'excellent comme sur "Buffons of sephiria" ,un titre épico-celtique digne des plus grands, où Flora réalise sa meilleure performance vocale.

Même si les niçois n'ont pu s'empêcher d'utiliser tous les poncifs du genre comme la sempiternelle voix death sur "Dragonfly" qui n'apporte pas grand chose au morceau, les longues plages instrumentales et interludes parfois franchement pompeuses qui cassent un peu le rythme de l'ensemble, "The last sunset" est une oeuvre qui mérite qu'on lui prête une oreille attentive.

Elle réussit sans mal à nous transporter vers des contrées féeriques et imaginaires, je dirais presque envoûtantes....Ce qui est très prometteurs car rappelons nous tout de même que "The last sunset" n'est qu'une démo avec toutes les imperfections sonores propres à cet exercice fatal à nombre de combo...

Une douce reprise qui vient du froid, clos l'album de la meilleure manière. Avec une production digne de ce nom et quelques retouches ici et là, Kerion n'aura pas à rougir devant les références du genre. Si l'on compare cette oeuvre de qualité à quelques "bouses" signées par certains labels, il est impossible que "The last Sunset" n'en reste qu'au stade de démo. A se procurer d'urgence !!!

 

Novembre 2005 Audiometal


 
Dans le Sud de la France, on aime bien Rhapsody. En aucun cas, je ne me risquerais à en faire une vérité générale, mais concernant Kerion, les faits sont là. Les intéressés eux même ne le nieront pas, leur heavy-metal épique tirant son inspiration dans un univers d'héroïc-fantasy proche de celui des Transalpins. Tout cela, afin de donner un rapide aperçu de la musique pratiquée par le groupe. Mais, clamons le haut et fort, nous ne tenons pas là un énième clone de Rhapsody ! Oh que non !

Evidement les ressemblances peuvent paraître flagrantes et les comparatifs aisés (après tout, les deux formations n'évoluent elles pas dans un style similaire). Néanmoins, les Niçois proposent de biens belles choses sur ce "The Last Sunset", leur seconde démo. Tout d'abord, c'est une jeune donzelle qui tiens ici le poste de vocaliste. Malgré quelques petites imperfections, la belle s'en sort avec les honneurs dans un registre pas forcément évident, tout en parvenant à garder un style bien à elle et suffisamment original pour démarquer Kerion des actuelles productions du genre.

Malgré son jeune age, le groupe parvient à surprendre en proposant quelques compositions très réussies ("Time of fantasy", "Dragonfly", "Ghosts of memories"). D'une manière générale les morceaux sont assez bien ficelés et agréables à écoutés, variant les genres et diversifiant les atmosphères ("Buffons of Sephiria" et ses ambiances tantôt folks, tantôt heavy voire néo-classiques, le martial "The gathering" ou encore le sombre "Victory of darkness" en étant de bonnes illustrations). On se surprendra même, par moment, à chantonner quelques refrains ("Dark isle", "Time of fantasy").

Le réel regret concernant ce disque provient incontestablement de la production, pas mauvaise ... mais bien plate au demeurant, qui ne confère hélas pas la puissance qui aurait littéralement scotché l'auditeur à son fauteuil (se sont les choeurs, et quelques parties instrumentales qui en souffrent le plus).

Une dernière remarque concernant la durée du disque avoisinant les soixante minutes. Alors, oui, je sais c'est un peu dur de reprendre un jeune groupe sur la durée d'une démo, mais toujours est-il que l'on constate par moment quelques légères longueurs (sur "Centaurs" par exemple). Oh, rien de grave, mais à être plus concis, "The Last Sunset" aurait sans aucun doute gagné en intensité

Quoiqu'il en soit, nous saluerons néanmoins comme il se doit ce second effort, et tout particulièrement la capacité du groupe à nous présenter une musique mature et réfléchie sans tomber dans les clichés inhérents au style. Ne manque réellement qu'une production digne de ce nom.

Bravo !

 

Septembre 2005 Heavylaw

Note : 5/6 Année : 2005
Site Officiel Label : Auto Production

Commentaires :
Quand je vois le peu de moyens dont dispose la scène métal française, je ne peux que saluer la farouche et fervente détermination dont font preuve nombre de nos métalleux nationaux.
Et cette démo concoctée par KERION en est un exemple bienvenu.
Dès TIME OF FANTASY et son intro sympho KERION nous sort le grand jeu, se payant même le luxe de chœurs convaincants. Alors bien sûr, le son n’a pas l’amplitude d’une production Sascha PAETH mais parvient à être tout à fait convaincant. C’est le minimum pour une musique qui met pas mal d’instruments en œuvre. Sur ce TIME OF FANTASY, les deux voix claires, masculine et féminine, ne sont pas assez appuyées à mon goût ( lâchez-vous, les enfants !). Mais sans complexe, ils nous gratifient d’un refrain digne des plus grands, et l’on ne peut qu’être scotché par la très grande qualité de l’orchestration, opulente sans être un foutoir.

CENTAURS confirme. Belle intro orchestrale, des guitares incisives, une voix encore une fois trop retenue, un pré refrain théâtral, de belles parties instru pour un morceau au rythme enlevé au refrain peut-être trop classique.

THE GATHERING est une autre très bonne surprise. Intro théâtrale avant que le rythme ne s’emballe. La voix féminine est ici « filtrée » pour un excellent rendu qui efface du coup le reproche que j’ai pu faire pour les précédents titres. Mélodie prenante et convaincante servie par une orchestration où guitares et claviers foisonnent avec une incontestable maestria. Une petite touche classique par ici, de jolis chœurs par là, un break subtil ailleurs.

Oserai-je dire que pour une démo, ils pouvaient s’en tenir là, leur potentiel étant suffisamment mis en valeur sur ces près de vingt minutes de compo ?

Mais bon, comme on n’a pas affaire à des fainéants, ils ont préféré remettre le couvert pour une démo qui totalise un peu plus d’une heure au compteur !

Ce LAST SUNSET est une œuvre ambitieuse qui manque peut-être sur sa longueur de « balises » genre refrain qui tue ou de morceaux à l’ambiance originale – à l’instar du très réussi DRAGONFLY par exemple- mais les bonnes idées abondent, donc….

Donc, je ne me fais pas de souci pour l’avenir artistique de la dream team de KERION.
S’ils acceptent les critiques – peu nombreuses quand même !- leur plus gros écueil dans un proche avenir sera de trouver asile dans une boîte à zique qui saura leur donner les moyens de leurs ambitions. Alors croisons des doigts en acier inoxydable et souhaitons à KERION de concrétiser leurs rêves métalliques !

Moi, j’y crois en tout cas…

PapaDuck