MetalSymphonique.com
Si un jour, dans la rue,
vous croisez quelqu'un en train de secouer gaiement la tête et de
battre joyeusement la mesure du pied, il se peut qu'il écoute un
refrain de Kerion. A la fois épique, allègre,
entraînante mais aussi parfois mélancolique, la musique de ce groupe
français s'inscrit dans un style power/speed, quoiqu'un tantinet
atypique, le dernier opus ne manquant pas de nous le prouver.
Traditionnellement, nous porterons d'abord notre attention sur le
morceau d'introduction de cet album, intitulé sobrement Prelude.
Que dire, que dire à part que cette introduction est véritablement
annonciatrice de l'univers de Kerion? Des premières
secondes posées, des instruments rentrant au fur et à mesure, des
voix gagnant progressivement en intensité et, bien sûr, des
guitares. N'est certainement pas guitariste qui veut, à plus forte
raison guitariste de metal. Les morceaux de Kerion
ne manqueront pas de soulever l'éternel débat « technique versus
feeling », mais passons, car là n'est pas la question. Ce prélude
possède l'étrange attrait de paraître à la fois simpliste et
grandiloquent, quoique les deux ne soient pas forcément
incompatibles…
Cela dit, c'est sur Time Of Fantasy que s'ouvre réellement
l'album, car ce morceau on ne peut plus accrocheur sonne comme un
single en puissance. Son refrain vous restera un bon petit moment
dans la tête. Cette chanson fonctionne un peu comme la scène
d'exposition d'une pièce de théâtre, ou encore comme une bande
annonce bien coup de poing à l'Hollywoodienne, c'est selon comment
on voit les choses. Et cela non seulement par son texte qui semble
être un hommage à la fantasy, mais aussi par sa construction qui
tient en haleine l'auditeur jusqu'au bout, l'emmenant dans un
univers peuplé de créatures fantastiques, créatures présentées par
ce deuxième morceau qui, d'ailleurs, est repris bien plus tard dans
une surprenante version acoustique, dévoilant ainsi - comme sur
quelques autres - de fragiles influences folk. En effet, l'ensemble
de la tracklist est ponctué de douces interventions de guitare sèche
assumant un contraste marqué avec les soli et autres rythmes speed :
on songe à l'intro de Face The Beast ou de We Will Go…Pour
autant, ce n'est pas nouveau ; on se souviendra de la version
analogue de The Last Quest sur le précédent album. Une
douceur qui serait donc un peu l'eau apaisant le feu des guitares
criantes, dont les soli endiablés finiraient peut-être par rebuter
les auditeurs quelque peu réticents au trop démonstratif.
Nombreuses sont les formations de metal symphonique travaillant sur
le contraste : voix lyriques et grunts, violons alliés à des rythmes
death… Kerion ne fait pas exception à la règle même
si chacun a son art et sa manière de faire. La voix de Flora, tout
en douceur, vient se poser comme une plume sur un champ de bataille.
Son chant est riche de ces bas-medium qu'il est si rare d'entendre
chez les chanteuses du genre, tout en s'élevant de temps en temps
dans des aigus un peu plus puissants. Il captivera certainement les
amateurs de metal quelque peu rebutés par le côté trop opératique de
certaines frontwomen. D’autre part, quelques grunts font leur
apparition sur le morceau Face The Beast, bienvenus car
intervenant ponctuellement. La musique de Kerion
n'est pas vraiment faite pour glisser vers l'extrême, et puisqu'il
faut aussi parler des choses qui fâchent, on pourra reprocher au
chant principal son accent non anglophone très audible par moments :
non pas que le but soit de faire croire à tout prix que l'on parle
et chante parfaitement l'anglais, cependant il apparaît qu'un petit
effort serait bénéfique afin que l'élocution soit plus fluide. Il
s'agit d'une question esthétique.
Les choeurs, menés quant à eux par Phil de Fairyland,
interviennent très souvent selon la même méthode : appuyer un
refrain puissant et épique. A ce titre, référez-vous donc aux
morceaux The Abyss, Resurrection, We Will Go
et bien sûr Time Of Fantasy, qui sont les plus
caractéristiques de cet effet. Cette habitude a peut-être tendance à
se répéter un peu trop souvent. Heureusement que les structures sont
riches et les influences diverses par ailleurs. Et puis, nous n'en
sommes qu'au second album : il s'agira peut-être de commencer à
s'inquiéter du manque de renouvellement une fois que le groupe aura
une carrière discographique un peu plus longue.
Enfin, last but ont least, un album, un groupe, la musique
en fait, ce n'est pas seulement des notes et des battements mais
aussi des mots, des textes. Ceux de « The Origins » se rassemblent
sur un même thème qui est expliqué au dos du livret : la Staraxis
Saga. « The Origins » est ainsi défendu par les Niçois comme le
récit du commencement de cette saga, dont ils nous parlaient déjà
dans « Holy Creatures Quest » (à noter pour l’anecdote que « The
Origins » reprend les toutes premières compositions du groupe). Son
étude dépassant le cadre d'une simple chronique, je vous invite donc
à découvrir par vous-mêmes cette facette de la musique de
Kerion. Une musique qui a donc bien des choses à dire, et à
interpréter.
SoilChronicles.fr
Hou ! Les vilains ! En préparant cette
chronique, je me suis demandé ce que chez Soil nous avions pensé des
derniers travaux de notre groupe niçois. Une petite recherche dans
l’index et oh ! Stupeur … aucun texte, report, photo … ce qui est
d’autant plus bête que connaissant ma discothèque personnelle et les
gouts de mes collègues, et en ayant quand même trouvé des allusions
aux deux démos et à Holy Creatures Quest sorti en 2008 dans
d’autres écrits, on apprécie grandement Kerion,
mais visiblement, l’occasion de disséquer une partie de l’œuvre n’a
pas du se présenter à nous. Donc, pan sur le bec, mea culpa, il est
donc grand temps de remédier à cet affront.
Et pour ça, il faut bien reprendre les
choses depuis le début… nous avons donc déjà dit que Kerion
est un groupe niçois. L’origine remonte à 2002, date à
laquelle sur les bases d’un projet instrumental de metal prog (Kirlian)
datant de 1997 une bande de copains en s’enjoignant l’aide d’une
première chanteuse puis surtout de Flora se lance dans l’aventure
risquée et ô combien concurrentielle du metal sympho. A cette époque
l’aura du grand frère local Fairyland, qui avait dans ses cartons le
magnifique « Of Wars in Osyrhia » commençait à grandir. Cet album en
fait posa les bases d’une école azuréenne du Power Metal Symphonique
dont Kerion va devenir un membre important. Grace à 2 démos pourtant
assez inégales (« Conspiracy Of Darkness » et «
The Last Sunset
»), ils arrivent à se faire un petit nom dans l’underground
français. D’abord, il est un peu vrai, parce que le « Metal à
chanteuse » était un des styles les plus créatifs et les plus en
vogue du moment, mais aussi parce que le groupe s’est lancé dès sa
phase d’auto promotion dans un projet non pas seulement musical mais
aussi plus « littéraire » avec la mise en place d’un véritable
concept basé sur le monde teinté d’Heroic Fantasy imaginé par
l’américain Chris Barberi, Staraxis. Cette approche conceptuelle
étant assez rare, ils attirent donc l’attention du label français
Thundering Records qui offre à Kerion
de diffuser leur premier album « Holy Creatures Quest
» en 2008, enregistré sous la houlette de Willdric Lievin
(ex Fairyland, Hamka) avec la complicité pour les
chœurs et orchestrations de Phil Giordanna (Fairyland,
comme le monde est petit.). Un bel artwork de JP Fournier,
une bonne distribution, de bonnes critiques, et l’affaire est
lancée…
Et donc, 2 ans après, où en sont nos niçois
? Ils nous reviennent donc avec sous les bras un nouveau disque, «
The Origins », lui aussi illustré par Fournier et sonorisé
par Lievin. De ce coté, pas de surprise de taille à attendre donc,
mais il est à remarquer que le dernier nommé a très bien travaillé,
la production est très équilibrée entre les instruments principaux
du genre, les guitares et les claviers se taillent la part du lion
sur cet opus sans écraser le chant. « Holy Creatures Quest
» se terminait par un morceau nommé « Final Strike », ce
qui laissait porter à croire que la saga de Staraxis s’achevait.
Mais le nouvel album revient comme son nom l’indique sur la genèse
de cette grande épopée et pour cela le groupe a trié des deux démos
les morceaux qui méritaient un grand dépoussiérage et y ont adjoint
quelques morceaux inédits. C’est donc dire qu’au niveau du style,
pas de grand changement, une fois de plus, le Metal de
Kerion se fera symphonique, dans la pure tradition du
genre. Les orchestrations classieuses, comme précédemment, sont le
fait de l’influence non négligeable de groupes comme
Rhapsody, mais ne tombent jamais dans la démesure. En fait,
même si quelques chœurs (une fois de plus mitonnés par le sieur
Giordana) peuvent être un peu pompeux par moment, le rendu global
est très équilibré. D’autant plus que Flora signe ici une très belle
prestation vocale. Tout en gardant la particularité de son timbre,
la demoiselle n’est pas et ne sera surement jamais une grande diva
très lyrique, ses lignes de chants sont justes, douces, pas
forcément très puissante, mais ne serait ce pas les prémices d’une
mini école de chanteuse « à la française » ? C’est un peu comme ça
que je le ressens, surtout après avoir entendu les chants féminins
sur les albums de Wildpath ou de Bel O Kan,
par exemple. En tous cas, les quelques hésitations et imperfections
qu’on pouvait percevoir dans les disques précédents sont oubliées.
Il y a eu du travail de ce coté là, c’est certain, ça se sent, même
si quelques montées dans les aigus ne semblent encore pas très
maitrisées. Les mélodies n’en sont que plus belles, et même si le
duo avec le grunter de service sur « Face the Beast » tombe
un peu comme un cheveu sur la soupe, la dualité entre Flora et la
voix du producteur–invité Willdric Lievin sur le titre d’ouverture «Time
of Fantasy » fait assurément mouche, et laisse présager dès les
premiers instants de très belles choses pour la suite, à l’image de
ce magnifique refrain sur « Resurrection », attaqué par les
chœurs pour être conclu brillamment par Flora. Chapeau bas, Gente
Dame ! C’est vraiment le très bon point de cet album. Et puisqu’on
en est à l’attribution de bons points, restons dans le domaine un
peu scolaire et continuons en glissant quelques mots sur quelques
compos.
Les titres rapides sont majoritaires, et un
soin particulier a été posé sur les parties de guitares, les riffs
en rythmique sont assez massifs, et les nombreux chorus sont
mélodiques, aériens, et ne constituent en aucun cas un déballage
technique rébarbatif. Il est intéressant de voir que le groupe a su
casser ce qui aurait pu être un album très linéaire avec quelques
chansons moins véloces mais très convaincantes aussi. Glissons
rapidement sur la ballade extraite de la deuxième démo « Ghost
Of Memories » à laquelle on préférera très largement la belle
version acoustique servie en bonus de «Time of Fantasy ».
Attardons nous plutôt quelque peu sur un bien plus intéressant «
Angels of the Last Hope », qui avec ses belles mélodies
vocales, sa guitare sèche, ses changements de rythme intelligents,
s’emballant avec l’apparition des sons saturés, se calmant de
nouveau avec un très beau solo acoustique qui laissera enfin sa
place à un chorus plus métallique … ce titre est sans contexte la
grande réussite de « Origins », bien qu’étant un des plus
anciens du répertoire du groupe.
Album idéal donc ? Presque. Le principal
défaut qu’on pourrait lui reprocher est d’être un peu trop gentillet
dans l’ensemble. Et ce ne sont pas les quelques grunts sur «
Face The Beast » qui feraient la différence. Mais bon. Ça,
c’est vraiment l’argument qui vise à prouver que le chroniqueur,
même amateur, est une sacrée peste qui va toujours chercher la
petite bête, même à l’endroit où elle n’est pas, hein ? Car en fait
ce petit « peut mieux faire » ne reflète jamais que mon ressenti
personnel, et cet album montre quand même un fameux potentiel. Et
Kerion clôt de manière très encourageante la saga
Staraxis. Espérons que l’élan du groupe ne soit pas cassé par les
sempiternels problèmes de line up (le groupe recherche un nouveau
batteur …) et qu’on aura la joie de les voir sortir de leur Cote
d’Azur natale pour venir visiter notre beau pays.
Note du
Soilchroniqueur (Fredo) : 8/10 http://www.soilchronicles.fr/chroniques/kerion-the-origins
Spirit Of Metal.com
Après un
Holy
Creatures Quest
plein de promesses et d’espoir, le groupe français
Kerion
nous revient en cette année 2010 avec un nouvel opus intitulé
The
Origins.
Pratiquant un power metal symphonique des plus accrocheurs et
efficace, le jeune combo avait impressionné par la maturité de
sa musique, et la voix enchanteresse de Flora n’avait pas laissé
indifférent (pour ma part tout du moins… quoique manquant un peu
de panache par moment).
Alors que vaut
The
Origins
?
Eh bien… Bah, malheureusement, pas grand-chose d’extraordinaire…
Tout du moins sur une partie de l’album.
En effet le groupe continue sur la route qu’il avait empruntée
dans HCQ, en tout cas sur la plupart des titres comme Time Of
Fantasy ou Dark Isle qui rappelle toujours autant
Rhapsody
Of Fire
par le côté médiévale, lyrique et néo-classique avec des
refrains chantés à tue tête par des chœurs masculins. Mais là
vas s’arrêter la comparaison.
En effet, le groupe semble enfin avoir trouvé sa voie !
Ecoutez donc Face
The
Beast
avec sa superbe intro acoustique accompagnée de ces tambours
battant, semblable à quelque armée se préparant à
l’affrontement, puis se déchainement de guitares/basse/batterie
évoquant une chevauchée et ce cri, que dis-je ?! cet hurlement,
ce « grunt » que l’on ne connaissait pas à
Kerion
et qui apporte un coté très sombre et appréciable, délectable
même ! Sans oublier la magnifique voix de Flora qui nous montre
enfin de quoi elle est capable en montant haut dans les aigus,
donnant des frissons ! Et ce superbe solo de guitare absolument
magistrale qui rivalise sans soucis avec Turilli, mais en plus
doux, plus expressif, moins poussé sur le
j’me-la-pête-je-suis-un-malade. Une des meilleures chansons de
l’album sans aucun doute.
Et que dire, que dire de la sublime ballade
Ghost
Of Memories ?
Sinon qu’elle est tout simplement magnifique. Un piano somptueux
et une Flora au sommet de son art ! Quoi de plus beau ? Cela
faisait bien longtemps que je n’avais pas apprécié à ce point
une ballade, que mon esprit ne s’était pas égaré et que mes
pensées avaient divagué dans un autre monde.
Autre titre à retenir, et le plus intéressant pour ma part, We
Will Go.
Un titre que l’on pourrait qualifié de folklorique par ses
guitares acoustiques qui y prennent une place très importante et
son superbe refrain mi acoustique/mi symphonique et ces chœurs
semblables à des marins chantant dans un bar, sans oublier un
Philippe Giordana (Fairyland)
exemplaire au piano… Et évidemment, Flora toujours aussi
efficace.
Il semble donc que
Kerion
ait bel et bien réussi à se forger une identité et à se détacher
de l’étiquette de
Rhapsody
Of Fire
avec une voix féminine qu’on pouvait lui coller.
Malgré une batterie un peu trop « mécanique » et classique dans
le genre (il est important de noter à ce sujet que le groupe ne
possède pas de membre actif à ce poste), Flora et les
guitaristes placent la barre très haute aussi bien au niveau
technique qu’émotionnel, aspirant l’auditeur dans un monde
magique et magnifique.
Avec
Fairyland
et
Kerion,
le métal symphonique français semble avoir de beaux jours devant
lui.
18/20
http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Kerion-nom_album-The_Origins-l-fr.html
Heavyolution-metalblogspot.com
Fundada em
2002 a banda francesa Kerion, fez sua estréia com “Holy Creatures
Quest” seu primeiro full-lenght em 2007, agora após 3 anos chega o
segundo álbum “The Origins”.
“The Origins” possui um poderoso e
épico metal sinfônico, um excelente trabalho instrumental e a bela
voz de Flora. Os faixas de destaque do álbum são: a melódica “Time
Of Fantasy”, “Black Fate”, “The Abyss”, a bem trabalhada “Angels Of
The Last Hope”, “Face Of The Beast” e “Resurrection”. Uma versão
limitada do trabalho contém uma versão acústica da faixa “Time Of
Fantasy”. “The Origins” é um excelente trabalho com passagens bem
variadas e muito bem elaboradas. Recomendo!
(9,0)
http://heavyolution-metal.blogspot.com/2010/10/kerion-origins-2010-reviewresenha.html
Odymetal
Après deux démos et un premier album qui formaient une trilogie,
ce deuxième album doit être complémentaire avec un retour dans
la chronologie de l’histoire (une situation similaire aux films
de la saga « la guerre des étoiles »), d’où vraisemblablement le
titre annonciateur de l’album, celui-ci reprenant 3 titres des
deux précédentes démos. Le groupe avait encore des choses à dire
et le dit globalement de belle manière.
On remarquera comme points communs à la qualité de l’ensemble,
la voix cristalline et assurée de Flora la chanteuse, des chœurs
puissants, teintés FAIRYLAND, qui donnent une réelle ampleur aux
refrains accrocheurs, des voix masculines s’insérant sur
certains titres, des guitares bien présentes tout comme les
claviers importants voire imposants pour le rendu sympho de
l’ensemble. Mais au fait qui tient les claviers,
d’autant plus que j’ai aussi un doute sur le batteur qui a
peut-être changé, les infos sur les différents sites du groupe
ne donnant pas de renseignements sur ces points ? « Time Of
Fantasy » déboule après un prélude (on ressent ici la formation
classique de tous les excellents musiciens) et c’est une voix
masculine qui est découverte dans un premier temps rejoint
ensuite par Flora, pour un titre rapide et fluide avec choeurs
et au magnifique refrain. Ce titre est repris en bonus en
version acoustique. Rythmé d’entrée, « Resurrection », gros
riffs, voix féminines, claviers sympho avant chœurs sur refrain
façon « DARK MOOR » et un beau solo. « Requiem Of
The Black Rose » présente une intro sympho, puis différents
rythmes, des solos néoclassiques et un break calme avec
claviers, sans doute le titre le plus étoffé. Tiré de la
première démo, « Angels Of The Last Hope » ballade avec voix
cristalline et guitare acoustique. Deux titres proviennent de la
deuxième démo, « Dark Isle » plus rythmé avec claviers
importants, chœurs et refrain bien typés et un solide solo, et
« Ghosts Of Memories » une complainte à la guitare acoustique
qui termine par du piano. Si on regrette les quelques
longueurs sur « The Abyss » qui font perdre de l’intensité à ce
titre et l’approche plus difficile de « Black Fate » sur
certaines lignes de chant, il conviendra de remarquer tout
particulièrement l’excellent « Face The Beast » où se mélangent
chant masculin plus guttural et voix cristalline sur un bon
rythme et l’excellente musicalité de « We Will Go » qui dégage
une réelle sérénité. KERION avance sérieusement,
cherche à enrichir sa musique déjà bien assise, s’efforce de
bien faire et y arrive majoritairement. Cet album, avec une
pochette signée JP FOURNIER, mérite votre attention et le groupe
votre soutien.
http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=138433621&blogId=538667002lus
d'infos :
Femmemetal.net
From
France comes the exceptional symphonic power metal force known as
Kerion. Their second full-length release is titled "The
Origins" and from start to finish I can’t find enough positive
adjectives to describe this band.
After the brief
symphonic intro "Prelude" the band tear into the opener
"Time of Fantasy". This song actually starts off with male
vocals, before lead vocalist Flora Spinelli joins in. My
favorite track is "Face of the Beast". This is just a
powerful tune that really serves as a showcase to Kerion In
all their symphonic glory. This song also highlights the stellar
musicianship that Kerion are capable of. "Ghosts of
Memories" is a beautiful ballad and Kerion follow that up
with the pounding metal of "Resurrection". The album comes to
its conclusion with the 9-minute "Requiem of the Black Rose"
and an acoustic version "Time of Fantasy". Throughout the
course of this 61-minute CD, Kerion weaves its tales of the
epic and magical with wonderful results. Other highlights include:
"Black Fate", "We Will Go" (this song has just an infectious
chorus that sticks with you long after you’ve heard it for the first
time), "Angels of the Last Hope" and "Dark Isle". The
symphonic metal genre has produced some very good bands but at times
the form of music can come off as stale to me. Well, Kerion
are most certainly a fresh voice in the Symphonic genre. "The
Origins" is a fantastic release that will give fans of symphonic
power metal something to cheer about.
Rating 96/100
http://www.femmemetal.net/KerionTheOriginsReview.htm
Magic Fire
Je viens de prendre une claque monumentale.
Oui monumentale !! Ce nouvel album de Kerion, intitulé The
Origins est une véritable tuerie. J’avoue avant aujourd’hui ne
pas connaître ce groupe, mais c’est pour moi une véritable
révélation. Nos amis français proposent une musique dynamique et
entraînante dans un heavy speed symphonique des plus réussit. Rien à
jeter, tout est bon ici (oui, je sais, ils ne proposent rien de
nouveau, et alors j’ai le droit de trouver ça transcendant tout de
même !! Non ?).
La musicalité, le son, la production, le chant, les chœurs, le
rythme… tout me plait et me transporte. Bon ok la production est
peut être un poil en deçà de ce que l’on peut espérer pour ce genre
d’album, mais bordel, le reste est tout bonnement divin !! Flora
propose un chant venu des cieux, une voix douce, pleine d’émotions,
aux envolées prestigieuses. Elle arrive même parfois à se rapprocher
d’une Sharon sur « Ghosts of Memories », titre
très proche de Within Temptation de surcroît. C’est bon !!
Rémi et Sylvain aux guitares et Stef à la basse
s’en sortent avec brio. N’oublions de parler des chœurs produits par
Phil Giordana. Ils sont à tomber et bien présent comme sur le
magnifique titre « Resurrection » . Quelques guests
font aussi leur apparition comme Yann Baressi au chant black
sur « Face the Beast » , ou encore Will Lievin
au chant clair sur « Time of Fantasy » .
Tout l’album propose une symphonique hors du commun. Déjà «
Prelude » pose les bases de l’album. Du gros son, des
chœurs, des mélodies rapides et enchanteresses. « Time To
Fantasy » ne fera que confirmer ce sentiment. Le duo
Flora/Will est tout simplement sublime. Un peu speed dans l’âme,
un beau solo de gratte… ce titre devrait en ravir plus d’un.
Quelques airs de mystères viendront se mêler à la fête sur «
Black Fate » , titre digne de figurer dans un film d’Harry
Potter (bah quoi moi j’aime bien !!). « We Will Go »
propose un début de titre gentillet avec une petite mélodie
doucereuse. Flora au chant y est tout simplement divine. Des
titres plus doux et lents viendront ponctuer l’écoute, «
Angels of the Last Hope » en est en excellent exemple. Le
refrain est céleste et planant. On repart sur un titre plus rapide
avec « Dark Isle » avant d’arriver sur une nouvelle
tuerie, « Face the Beast » avec Yann Baressi au
chant black. L’apogée arrivera sur « Ghosts of Memories »
, le plus beau titre proposé ici. Les émotions sont au
rendez-vous !! « Resurrection » offrira de nouveau un
tempo plus attractif pour les anti-ballades, et je sais qu’il y en a
beaucoup !! « Requiem of the Black Rose » terminera
l’album.
Plus d’1heure de musique et j’en redemande. Me voilà conquise par ce
groupe, proposant des titres tous aussi sublimes les uns que les
autres, variant les tempos avec classe et les styles avec talent,
offrant des chants de qualités, des orchestrations sublimissimes…
Bref je vais me faire lyncher sur la place publique par certains,
mais Kerion, c’est mon coup de cœur à moi !!
Par Angel, le 17/08/2010 http://www.magicfiremusic.net/chronique.php?id=3345Un
19/20
HeavyMetal.it
Compaesani del più noto
Philippe Giordana, ossia Fairyland, i francesi Kerion nascono
dall'idea di Remì (chitarre) di fondare un proprio gruppo di metal
sinfonico nel 2002. A tal scopo recluta la cantante Flora, Sylvain
alla seconda chitarra, stef al basso e Sam alla batteria. Nel 2008
pubblicano il primo album Holy Creatures Quest, cui fa seguito The
Origins di quest'anno. La somiglianza con i loro compaesani è
nettissima, e pertanto l'ispirazione principale deriva dai nostrani
Rhapsody Of Fire. Tutte le orchestrazioni sono state affidate
all'amico Giordana, e i testi vertono tutti su un'unico argomento a
formare un concept.
Se tempo addietro pensavo che lo scettro del metal sinfonico era
minacciato ai Rhapsody dai Fairyland, devo aggiungere anche questo
gruppo ai potenziali rivali. Rispetto ai due gruppi citati il
cantato femminile ci sta egregiamente e Flora canta come una Candice
Night in una versione metallica dei Blackmore's Night, sentire We
Will Go o Angels of The Last Hope ad esempio: ed è proprio
questa variazione sul tema Rhapsody che è il punto di forza del
gruppo di Paca.
L'album è prodotto e registrato in maniera impeccabile, nulla da
criticare sul fronte esecutivo dei cinque francesi. Di gusto i soli
dei due chitarristi, splendida la voce di Flora che dona al metal
sinfonico dei Kerion quel qualcosa in più che mancava.
L'album si ascolta con scioltezza, non stanca, è vario, non è
ancorato a un'unica soluzione stilistica, non risultano dei cloni
spudorati dei Rhapsody, se non nei pomposi cori; miscelano folk (qualche
influenza dei Blind Guardian si sente), rock, metal e neoclassico
senza farne un'accozzaglia.
The Origins è un album per tutti i fan del genere certo, ma penso
potrà piacere anche ad altri tipi di ascoltatori metal. I Kerion
sono un promettentissimo gruppo, date un'ascoltata non ne rimarrete
delusi.
http://www.heavy-metal.it/recensioni/album_templ.php?id=3104
Metalinside.de
Die französischen Fantasy Symphonic
Prog-Metallisten KERION haben mit „The Origins“ ein neues Album am
Start und das hat es wirklich in sich. Mehr als eine Stunde
Hörarbeit zuzüglich unzähliger Wiederholungen hat man vor sich, wenn
man in diese Scheibe eintauchen will. KERION legen eine intensive
Mischung aus Symphonic Metal, Prog Metal, traditionellem Metal, Hard
Rock und verstärktem Keyboardeinsatz vor, der zunächst einmal gar
nicht zu funktionieren scheint. Der gradlinige Opener „Time Of
Fantasy“ geht noch gut rein ins Ohr aber dann wird es kompliziert.
Keyboards scheinen die Franzosen häufiger zu nutzen als Italiener,
die Gitarren haben irgendwie keinen Drive und es scheint insgesamt
nicht zu passen, was allerdings nicht für Sängerin Flora gilt, die
eine wirklich fantastische Stimme hat und einen mehr als guten Job
abliefert. Dieser Eindruck verfestigt sich aber nicht, wenn man „The
Origins“ mehrmals rotieren lässt. Mit der Zeit entdeckt man mehr und
mehr die feinen Arrangements und Details, die die Franzosen
umgesetzt haben, zudem realisiert man erst später, was für eine
tolle Atmosphäre die Songs umgibt. Und so kristallisieren sich dann
auch richtig gute Nummern wie das schon genannte „Time Of Fantasy“,
das überlange epische „The Abyss“ oder das flotte „Resurrection“
heraus. Wie schon gesagt, „The Origins“ ist nichts für zwischendurch,
hier muss man sich Zeit lassen. Wer das tut, lässt sich auf ein
solides Werk ein, das sicherlich seine Anhänger finden dürfte.
http://www.metal-inside.de/review.php?id=12371
Art Rock
Symfonisk power
metal kan ibland vara riktigt underhållande. Som tillexempel tidiga
Rhapsody innan dom började kopiera sig själva och helt enkelt bara
blev för mycket. Det är även dessa italienare som man osökt kommer
att tänka på hela tiden när man lyssnar på franska Kerions nya
skapelse ”The Origins”. Precis som Rhapsody så kombinerar Kerion
glättig power metal med svulstiga orkesterarrangemang och lyrik om
drakar, demoner, kungar och riddare. Det som dock skiljer banden åt,
och som för in tankarna på den nederländska scenen med band som
Epica och Within Temptation, är att Kerion har en skönsjungande
kvinna vid namn Flora vid rodret. Hon har en vän och vacker stämma
som emellanåt duellerar med en rosslig manlig strupe vilket ger
ytterligare en dimension till musiken. Till detta finns naturligtvis
en välregisserad och majestätisk kör som ger kraft åt refrängerna.
Allt detta hade
kunnat bli bra om bara låtskrivarna förstått att det krävs enkla och
allsångsvänliga refränger för att låtarna skall sätta sig. Det krävs
även variation på låtarna för att det inte skall flyta ihop för
mycket. Musiken må vara varierad och smått progressiv emellanåt men
låtarna följer allt för mycket samma mall hela tiden. Men det krävs
också att orkesterarrangemangen känns äkta. Jag vet inte om dom är
äkta då det för det mesta känns allt för syntetiskt och inte alls
lika genuint som en riktig orkester gör. Sen har vi de medeltida
tongångarna som låter som samplingar från en keyboard och som blir
smått irriterande då det ligger helt fel i ljudbilden. Det medeltida
konceptet köper helt jag men sättet de framhävs på tillför föga
något.
Nej Kerion tillför
knappast något nytt till den symfoniska power metalen även om man
märker att potential finns. Med mer vässat låtsnickeri och en bättre
produktion så kan nästa platta bli riktigt intressant dock. Men till
dess får vi nöja oss med att lusten för att gå runt och småvissla
taskiga medeltida melodier faller på efter varje lyssning av ”The
Origins”.
http://www.artrock.se/artrock2010/recensioner2010_164.htm
Lords of Metal
France also steps in when it comes to the
epic power metal genre, where bands such as Nightwish, Epica,
Rhapsody of Fire and at times Within Temptation are prominent.
Bombast galore for these Frenchmen and woman and although it isn’t
my exact field of interest I can hear that this was made with
passion and so it isn’t a capital punishment to listen to. With
Rhapsody Of Fire I often chuckled when I looked at their album
covers alone, and another dragon and on the next another one. Not a
real surprise therefore when the cover of ‘The Origins’ is full of
eagles, knights and castles as it is customary. Singer Flora, who
lifted the band from their instrumental status a couple of years ago,
has a warm and charming voice that reminds me of our own Sharon den
Adel. So for the genre a nice album I think but I don’t know how to
scale it in the genre, my first indication of ‘The Origins’ is that
is of higher quality, but it’s up to the die hards to give it a
final grade.
Rating: 75/100
http://www.lordsofmetal.nl/showreview.php?id=16898&lang=en
Juillet 2010 : >
Heavylaw
Décidément 2010 sera l’année d’un power metal grand cru : après
l’attendu RHAPSODY, un
ANCIENT BARDS réussi, un bon SINBREED
et le nouveau BLIND GUARDIAN tant souhaité
voici que l’Hexagone nous pond THE ORIGINS
la nouvelle offrande du combo niçois KERION.
KERION a à l’actif deux démos et un
premier album HOLY CREATURES QUEST qui
avait été bien accueilli par la critique en 2007. Les niçois
frappent encore très fort avec un album power symphonic teinté de
prog fort convaincant: The Origins.
On ne change pas une équipe qui gagne et voici encore que comme pour
le précédent opus la pochette est réalisé par un JP FOURNIER
toujours en forme, les chœurs sont encore dirigé par Phil GIORDANA (FAIRYLAND),
le studio d’enregistrement est toujours le Harkam Studio et derrière
les manettes on retrouve Willdric Lievin. Le changement à signaler
vient du label : exit Thundering Records et bienvenu au petit jeune
label très prometteur Metalodic Records.
Les musiques sont signées encore une fois par Rémi et les paroles
sortent de la plume de Chris Barberi. Chris a signé une trilogie
déjà mise en musique sur les trois démos précédentes et le premier
full lenght et ici on fait un pas en arrière et on présente les
origines da la saga (The Origins).
Ce qui saute aux oreilles dès la première écoute c’est le talent des
musiciens et la performance vocale de Flora. Flora chante très bien,
jamais ne force sont timbre et sait très bien moduler sa voix. On
est loin des voix suraiguës à la Farinelli (le célèbre castrat) ou
rauques de fumeuse de clopes à la tout va. On se trouve face à une
voie maîtrisée qui nous guide dans un univers envoutant tantôt
solaire (les pistes les plus réflexives ou solaires –
we will go, angels of the last hope,
ghosts of memories,
time of fantasy version bonus track) ou encore les pistes les
plus sombres et directes, black fate,
the abyss, face the
beast).
Le groupe officie dans un speed symphonique proche de ce que
RHAPSODY et HELLOWEEN
font de mieux. On remarquera au passage un background de
musique classique toujours présent qui se revèle et par les gammes
jouées et par les arrangements proposés. En même temps on se
laissera surprendre par des ouvertures teintés de prog. Tout ceci
n’est jamais redondant mais savamment dosé : on évite ainsi le piège
de titres trop longs et rébarbatifs ou le pastiche de morceaux
classiques trop pompeux.
Parmi les invités qui apportent leur grain de sel on retrouve Yann
Barresi et Will Lievin. Le chant black de Yann sur
Face The Beast est vraiment de qualité et
fait penser à Reign of terror de
RHAPSODY ; Will au contraire se charge
d'un chant clair sur Time of Fantasy en
faisant de ce titre un moment très dynamique de l'album. il faut
souligner aussi la version bonus de Time of
fantasy : version acoustique vraiment réussie, introspective
et sympathique.
Bref vous l'aurez compris : on tient ici un très bon album de power
metal symphonique fort réussi par la production, la pochette,
l'interprétation, l'exécution et son originalité. KERION vous
transporte dans un monde féerique où le mal est toujours aux aguets:
laissez-vous transporter et donnez-lui la chance qu'il mérite. vous
ne le regretterez pas!
8/10

Aux Portes du Metal
Kerion sort début juillet son deuxième album en
France. Le premier album sorti par les Niçois, il y a maintenant
deux ans de cela, avait été fort bien accueilli par la critique et
donnait vraiment bon espoir pour la suite. Et contrairement à ce
qu'on croyait, la trilogie qui avait commencée avec la première démo
et devait s'arrêter avec Holy Creature Quest, continue,
avec un retour dans le passé sur The Origins, qui reprend
en fin de compte des morceaux des deux premières démos.
Premier changement, les morceaux ne sont plus divisés comme sur
le premier opus de Kerion, plus de première et
deuxième partie, ici, les morceaux forment un tout. Après une intro
où les choeurs sont mis en avant, nous plongeons tête la première
dans l'univers de Kerion. Chose surprenante, pour
ce premier morceau chanté qu'est Time Of Fantasy, c'est
d'abord l'invité Will Lievin que l'on entend. Bien
que le chant soit entrainant, il faut reconnaître qu'il
n'est peut-être pas des plus adaptés pour le chanteur. Puis quand
Flora le rejoint, on remarque d'emblée que la
demoiselle s'est améliorée et cela va se confirmer tout au long de
l'album. Chant plus varié, voix plus puissante, une émotion palpable
(Angel Of The Last Hope) et cela ressort plus que sur
Holy Creatures Quest. Une progression qui est l'un des points
forts de l'album. Les choeurs connus du public grâce à
Fairyland donne un côté épique au chant et à la musique, et
soutiennent véritablement bien la voix de la jeune femme. On
soulignera aussi que le chant de Yann Baressi sur
Face The Beast qui n'apporte pas vraiment grand chose à
l'album, peut-être ayant été mal exploité.
Musicalement, il est regrettable que les guitares soient un peu
trop mises en avant et qu'elles puissent légèrement bouffer le reste
des instruments. La rythmique se trouve légèrement en retrait, au
profit des solos comme sur The Abyss. Bien sûr, avec les
orchestrations, elles accentuent le côté speed des compositions,
cependant, avec une meilleure production, le reste des instruments
aurait pu avoir une meilleure place et les compositions auraient
sûrement gagné en efficacité. On notera que les premières notes de
clavier reprises par la guitare un peu plus tard dans We Will Go
ressemble étonnament à la chanson Entre Nous de
Chimène Badi mais en plus rapide. Et tout au long de
The Origins, on navigue encore entre un speed et prog metal
symphonique. Il manque cependant un petit plus pour que certains
refrains soient véritablement entrainants, le côté sombre étant
mieux maitrisé (Resurection). Cependant, il est certain que
Kerion a travaillé les compositions et que
Rémi savait où il voulait aller, nous offrant de bons
passages ou de bons morceaux alliant très bien le speed et le prog
sans que l'on ne trouve trop de longueurs et sans que cela nous
procure de l'ennui.
Pour conclure, The Origins est un bon album, mais il
souffre d'une qualité de production, d'invités qui ne sont pas mis
en avant de la bonne manière. Mais les progrès de Flora
sont un nouvel atout pour le groupe Français. Kerion
en décevra peut-être quelques uns, mais saura peut-être aussi
séduire de nouvelles personnes avec leurs "nouvelles" compositions.
15/20

MetalChroniques
La France acquiert, avec force volonté, ses lettres de noblesse
dans n'importe quel déclinaison du metal. C'est avec
Holy Creatures Quest, son
premier album signé chez Manitou Music, que les Kerion se sont
révélés à la face du mouvement heavy power symphonique avec un album
tout simplement indispensable sans équivalence qualitative dans
l'hexagone.
C'est désormais sur le tout nouveau label canadien Metalodic Records
que Kerion a posé son dévolu pour un partenariat quant au
déploiement de son nouveau bébé
The Origins.
Alors que l'on croyait le concept arrivé à son terme précédemment
c'est avec surprise (quoique le titre de l'album aide un peu) que
l'on découvre que The Origins reprend des morceaux des deux
premières autoproductions pour remettre en avant certains morceaux
qui méritaient d'être remis eu goût du jour.
Le point positif majeur ici relayé est la prestation de Flora au
chant, celle-ci s'est nettement améliorée et propose des variations
plus nombreuses, des tonalités plus riches même si quelque
interventions restent hésitantes ou bloquées dans la gorge.
Pour le reste, le terrain ayant été déminé par le passé, nous
restons en terrain connu à grand renfort d'orchestrations,
d'envolées chevaleresques entre tension et morceaux plus calmes à
l'instar d'un Rhapsody. L'aspect progressif a été travaillé
apportant de nombreuses variations aux morceaux permettant de
relancer plusieurs fois l'intérêt au sein des compositions les plus
longues. Quelques longueurs peuvent se faire ressentir mais c'est un
point largement nuançable et qui ne nuit pas à l'appréciation et
l'imprégnation de l'auditeur à travers l'épopée contée par les
niçois.
The Origins est un opus
fortement recommandable même si je conserve une préférence pour son
devancier au niveau du plaisir d'écoutes.
Là où Kerion doit faire une sacrée avancée, c'est sur sa propre
personnalité musicale car si cet opus est indéniablement pourvu de
qualité il y a fort à parier que nombreux seront ceux qui
regretteront sa trop grande attache envers des références du genre.
Invariablement Kerion fait penser à Dark Moor, Rhapsody et ses deux
premiers albums sur « Black Fate », « Time of Fantasy » donne à
penser au second groupe de Luca Turilli, à savoir Dreamquest tandis
que les passages calmes et acoustiques sur « Angels of the Last
Hope » et surtout « We Will Go » se rapprochent du travail de
Ritchie Blackmore dans Blackmore's Night. La voix de Flora n'est pas
si éloignée sur le dernier titre citée de celle de Candice Night.
Kerion ne parvient pas ici à subjuguer son auditoire comme au temps
de Holy Creatures Quest et
se reposent surtout sur tout un tas de modèles sans développer son
identité propre en espérant que cela ne lui pas des tours dans le
futur sur son intérêt. Malgré cela, Kerion reste le meilleur
représentant de son style en France.
[07,5/10] Clayman

Les Autres Mondes
Après un premier album clôturant la trilogie "Staraxis Saga"
initiée par deux démos, Kerion revient à la charge en nous
livrant un résumé des épisodes précédents. Réarrangés, réenregistrés
et bénéficiant d'une production digne de ce nom, The Origins
donne donc une nouvelle vie à certain de ces anciens titres. Petite
précision : n'ayant pas eu l'honneur d'écouter les démos, cette
chronique se gardera de toute comparaison avec elles.
La première chose qui nous saute aux yeux (enfin surtout aux
oreilles) c'est les progrès notables de Flora au chant. S'il y avait
quelques passages hasardeux dans le premier album, sur celui-ci les
principaux défauts sont gommés. Flora est épaulée par Phil, de
Fairyland, qui assure toutes les parties de chant clair masculin
et par deux autres invités plus ponctuels : Karine Alléon au chant
lyrique et Lord Barresi pour les grunts. Voici donc de quoi nous
conter une histoire de fort belle manière.
Musicalement, nous retrouvons tout ce qui a fait le succès de
Holy Creatures Quest. Riffs, épiques, solos héroïques et
refrains guerriers emmenés sur un tempo rapide. De superbes
orchestrations viennent agrémenter des compositions déjà riches et
achèvent de nous engloutir dans cet univers. Kerion vous
donnera l'impression de suivre la cavalerie, épée à la main et prêt
à pourfendre du malfaisant. En dehors des titres à tendance hymnique
et chevaleresque, la tension se relâche par moment au détour de
morceaux plus calmes propices à des mélodies plus douces et quelques
passages acoustiques. Notons également un côté progressif parfois
assez prononcé permettant des changements de rythme bienvenues. Cela
donne également lieu à quelques longueurs mais pas bien méchantes
car ne s'éternisant jamais très longtemps. Des ambiances prennent
donc le temps de se poser et de parfaire la vision de ce monde
fantasy dans lequel il fait bon s'évader.
Finissant sur la désormais traditionnelle reprise acoustique,
Kerion en termine définitivement avec cette saga. Un retour aux
origines qui permettra à beaucoup, dont moi, de découvrir les
anciennes compositions d'un groupe nous confirmant ici toute
l'étendue de son savoir-faire. Du tout bon à découvrir ou
redécouvrir. Vous ne devriez pas regretter le voyage.

La Grosse Radio
Aujourd'hui, direction Nice pour
découvrir un groupe que, peut-être, vous connaissez déjà. Qui ? Bon,
ok, levons le voile du suspens et annonçons directement : c'est
Kerion. Là, ça vous revient ? Parfait. Donc, nos
français ont prévu de sortir un nouvel album. Quand ? Le 28 Juin
2010 sur Metalodic, tout jeune label (ayant signé également
les brésiliens de Caravellus). Ce nouvel opus,
baptisé « The Origins », fait suite à « Holy Creatures Quest », paru
en 2008. Alors, nos représentants du power metal à chant féminin
vont ils encore livrer un brûlot de qualité ?
En ce qui concerne les compositions,
je reprochais au précédent trop de longueurs, qui ternissaient le
niveau général de l'album. Il est assez dommage de constater que
c'est encore le cas ici, certains passages n'étant pas réellement
nécessaires et venant nous ennuyer. Des intros se voulant épiques
mais qui trainent par moment et nous donnent envie de passer à la
suite, une puissance qui met trop de temps à arriver, tant de
petites erreurs qui nous font lâcher l'attention à de nombreux
moments. De plus, le problème est que les composions souffrent d'un
manque d'énergie et possèdent une certaine redondance. Un autre gros
reproche que l'on pourrait faire à cet album est le manque de
personnalité. On pense bien souvent à Dark Moor ou
Fairyland à l'écoute de ce « The Origins ». Ce
défaut est sans doute dû au fait que les choeurs sont les mêmes que
ceux des français de Fairyland, ces derniers ayant
été produit par Phil Giordana. Mais Kerion
aura à se montrer bien plus personnel.
La production n'est pas mauvaise,
mais en revanche elle est loin d'être parfaite, nonobstant le fait
que les guitares sont audibles à la perfection. Elle est un peu
lisse, et manque de relief, ne mettant pas toujours en valeur ce que
Kerion veut montrer. Dommage, même s'il y a bien
pire.
En revanche, Flora a fait
d'énormes progrès. Et en particulier sur ce qui lui faisait défaut
sur le précédent opus, à savoir la puissance, qu'elle possède
désormais. Noyée sous la masse des instruments ? Elle ne l'est plus,
fort heureusement. De plus, la française a également progressé en ce
qui concerne la modulation de sa voix, et varie à dose justes, sans
perdre l'auditeur ou donner l'impression qu'elle ne chante qu'une
seule note. Au niveau de la justesse, il n'y a rien à redire sur la
prestation de la jeune femme qui apporte un gros plus à l'ensemble.
Elle est régulièrement accompagnée des excellents choeurs de Phil,
ainsi que quelques guests. Yann Barresi tiendra donc un chant
black de qualité sur « Face The Beast » tandis que Will
Lievin d'Hamka se chargera d'un chant clair sur
« Time of Fantasy ». Malheureusement, ces invités ne sont
pas judicieusement employés et il est clair que le chant de Will
ne convient absolument pas au titre. Il est difficile d'accrocher à
sa prestation vocale. Et Yann, qui pourtant est efficace,
reste trop sous-employé et plus d'interventions auraient sans doute
été profitables.
Alors au final, malheureusement,
nous voilà plutôt déçus de l'écoute de cette nouvelle galette
niçoise. Trop d'erreurs viennent entacher le bilan et il en ressort
un album certes sympathique mais loin d'être à la hauteur des
espérances placées en Kerion après un « Holy
Creatures Quest » pourtant très encourageant. Ce nouvel effort, sans
ruiner les espoirs placés, nous fait en revanche douter du potentiel
de Kerion à pouvoir s'extirper du lot et se montrer
sur la scène internationale. Les capacités sont là, bel et bien
présentes, mais ce sera à eux maintenant de se libérer de cette
redondance et de ces longueurs, et surtout de ce manque de dynamisme
ainsi que de développer une personnalité plus affirmer pour pouvoir
enfin nous mettre une claque. En tout cas, ils peuvent compter sur
Flora, qui est un atout de poids. Allez, la prochaine fois on
y croit, ils en sont capables et espérons qu'ils puissent apprendre
de leurs erreurs pour avancer !
Note finale
: 6/10


Décembre 2008
Fanzic
Voilà un groupe
beaucoup plus que prometteur : ils ont déjà produit deux démos
et sortent aujourd'hui leur premier album (fraîchement signé
chez THUNDERING RECORDS). Le groupe évolue dans un speed metal
symphonique digne de rivaliser avec les plus grands, ou
devrais-je dire avec le plus grand groupe du genre : RHAPSODY.
Bien que RHAPSODY semble être une des principales influences
tant au niveau musical que conceptuel - ce qui évidemment aurait
pu desservir le groupe dans l'originalité - KERION arrive à se
sortir avec brio de ce carcan en proposant la fusion
d'influences aussi diverses que le flamenco, l'opéra, et l'electro.
Et ceci vient enrichir et affiner le style de KERION. Car KERION
possède quand même bon nombre d’arguments bien à lui : une belle
chorale, une chanteuse au timbre tout à fait sympathique, des
arrangements complexes et progressifs, un gratteux talentueux
aux soli à faire chialer les débutants...
On remarquera aussi cette voix masculine tout à fait chiadée (on
dirait Marco Hietala de NIGHTWISH) qui soutient de temps à
autres certains refrains imparables et qui vient aussi tout
simplement donner la réplique. La seule petite chose qu'on
pourrait éventuellement reprocher, c’est le manque de patate
dans la voix de Flora. On aurait peut être aimé une voix un peu
plus accrocheuse, plus puissante et poussée (mais bon c'est un
parti pris). Je note également que le début de l'album met un
peu de temps à se mettre en place...
Mais bon, même avec ces petits défauts, on en prend tellement
plein la tronche, surtout sur la fin de l'album avec ces
superbes arrangements, ces solos de maîtres, ces titres épiques
et majestueux, que le constat reste somme toute super positif.
Le groupe possède un potentiel énorme qui ne demande qu'à être
exploré davantage. A noter un titre « bonus » acoustique d'un
des titres de l'album et une belle pochette signé J. P. Fournier
(célèbre illustrateur pour les incultes). Sans oublier bien sûr
le concept médiéval décrit sur le site Internet de KERION (pour
ceux qui s'intéressent de près à l'histoire de l'album).
Enfin et pour conclure, le fait d'avoir du « Hollywood Metal »
bien foutu made in France est plutôt réjouissant et prouve qu'en
France nombre de talents ne se sont pas encore révélés
9/10
Chronique de Ceyd
Octobre 2008
CrossRocks
Le noyau
transalpin se spécialise dans le métal symphonique, avec, côté
italien, RHAPSODY OF FIRE, et côté français, FAIRYLAND, et dans
le sillage de groupes moteurs comme THERION, de nombreux jeunes
groupes s’engouffrent dans la brèche. KERION vient renforcer ce
noyau, originaire de Nice, il fut formé en 1997 et s’appelait à
l’époque KIRLIAN. Puis en 2002 Rémi, le guitariste soliste
recrute la chanteuse Flora, et le groupe devint alors Kerion.
Après deux albums démo, Conspiracy Of Darkness Staraxis Part
1, en 2003, et The Last Sunset en 2005, deux
premiers éléments d'un concept créé par Christophe (l'auteur du
groupe), Holy Creatures Quest représente la dernière
partie de cette trilogie, Staraxis, écrite par Chris Barberi.
Mais si les deux premiers épisodes restaient du niveau de démos
manquant un peu de moyens, ce troisième bénéficie d’une
production digne d’une œuvre de métal symphonique, mixé au
Harkam Studio par Willdric Lievin (HAMKA) et Guillaume Serra, et
cerise sur le gâteau, avec des choeurs majestueux réalisés par
Phil Giordana, le leader de FAIRYLAND, et une chanteuse lyrique
en guest sur l'intro de l'album, The Last Quest.
A noter aussi une superbe pochette signée JP Fournier (Avantasia
, Edguy..). Côté compositions, tous les éléments propres au
métal symphonique pratiqué par les groupes sus cités sont
présents, grandes orchestrations, chœurs, breaks et
accélérations qui virent au speed, passages atmosphériques, et
si le groupe ne bénéficie pas d’un grand orchestre, il compense
par un enthousiasme renouvelé. Malgré l’utilisation de ces
éléments relativement classiques, les niçois sont parvenus à se
forger un style tout personnel, le chant de Flora y contribuant
beaucoup. Lors des premières écoutes, ce chant parait manquer de
puissance, en comparaison avec d’autres vocalistes du genre,
mais cette impression s’estompe assez vite, et ce chant
s’imbrique finalement parfaitement dans les structures
musicales. Pas de hurlements ici, la voix de Flora semble par
moment flotter, contribuant à renforcer l’ambiance médiévale à
base d’ heroic-fantasy. Rémi multiplie des soli dignes d’un vrai
« shreder », et la rythmique batterie-basse de Sam et Stephane
est renforcée efficacement par Sylvain à la guitare. Les
guitares restent donc très présentes, les lignes de claviers
sont utilisées à bon escient, évitant les excès d’orchestrations
présents dans la dernière production de Rhapsody. Quelques
éléments progressifs viennent diversifier l’ensemble, avec des
airs folkloriques, dans Warrior’s Call, Innocent
Unicorns, ou encore March Of The Legion.
Album de la maturité donc, pour les niçois, qui ont réussi à
dompter l’énergie du métal et les structures harmoniques du
classique, pour une immersion dans un univers musical de toute
beauté, on en redemande !
94/100
Septembre 2008
Hardrock80
KERION groupe niçois est
né en 2002 sur les cendres de feu KIRLIAN (formé en
1997 par Remy et Sylvain les deux guitaristes)
avec l'arrivée d'une chanteuse FLORA. Une première
démo Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 est
sortie en 2003. Cette démo était le début d'un concept crée
par Christophe (le fondateur du groupe ) en 3 parties
.
2005 enregistrement d'une nouvelle démo The Last Sunset
suite du concept, dans un style métal symphonique, avec
la participation de Gaëtan et de la Chorale RIMIEZ
de Nice composée de 25 personnes.
Holy Creatures Quest est la dernière partie de la
trilogie "Staraxis" écrite par Chris BARBERI.
Et nul doute qu'il s'inscrit dans la lignée des grands de ce
style, le Metal Symphonique. Les références à RHAPSODY OF
FIRE sont inévitables, et à FAIRYLAND aussi
puisque Phil vient poser sa voix.
Tous les ingrédients du style sont présents, quelques
touches médiévales, des chœurs omniprésents, et des envolées
de guitares. Toujours cristallines, souvent incisives elles
donnent de la puissance à cette musique qui dans les
enchaînements chœurs/couplets fait un peu retomber le
soufflet.
Le chant est de qualité, FLORA s'inscrit dans un
registre limpide, mais non lyrique, ni forcé. Plus proche de
Sharon den ADEL de WITHIN TEMPTATION, dans la
tonalité s'entend car FLORA devra progresser un peu
notamment en justesse pour jouer dans la même cour, que de
Tarja TURUNEN.
Les orchestrations sont de grande qualité, les instruments
bien mis en valeur, les breaks et changements de tempo, de
rythme sont incessants. Trop ? Il est vrai que je ne suis
pas un fanatique du genre. Cependant j'ai pris la peine de
m'envoyer quelques albums du style ici développé. Nos Niçois
de KERION n'ont absolument pas à rougir, ils tiennent
sacrément bien la route
La production est de qualité
et rend bien l'effort de composition et d'orchestration.
Pour moi seul le chant est un peu trop linéaire dans son
phrasé, un peu juste en puissance, mais derrière FLORA
ça bastonne quand même super bien. Le tandem basse/batterie
déménage et porte cet album sur ses épaules, les guitares
s'y appuyant pour nous délivrer moulte riffs et soli. (Battle
Of The Golems -Part 3- Golems Battle). Breathe
Of Heaven est une pièce magnifique, toute en
harmonie, et ponctuée par un solo d'une beauté et d'une
limpidité qui font envie.
Ne boudons pas notre plaisir cet
opus est une très belle œuvre. Ornée en plus d'une
magnifique pochette oeuvre de JP FOURNIER (MANIGANCE
d' Un Autre Sang - MAGICA -TOXXIX TOYS - EDGUY....)
Si vous êtes amateur de Metal Symphonique KERION et son
album sont faits pour vous plaire. Si comme moi vous ne
l'êtes pas plus que ça, faites la démarche. Découvrez le
style avec ce produit d'un de nos groupes. Il y a de la
qualité, de la volonté, et du talent. Qui ne demandent qu'à
s'exprimer.
Agreuh
75/100
Aout 2008
Metalight
Kerion
est un groupe français de métal symphonique qui existe depuis
1997. Les Niçois s'appelaient d'abord Kirlian et étaient plutôt
orientés métal progressif. Puis, avec des changements de line-up,
le groupe a évolué vers du métal plus speed et symphonique et il
décidé de se renommer Kerion. Ces amis de Fairyland ont sorti
plusieurs démos avant de nous proposer Holy Creatures Quest,
dont nous allons parler plus en détails.
Fans de métal symphonique,
c'est à vous que Kerion s'adresse avec cette oeuvre sainte
Holy Creatures Quest. Dans la veine de Rhapsody ou
Fairyland, ce groupe français dévoile tous ses talents pour vous
faire voyager dans les contrées d'un monde imaginaire peuplé
d'êtres étranges et belliqueux. Une voix mélodieuse vous guidera
au fil des batailles et diverses émotions vont vous submerger.
Par exemple, l'ouverture The Last Quest est
dominée par le côté symphonique, pour embrayer sur du heavy
speed, qui ne quittera pas l'album. Queen of the Gorgon
vous accueille avec une superbe intro à la guitare et des
sonorités évoquant l'orient. Warrior's Call
n'aurait pu mieux s'appeler: il s'agit d'un chant de guerre,
dont le refrain vous trotte dans la tête. Dans la même idée,
Minotaurus Furor avec son rythme rapide et ses
vocaux incisifs fait ressentir cette idée de fureur. Sans
oublier Innocent Unicorns, le morceau qui me
rappelle le plus Rhapsody of Fire...on retrouve des ambiances
similaires. La pièce centrale de ce cd est Battle of the
Golem, trois morceaux qui auraient pu se trouver dans
la bande-son du Seigneur des anneaux, tant le côté épique et
symphonique domine, sur un fond de heavy speed magistralement
interprété. La ballade de l'album est Breath of heaven,
onirique et mélodieuse, tout comme la version acoustique de
Last Quest, qui sonne et résonne dans nos
oreilles...un moment de bonheur. Enfin, Final Strike
conclut cet album sur une note chorale, avec les choeurs en
ouverture et le symphonique qui domine les mélodies. En
conclusion, Kerion nous présente ici un bon album, qui s'écoute
agréablement, mais dans lequel j'aurais aimé entendre un peu
plus de diversité. Bien évidemment, Holy creatures Quest
est fort recommandable à tout fan de métal symphonique!
Symphometalfan.
Juillet 2008 La Horde Noire
Kerion
est un groupe français formé en 1997, au sein duquel puissance
et mélodie épique flirte avec le chant féminin de
Flora, qui s’illustre dans un registre vocal similaire aux
groupe du moment tel que Skyward, Auspex, Magica ou plus connu
Nightwish (avec la nouvelle chanteuse).
Cependant, les compos reprennent souvent le style du célèbre
Rhapsody et dans lequel les petites cabrioles italiennes à la
guitares font bon augure à l’album même si Kerion devient le
énième groupe à reprendre ce style musicale, avec toutefois
une certaine maîtrise et des arrangements symphoniques biens
rendus.
On retrouve ainsi des morceaux riches en mélodies et biens
rythmés notamment les morceaux "Battle of the Golems"
ou encore "Minotaurus Furor" ou encore la pièce finale de
l’album "Final Strike" de plus de 10 minutes. Kerion s’inscrit
donc
au tableau des groupes émergeants prêts à rejoindre les géants
du genre tel que Rhapsody. Les fans de power metal
symphonique seront comblés par cet album et espérerons avec
impatience la sortie de la prochaine production de ce groupe
méritant.
Abyss - 8/10
Mai 2008 HEAVY SOUND
KERION est un
groupe Français, originaire de Nice, évoluant dans un Power Métal
symphonique à la RHAPSODY, FAIRYLAND ou encore DARK MOOR pèriode Elisa
C.MARTIN. "Holy
Creatures Quest" est la première sortie officielle du groupe mais la
troisième et dernière partie de la trilogie "Staraxis", concept écrit par
Chris BARBERI,l'auteur du groupe.
Les deux
premiers volets etant sortis sous forme de démos, respectivement "Conspiracy
Of Darkness-Staraxis Part 1" en 2003
et "The Last
Sunset" en 2005.
Musicalement, KERION pratique un Power Métal symphonique et épique
parsemé de choeurs majestueux, auxquels participe Phil GIORDANA (FAIRYLAND),
apportant un coté lyrique à l'ensemble.
Les
compositions sont variées, puissantes et accrocheuses et les arrangements
sont magnifiques.
On sent ici
que KERION n'a pas lésiné sur les moyens, cet opus etant doté d'une
production des plus correcte, puissante et claire.
La voix de
FLORA est bien intégrée à l'ensemble, son chant est mélodique et puissant,
soutenue par des choeurs masculins imposants.
KERION
délivre ici un premier album trés réussi, prometteur de grandes choses
pour l'avenir. "Holy Creatures Quest" mérite toute l'attention et l'intéret
des fans de Power Métal épique.
Chronique par
Nono666
9/10
Avril 2008 Metallian
Metal d'inspiration « heroic fantasy » à dimension symphonique, score metal
épique et progressif…La pratique de ce genre musical là ne peut souffrir
d'aucune approximation, tant sa crédibilité et son efficacité requièrent des
capacités de composition et des compétences instrumentales pour le moins
élevées et nécessite généralement des moyens de production tout aussi
conséquents. Généralement, les jeunes groupes s'y frottant de près ou de
loin s'y cassent les dents et le fossé qui les sépare avec les maîtres du
genre (Rhapsody Of Fire par exemple) semble à la fois bien large et
profond…Mais même avec des moyens limités (oui, on est loin des
superproductions utilisant un orchestre complet, c'est évident ! ), Kerion
tire brillamment son épingle du jeu grâce à un dynamisme et un enthousiasme
parfaitement retranscrits tout au long de ces compositions de bravoure ! Ce
genre-là n'a pas pour vocation d'être sobre, mais pourtant Kerion sait
intelligemment ne pas en faire des tonnes et se contente de l'essentiel :
des mélodies majestueuses brillamment mises en place, notamment grâce au
chant lyrique, puissant et limpide de Flora (et en ce sens on ne peut
s'empêcher d'établir un parallèle avec les premiers Dark Moor). En France,
dans un registre similaire, on connaissait surtout Fairyland dont la qualité
n'est plus à démontrer (d'ailleurs Phil Giordana s'est occupé de la
réalisation des chœurs et Flora, la chanteuse, apparaissait sur leur dernier
album, The Fall Of An Empire). Kerion a préparé depuis bien longtemps
cet album, troisième partie de leur concept Staraxis (pour celles et
ceux qui les suivent depuis leurs premières démos), force est de constater
que le résultat est à la hauteur et ce Holy Creatures Quest mérite
désormais une attention qui dépasse largement le domaine de l'underground,
dans lequel le groupe est déjà reconnu depuis longtemps.
Avril 2008
Imm3moria
KERION est un jeune groupe français évoluant dans un Power Heavy à la limite
du Symphonique (m’enfin pas trop marqué non plus). On pense a FAIRYLAND, et
en fait, la patte du grand niçois n’est pas loin (puisque Phil, de FAIRYLAND
s’est un peu penché sur l’opus en question).
Si la cover est bien représentative du genre (une armée d’orks qui en fait
semble être les golems dont parle le groupe), massacrant, non loin d’une
cité ressemblant à s’y méprendre a Minas Tirith, ce qui semble être une
armée de squelettes avec des massues, ce qui est, vous en conviendrez, une
arme bien dérisoire pour éclater du mort-vivant. Le moindre des magots vous
parlera de bénédiction dans un temple d’un Dieu Loyal Bon, voire du premier
temple de la Loi du coin, m’enfin, je dis ça, je dis rien.
Le ton de ce « Holy Creatures Quest » est donc rapidement donné, et, dès le
premier morceau, il est assez aisé de constater la maîtrise du groupe. Loin
d’être un clone de FAIRYLAND (les claviers et toute la partie « symphonique
» n’est clairement pas assez poussée) KERION se fend d’une identité propre
avec des mélodies très marquantes, entrainantes et simples à retenir (« The
Last Quest », « Queen Of the Gorgons », « Warrior’s Call ») et à l’aide de
sa vocaliste, la –très- charmante Flora, dont la voix fait clairement partie
de la musique de la formation.
Ouais, ouais, je m’explique.
Si le propos de la formation est la féerie et la fantaisie, la voix de Flora
semble flotter au-dessus de tout cela, enchanteresse, telle une ondine au
dessus de l’eau (oh la jolie phrase). Alors, oui, certains parleraient d’un
manque de puissance, et c’est vrai qu’il pourrait y avoir de ça, si cela
gênait vraiment les compos, mais justement, ce n’est pas le cas. Bon, les
fans de hurlements passeront leur chemin, ça c’est clair, m’enfin, ils
seront déjà passés à autre chose dès le premier riff.
La musique, justement, parlons-en. Comme je le faisais remarquer plus haut,
la formation n’est pas à ce point marquée par le coté symphonique de la
Force, même si les claviers se manifestent à plusieurs reprises, ils ne sont
pas le pilier de la formation qui préfère parfois se rabattre sur des airs
folkloriques (« Warrior’s Call », « Innocent Unicorns », « March Of The
Legion »), ce qui lui réussit grandement et le démarque nettement d’autres
formations. Cela fait quand même un chouette mélange, qui conjugué à des
airs vraiment entrainants (« March Of The Legion », « The Alchemist ») peut
donner vraiment de bons morceaux.
La suite de morceaux nommée « Battle Of The Golems », (composée de « The
Alchemist », « March Of The Legion » et « Golem’s Battle ») est vraiment
parlante à ce niveau et reste l’un des meilleurs moments de l’opus et se
détache nettement des autres morceaux, avec « Warrior’s Call ».
« Holy Creatures Quest » reste donc un opus résolument tourné vers le Power
Heavy qui séduira très probablement les amateurs de DOMINE ou de FAIRYLAND,
mais laissera relativement de marbre les autres.
Par Groumphilator le 19 Apr 08
75/100
Avril 2008 Stay Metal (oui bon c'est en Espagnol ^^ )
Avril 2008 Metal - impact
Il n’est jamais simple de sortir un album de
Metal épique tant la comparaison avec ceux qui en ont fait leur fer de lance
est systématique. Donc, pour faire court et en finir là-dessus, oui, on
retrouve certains des aspects de RHAPSODY dans KERION. Donc, ça, c’est dit.
Une fois que c’est fait, on peut réellement s’intéresser à KERION, sa
personnalité et sa musique. Parce qu’au final, on est quand même assez loin
des italiens. Déjà, on n’est pas dans une configuration double pédale à fond
pendant tous les morceaux. Ici, elle est plus subtile et utilisée avec
beaucoup plus d’intelligence, à mon sens. Ensuite, le chant est ici assuré
par une femme, Flora. Sa voix colle bien à ses ambiances épiques et elle
sait apporter des touches de délicatesses sur des morceaux un peu plus
calmes (« Innocent Unicorns »). La seule chose qu’il lui manque parfois sur
certaines parties est un peu plus de puissance. Sa voix est en effet un rien
en dessous quand elle monte dans les aigus. Mais c’est le seule reproche que
j’aurais à lui faire. Elle donne une sensibilité nouvelle à cette musique
qui aurait pu sembler un peu trop martiale sinon. Et puis, pour finir avec
les différences, c’est aussi dans les compositions très recherchées. On est
vraiment dans un savant mélange entre l’Epique et le Progressif. Et les
morceaux y gagnent en richesse et en intérêt. Il n’y a qu’à écouter la
seconde partie de « Final Strike » pour être convaincu… mais tous les
morceaux peuvent soutenir l’analyse.
Sinon, l’album contient trois morceaux scindés en deux, entre leur
introduction et le reste du morceau. Plus une trilogie qui s’enchaîne
parfaitement et aurait pu faire aussi un seul et très long morceau. Donc,
pas tant de titres que ça, mais sur plus d’une heure tout de même ! On a
aussi le droit à une version acoustique de « Last Quest part 2 » en bonus.
Et quelle version ! Sublime.
On pourra reprocher à KERION de parler encore et toujours de créatures
longuement utilisées et décrites un peu partout. D’un autre côté, ils
utilisent les bases des univers d’heroic fantasy. Simplement. Et est-ce que
ça dérange les mêmes détracteurs quand des groupes parlent sans arrêt du
diable et des démons et du maaaaalllll ? Donc, savourons juste leur histoire
mise en musique avec brio. Ce groupe a de l’avenir, c’est indéniable.
Surtout quand on voit la qualité de leur premier album. Que nous
offriront-ils dans le futur ? J’en frémis d’avance.
Chroniqueur : Wong
Li
Score :




Avril
2008 MetalHeart Webzine
Le groupe français de métal symphonique
Kerion sort “Holy Creatures quest” qui est la dernière
partie de la trilogie “Staraxis”. Des moyens importants ont été mis en œuvre
pour cet album que ce soit au niveau de la composition, des mélodies vocales
ou instrumentales ou de la production.
L’album bénéficie d’une excellente production
avec un son puissant donnant beaucoup d’impact aux parties purement
symphoniques. Les chœurs sont très présents sur certains morceaux et
apportent un côté lyrique très prononcé.
Les compositions sont mélodiques et très variées avec un
grand travail de composition dans les différentes lignes vocales et
instrumentales.
L’album commence par « The Last Quest »
dont la première partie sert d’intro, épique et mélodique, la seconde partie
est entraînante et épique avec des guitares lourdes côtoient les
arrangements symphoniques. « Queen Of the Gorgons » commence
par une guitare acoustique pour monter en puissance, morceau avec un petit
côté oriental dans les arrangements. « Warrior’s Call » est
plus rapide, plus speed/power métal avec quelques chœurs guerriers
mélodiques et très réussis, un refrain puissant et entraînant.
« Innocent Unicorns » débute par une intro au piano,
superbe, à laquelle vient se joindre la guitare tout d’abord
électro-acoustique pour « éclater » en puissance. Se succèdent des passages
piano ou à la guitare acoustique, des passages plus lourds, d’autres aux
arrangements et orchestrations symphoniques et cela dans la majorité des
morceaux comme par exemple dans « The alchemist ».
« March Of The Legion » possède des chœurs très marqués
avec des guitares quelque peu agressives.
Les morceaux sont mélodiques, épiques et
puissants avec quelques passages où les riffs sont acérés et agressifs et la
section rythmique lourde et bien présente.
Le chant de Flora est bien en place, mélodique
et mélodieux. Sa voix est puissante et lyrique comme vous pourrez le juger
dans « Final Strike » où elle nous montre toutes ses capacités
vocales.
Un album où la puissance et la mélodie forment
un joli duo tout au long des morceaux. « Holy Creatures Quest »
est un album travaillé, aux titres et refrains accrocheurs et mélodiques à
ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez le style !!! Kerion
est la preuve que les groupes français de métal symphonique ont un talent
certain.
Chroniqué par Béa.
Avril 2008 Vs -Webzine
KERION nous vient de Nice est propose avec « Holy
creatures Quest » son premier album qui fait suite à deux démos et dont il
poursuit le concept. La pochette et le concept nous emmènent dans le contrée
de la Fantasy et de fait la musique aussi. L'écoute de l'album fait très
rapidement penser à RHAPSODY OF FIRE, avec une fille au chant. Cependant
s'arrêter à cette première écoute et impression serait une erreur. Certes
l'influence des Italiens est forte mais les Niçois proposent leur vision du
Hollywood metal et se sont donnés les moyens de proposer un disque plus que
correct même si tout n'est pas parfait.
Plusieurs titres sont découpés en 2 plages (en gros intro puis le titre
proprement dit), les arrangements sont bien évidemment très nombreux comme
une chorale classique et l'utilisation des de parties symphoniques et
d'instruments classique divers (piano, violon, flûte).
L'album commence par les 2 parties de « The Last Quest », l'intro étant
symphonico-lyrique et le reste du morceau un speed mélo enjoué avec une
pointe folklorique très agréable et une première intervention du choeur. « Queen
of the gorgons » est également en 2 parties avec une intro acoustique
(guitare et flûte) le reste du titre est un mid atmosphérique, avec une fois
encore beaucoup d'arrangements notamment un solo de violon et de piano.
« Warrior's Call » revient vers le speed et fait intervenir une voix
masculine, on note aussi un passage chanter par la chorale, un break joué un
ensemble de cordes et un autre acoustique. « Innocent unicorns » repart sur
intro acoustique (flûte et piano) , le chant de Flora reste doux durant tout
le titre malgré les guitares saturées et la double grosse caisse, le morceau
est assez enjoué et on a à nouveau l'intervention du choeur. Les trois
morceaux qui suivent, « The Alchemist », « March of the legion » et
« Golem's Battle » forment « Battle of the golem ». Le premier est plutôt
mid avec un chant aérien et possède un thème de piano lourd et sympa. Le
second comporte quelques samples électro et est surtout dans l'emsemble bien
pêchu avec de nombreux breaks et changements de rythmes (encore une
intervention du choeur). La troisième partie après une intro avec de cor est
dans l'ensemble rapide avec un break lent et atmo. « Breath of heaven » est
une ballade avec une chant éthéré et du piano, de la flûte et des cordes. « Minotaurus
Furor » est comme son nom l'indique bien furieux , dynamique et speed, la
chorale est là ainsi qu'un chant masculin énervé. « Final strike » reprend
le concept des morceau en 2 partie l'intro est chanté a capela , la seconde
partie qui dure près de 11 minutes est majoritairement rapide (après un
début lent tout de même) et comporte de nombreux breaks (« Kakaline », l'air
traditionnel russe par exemple ») et se termine sur une partie acoustique.
La toute fin du disque propose une version acoustique et très réussie de « The
Last Quest ».
Même si l'ensemble est encore sous influence, c'est bien réalisé, agréable à
écouter, pas sans reproche, la prononciation de l'anglais de Flora laisse
par moments vraiment à désirer (un wallking par exemple). Toutefois, les
aficionandos du genre s'y retrouveront vraiment et même celles et ceux qui
aiment le métal sympho mais sans plus auront là un disque tout à fait
valable.
PapaCyril
15/20
Avril 2008 Kaosguards
La région Niçoise nous a donné ces dernières
années un bon nombre de formations qui valent le coup d’oreille ; notons au
passage Kragens, Svart Crown , Artefact, et plus proche de Kerion : Hamka.
Le leader de ce dernier groupe Wildric Lievin fait désormais parti désormais
de Fairyland et signe ici le mixage et l’enregistrement au Harkam Studio.
Alors les grincheux me diront encore un «
band » formé avec comme atout principal une charmante chanteuse,
concept on ne peut plus rabaché par les temps qui courent. Et oui mais plus
qu’une mode c’est un véritable signe des temps auquel nous assistons avec
une déferlante sans précédent. Depuis 1997 les Niçois ont eu soigneusement
le temps de peaufiner le concept album élaboré par Chris Barberi, quand à
Phil Giordana leader de Fairyland, il intervient dans les chœurs assez
majestueux qui jalonnent cet opus.
Le métal symphonique succède à des parties
très emphatiques avec une aisance évidente. Les arrangements énormément
présents empiètent, il me semble, sur la partie heavy des compositions mais
je pense que c’est cette direction assumée qu’a décidé de prendre Kerion.
Pour être aussi sur ce chemin emprunté c’est que cette formation doit être
sûre de son coup et a confiance en ses capacités musicales.
Réservé quand même aux gens qui ont l’oreille
fine et à déconseiller aux amateurs de Running Wild et Paragon. Enluminer
par la cover inspiré de JP Fournier (une de plus !!!), cet album a tous les
atouts pour réussir avec un maximum de chances mis de son côté. En fin de
compte « Holy creatures quest » est le coup de fusil qui claque au vent de
ce deuxième trimestre et qui met à juste titre, Kerion sous les feux des
projecteurs médiatiques et c’est parfaitement mérité.
Evildead
Mars 2008 FMR Radio
Metal d’inspiration heroic-fantasy à dimension symphonique,
score metal épique et progressif... La pratique de ce genre musical là ne
peut souffrir d’aucune approximation tant sa crédibilité et son efficacité
requièrent des capacités de composition et des compétences instrumentales
pour le moins élevées et nécessite généralement des moyens de production
tout aussi conséquents. Généralement, les jeunes groupes s’y frottant de
près ou de loin s’y cassent les dents et le fossé les séparant avec les
maîtres du genre ( Rhapsody Of Fire par exemple ) semblant à la fois bien
large et profond... Mais même avec des moyens limités ( oui, on est loin des
superproductions utilisant un orchestre complet c’est évident ), Kerion tire
brillamment son épingle du jeu grâce à un dynamisme et un enthousiasme
parfaitement retranscrits tout au long de ces compositions de bravoure ! Ce
genre là n’a pas pour vocation d’être sobre, mais pourtant Kerion sait
intelligemment ne pas en faire des tonnes et se contente de l’essentiel :
des mélodies majestueuses brillamment mises en place, notamment grâce au
chant lyrique, puissant et limpide de Flora ( et en ce sens on ne peut
s’empêcher d’établir un parallèle avec les 1ers Dark Moor ). En France, dans
un registre similaire, on connaissait surtout Fairyland dont la qualité
n’est plus à démontrer ( d’ailleurs Phil Giordana s’est occupé de la
réalisation des chœurs et Flora, la chanteuse, apparaissait sur leur dernier
album, The Fall Of An Empire ). Kerion a préparé depuis bien longtemps cet
album, 3ème partie de leur concept Staraxis ( pour celles et ceux les
suivant depuis leurs 1ères démos ), force est de constater que le résultat
est à la hauteur et ce Holy Creatures Quest mérite désormais une attention
qui dépasse largement le domaine de l’underground, dans lequel le groupe est
déjà reconnu depuis longtemps.
Maitre
Ludo
Mars 2008
Infernaldmons
Issus des cendres de KIRLIAN, groupe niçois
formé en 1997, KERION prend forme réèllement en 2002. Après deux démos, "
Conspiracy Of Darkness Staraxis Part 1 " en 2003 et " The Last Sunset " en
2005, c' est au tour de " Holy Creatures Quest " enregistré en 2007. La
musique de KERION fait dans le POWER métal symphonique avec tous les
ingrédients que ça comporte. Des choeurs, des arrangements aux claviers, de
bons riffs incisifs, de la mélodie à foison sont le lot de cet album. " The
Last Quest " donne le ton et c' est parti pour plus d' une heure. Il faut
dire aussi que la voix de FLORA est particulièrement envoûtante et qu' elle
a le don de vous faire digérer tout ça sans forcer. Un régal pour les
oreilles ! J' éviterai tous les clichés en rapport aux influences du groupe,
car je trouve tout de même que KERION a sa propre personnalité. Les
compositions sont particulièrement travaillées et complexes ce qui ne sera
peut être pas facile pour une écoute instinctive et rapide. Au contraire,
les titres de KERION doivent s' écouter et se réécouter pour en aprécier
toute la saveur. Ajoutez à celà une cover comme je les aime et il est clair
qu' il n' y a pas de quoi s' ennuyer. Alliant finesse, speed, et mélodie, "
holy Creatures Quest " est un très bon opus. Si je n' ai pas mis la note
maximum, c' est tout simplement parce que je ne trouve pas l' album assez
facile d' accès et que quelques passages sont un peu répétitifs. Si vous
êtes adepte de ce genre métallique, nul doute que vous y trouverez largement
votre compte.
Mars 2008
Nightfall in metal earth
Tout vient à point à qui sait
attendre...
C'est sans conteste vrai pour KERION, jeune formation née en 2002 et
originaire de Nice, qui après 2 démos "Conspiracy of darkness Staraxis Part
1" et "The last sunset" sorties respectivement en 2003 et 2005, vient enfin
(!) de signer sur un label, Thundering-records pour ne pas le citer, et ce
pour 2 albums.
3 ans après "The last sunset" voici donc le premier album de KERION : "Holy
Creatures Quest". Album conceptuel qui vient terminer la saga "Staraxis"
écrite par Christophe Barberi, un proche du groupe. Il s'agit ici d'une
trilogie médiévale fantastique inspirée entre autres du livre "Le seigneur
des anneaux", de jeux de rôles tel "Donjon et Dragon" ou encore de jeux
vidéos tel "Heroes of Might and Magic 2,3". Une trilogie qui rassemble même
quelques éléments de la mythologie grecque ("Minotaurus's furor").
Alors pour plonger l'auditeur au plus profond des méandres de cet d'univers
"heroic-fantasy", rien de tel qu'un Metal Symphonique, n'est-il pas? Et pour
rappeler très succinctement et en quelques groupes les plus beaux fleurons
du style, on a quoi? RHAPSODY, FAIRYLAND, HAMKA et...désormais KERION. Car à
l'écoute de ce "Holy creatures Quest", on peut indubitablement constater que
KERION s'inscrit globalement et musicalement dans le même style de musique
que les groupes précités: des orchestrations en veux-tu en voilà, des chœurs
grandioses réalisés d'ailleurs par Phil Giordana (FAIRYLAND), une chanteuse
lyrique en guest sur la superbe introduction de l'album "The last Quest -
Part 1", un coté épique mis en valeur tout au long de l'album et des
chevauchées rythmiques telles que l'on peut en trouver sur les albums de
RHAPSODY ("Battle of the golems - Part 2" ou encore "The last quest part 2",
par exemple, et ses chœurs qui ne font d'ailleurs que renforcer cette
ressemblance avec les Italiens). Le groupe niçois semble donc s'être donné
les moyens de réussir en nous délivrant ici un album de belle facture même
si on n'atteint pas encore la qualité de production et d'arrangements d'un
RHAPSODY. Il n'en demeure pas moins que l'album, mixé au Harkam Studio par
Willdric Lievin (HAMKA, FAIRYLAND) et Guillaume Serra, dispose d'une
production très correcte pour un premier album, même si on regrettera
globalement un manque évident de puissance au niveau des guitares.
Coté compositions, il serait quand même très réducteur de présenter KERION
comme un énième clone de RHAPSODY voire de FAIRYLAND. Bien évidemment, on y
retrouve des éléments similaires tels que les chœurs, les riffs, les
rythmiques même si le tempo est loin d'être constamment basé sur la double
grosse caisse.
A l'écoute des 14 titres (dont un bonus track) et de ses 67 minutes, on sent
que KERION a cherché à varier les plaisirs d'un titre à l'autre. Autant, un
titre comme "The last quest part 2" rappellera indiscutablement RHAPSODY,
autant "Queen of the morgons (Part I & II) propose une gamme bien plus
étendue: guitare hispanique, divers passages qui rappelleront les Finlandais
de STRATOVARIUS, chant de Flora (la chanteuse du groupe que je ne vous ai
pas encore présentée) légèrement arabisant, break tout en finesse et
apaisant avec des sonorités de harpe...une bien belle composition, riche et
diversifiée au final.
Le groupe affiche clairement de belles dispositions. Avec "Warrior's call",
KERION enfonce carrément le clou puisqu'il s'agit certainement là de l'hymne
de l'album. Composition absolument imparable sur laquelle les guitares
explosent littéralement, le tempo est très rapide (riffs speedés à l'appui),
et enfin sur laquelle une mélodie entêtante aux consonances folk soutenue
par des chœurs toujours aussi efficaces et par de belles orchestrations qui
rappelleront d'ailleurs KAMELOT, vient terminer de nous asseoir. Magistral!
On passera plus rapidement sur le très joli et très mélodique "Innocent
Unicorns" qui débute sur quelques stridulations de grillons agrémentées des
quelques notes de piano qui constitueront la trame du morceau. Une
composition qui du long de ses 5 minutes monte en puissance, propose
quelques soli néo-classiques (Luca Turilli n'est d'ailleurs pas très loin
pour le coup) et quelques sonorités de flûteaux. Pas mal du tout!
Passons maintenant à la trilogie de l'album : "Battle of the golems".
Trilogie d'une durée de 16 minutes environ. Si le premier acte, très calme,
"The alchemist" est plutôt classique et sans réelle saveur, le second acte
est nettement plus intéressant et montre d'un coup d'un seul une nouvelle
facette du groupe. KERION présente non seulement quelques éléments novateurs
(atmosphères du plus bel effet à la guitare sèche soutenue d'ailleurs par
quelques samples) mais montre aussi les crocs. Les guitares prennent ici une
place prépondérante avec un son très heavy. Le groupe se laisse même aller à
quelques passages progressifs du plus bel effet. La suite de la composition
fait la part belle au chant de Flora (bien mis en avant ici) et à quelques
chœurs Rhapsodiens. A noter quelques breaks carrément bien ficelés laissant
les solistes s'exprimer de la plus belle des façons et laissant place à
quelques samples qui renforcent l'univers musical du morceau. La troisième
partie enfin, s'avère plus classique mais ne laisse en aucun cas l'ennui à
l'auditeur. Le groupe ne lui en laisse pas le temps; il multiplie les
breaks, les atmosphères et distille quelques passages de premier ordre. Pas
mal d'airs néo-classiques sont à souligner sur cette troisième et dernière
partie.
La suite de l'album ? Une ballade "Breath of heaven" légèrement soporifique
malgré une jolie mélodie, "Minotaurus's furor" titre très énergique,
puissant et sur lequel une ambiance plus sombre est affichée (chœurs et
clavecins à l'appui), et enfin un final (près de 11 minutes) de toute beauté
divisé en deux parties "Final Strike Part I & II". Une seconde partie qui
conclut d'ailleurs avec panache et dans un florilège de mélodies (parfois
folkloriques - passages connus ?!!), de chœurs (parfois lyriques) et
d'orchestrations (superbes violonnades à l'appui), ce "Holy creatures Quest"
qui risque d'en surprendre plus d'un.
Enfin, le groupe propose en bonus track une version acoustique absolument
superbe de "The last quest - Part II", une version que je préfère presque à
la version metal, tant Flora semble bien plus à l'aise ici. Son chant,
juste, cristallin, tout en finesse et en douceur (et quel magnifique timbre
!) parvient ici à me toucher. Ce qui n'était malheureusement pas toujours le
cas sur le reste du disque où l'on sentait le chant de Flora quelque peu
timoré et manquant sincèrement de puissance. Le groupe a su néanmoins déjoué
ce "bémol" en alternant à merveille passages metal, agressifs et passages
plus paisibles.
Au final, "Holy Creatures Quest" est donc un album plutôt bien agencé, aux
compositions très travaillées et surtout aux compositions très diversifiées.
Diversité que je n'avais par exemple pas appréhendée sur le premier album de
FAIRYLAND tant ce dernier se rapprochait trop dangereusement du "style"
RHAPSODY. A l'occasion, je réécouterai quand même cet album.
Ici, ce n'est pas le cas, et ce serait une grossière erreur de dire que
KERION n'est qu'une pâle copie des groupes précités, puisque comme je l'ai
rédigé dans la chronique, le groupe parvient à proposer une musique bien
plus étendue avec plus d'influences qu'il n'y parait. De ce fait, "Holy
Creatures Quest" se révèle être une réussite dans le genre, d'autant plus
qu'il ne s'agit là que du premier "vrai" album du groupe. Un vrai coup de
maître!
KERION s'impose donc d'emblée comme un candidat sérieux dans un genre où la
médiocrité n'a pas sa place.
Ps : A noter que la pochette de l'album a été réalisée par Jean Pascal
Fournier (Avantasia, Manigance...)
Morceaux préférés : "Warrior's call", "Final strike - Part2", "Battle of the
golems - Part II"
Mars 2008
Metalchroniques
Depuis l’avènement de Therion et de Rhapsody (Of Fire), le
metalsymphonique a pris une autre ampleur et depuis, les suiveurs se sont
infiltrés dans la brèche à coup de surenchère mais rarement avec autant
d’aisance que les italiens. L’utilisation d’un véritable orchestre s’est
démocratisé pour ceux qui en ont les moyens.
Certains groupes français ont tenté, comme d’autres, de prendre le chemin et
de parvenir à subjuguer par des compositions grandiloquentes, somptueuses et
influencées par la musique classique. Fairyland ne m’a jamais convaincu,
Hamka (créé suite au clash intervenu dans Fairyland) n’a pas répondu à mes
attentes, Mylidian ne pratique pas dans le metal sympho stricto sensu,
Auspex ne se limite pas à cette simple démarche et enfin je ne connais pas
la musique des Whyzdom ou autre Benighted Soul (il en manque certainement
:D).
La France acquiert enfin ses lettres de noblesse dans le metal, la scène
européenne compte enfin des groupes français d’envergure.
Il manquait LE groupe représentant le metal symphonique dans son approche la
plus classieuse et c’est là qu’intervient Kerion dont je ne pouvais
soupçonner un seul instant l’énorme talent et la sortie d’un troisième album
(le premier signé) en tout point remarquable. Il y eut d’abord Conspiracy Of
Darkness Staraxis Part 1 puis The Last Sunset avant de prendre en pleine
face Holy Creatures Quest.
Autant vous avouer de suite les références qui me parviennent à l’écoute de
cet album. Kerion fait du power sympho, à savoir que les compos sont
solides, puissantes et même si c’est une demoiselle au chant dont la portée
vocale n’atteint pas celle de l’instrumentation, la musique ancrée dans la
fantasy ne se veut pas mièvre, fadasse ou trop dense pour cacher un manque
d’inspiration ou de talent.
Oui, amateur d’Epica ou de Nightwish trouveront peut être leur compte mais
il faudra vous tourner vers trois groupes pour saisir, sur la lecture d’une
chronique, dans quel esprit musical officie Kerion.
Si vous êtes au jus de ce que pratiquaient White Skull (période Federica),
Dark Moor (période Elisa) et les Portugais d’Oratory (le chant de Flora est
parfois confondant de ressemblance avec celui d’Ana), vous parviendrez en
mixant le tout à vous faire une idée de la vivacité de Kerion, de la haute
teneur de ses arrangements, de ce côté aventureux dans les compositions, de
ce petit côté prog, de ses chœurs puissants.
Enfin un album de heavy power sympho qui me file des frissons, qui a le don
de me faire esquisser un plaisir certain à l’écoute d’un riff mélodique
accrocheur, d’un solo qui rend bien, d'arrangements jamais obsolètes
et hyperplaisants, d’un chant certes peu puissant mais enchanteur qui au
final se marie très bien avec les ambiances développées. Thundering Records
/ Manitou Music ne s’y est pas trompé et une fois de plus a eu le nez creux
pour donner une chance à cet album autoproduit de tout premier ordre dans le
style.
Alors oui, la prod ne rivalise pas avec des groupes aux moyens plus
importants (quoique celle-ci est plutôt de bon niveau) mais franchement
après avoir chroniqué un album comme Neverland bénéficiant de la sollicitude
d’AFM Records, il n’y a vraiment pas photo concernant l’intérêt.
Si Kerion pouvait bénéficier dès à présent du nécessaire pour éditer un
album à la prod aux standards européens actuels, il y a fort à parier que ce
nom ne resterait pas longtemps inconnu.
[09/10]Clayman
Mars 2008 Metal France
Il aura fallu trois ans aux niçois de Kerion pour réaliser ce premier opus
qui constitue la suite logique de leur deux premières démos. Ce
concept-album clôt la trilogie amorcée par "Conspiracy Of Darkness Staraxis
Part I" sortie en 2003 puis "The Last Sunset" paru courant 2005.
"Holy Creatures Quest" allie à la fois complexité musicale au niveau des
compositions et technicité au regard des importants moyens techniques mis en
oeuvre pour produire ce petit bijou.
Comment décrire cet opus d'un point de vue strictement musical ? Disons
simplement que l'écouter c'est comme se retrouver en plein coeur d'un
royaume d'héroic fantasy, perdu quelque part entre fées et dragons.
Ces compos rapides et très techniques, ce chant clair et entrainant qui me
font immanquablement penser à Finntroll concernant les thèmes musicaux puis
à Rhapsody pour les histoires folkloriques.
Ensuite ce qui m'a beaucoup surprit à la première écoute c'est que le chant
soit féminin, non pas que je soit totalement réfractaire aux douces voix de
la gente féminine seulement des groupes qui sonnent aussi heavy avec une
demoiselle au chant je n'en connais pas tant que ça et honnêtement c'est une
très bonne chose pour eux. La voix de Flora nous transporte vraiment d'un
bout à l'autre du cd.
J'aimerais également ajouter une motion un peu spéciale concernant l'artwork
de l'album puisqu'il est signé par le célèbre M'sieur Fournier, créateur des
pochettes entre autres d'Edguy, remarquable pochette même si ça n'a rien
d'étonnant.
C'est un très bon cd, idéal pour une musique d'ambiance.
Synthetic
Mars 2008
Pavillon 666
Quatre ans après le premier acte, voilà que la
saga Staraxis prend fin avec ce troisième volet "Holy Creatures Quest".
Certes le concept en lui-même est original: créer trois albums racontant une
histoire ici tout droit pompé sur le Seigneur des Anneaux ou alors
dirons-nous (d'une manière plus douce) tiré d'un jeu de rôle inspiré de
notre bien-aimé Tolkien!
Cet opus n'est pas seulement dans la continuité d'une histoire Heroic
Fantasy mais aussi dans la continuité de leur second album "The Last Sunset".
Les ingrédients présents sont les mêmes: à savoir un thème récurent de metal
symphonique, un chant dit lyrique et des chœurs en veux-tu en voilà! Je vois
certain déjà se poser la question pourquoi "chant dit lyrique"? La réponse
est simple, en effet la voix du protagoniste n'est pas dans un registre
classique de rock ou métal, mais bien à l'approche d'une voix lyrique. Ceci
dit on est bien loin des prouesses vocales de la finlandaise Tarja Turunen,
à savoir pas assez de puissance et se limite très vite dans les montées,
avec un manque de persuasion! De plus les côtés chœurs bien qu'ils
accomplissent avec une certaine conviction leur but: celui d'enrichir le
chant principal, se retrouvent parfois trop en avant, ou donnent une
impression de surfait. Il faut savoir dire stop, à trop en faire on gâche un
peu l'aspect de départ.
Hormis le chant, penchons nous les parties instrumentales. Une symbiose
quasi parfaite entre les instruments! En effet on ne peut que dignement
approuver la valeur des musiciens. Chaque piste est travaillée, et
s'imbrique fort bien l'une dans l'autre, avec un naturel qui ne peut laisser
de marbre. Que cela soit la rythmique ou les solos, les guitares s'escriment
à mêler des parties à la fois agressives et douces, tout en marquant un
point d'honneur à laisser un peu de suspens sur les riffs à suivre. Ces
derniers sont très variés touchant divers registres heavy, speed, power et
oriental. Mais cette hétérogénéité s'essouffle un peu à la longue. Le regret
qu'on pourrait avoir c'est au niveau de la basse, qui semble complètement
lésée sur certaines pistes de l'opus.
Les Français ont décidé de mettre le paquet, à savoir s'offrir les services
de JP Fournier (Impaled Nazarene, Avantasia…) pour l'artwork, et ont placé
leur galette dans une maison abritant volontiers les groupes fougueux
français: Thundering (Kragens, Nedra, Element…), s'octroyant ainsi une
garantie de survie.
Fan de Fairyland, de Rhapsody, ou simplement si vous avez apprécié " The
Last Sunset" cet album vous enchantera et il en sera dur d'en démordre. Il
va sans dire que les jeunes Niçois semblent avoir trouvé le line-up idéal
pour pousser la chansonnette de manière agréable. Malgré un travail acharné
et peaufiné, il en résulte une certaine lassitude et impression d'écouter la
suite de leur précédent album sans une évolution concrète. Ce qui a échangé
entre les deux, c'est l'esprit marketing en plus.
7/10
Mars 2008 Les
accros du métal
Alors que le Death et le Thrash font le siège de ma boîte aux lettres (ce
qui me désole un peu car étant bien plus attiré par des consonnances
mélodiques) il arrive qu'une bonne surprise débarque sans prévenir,
C'est le cas avec le 1er CD de Metal Symphonique sorti par Kerion qui
succède à 2 démos enregistrées en 12 ans d'existence ,
Celui-ci représente la dernière partie de la trilogie « Staraxis », une
histoire d'Heroïc Fantasy imaginée par Chris Barberi créateur du jeu de rôle
portant le même nom,
Bon, le thème et surtout les créatures protagonistes de l'histoire sont usés
jusqu'à la corde, Je ne sais pas moi, pour changer, ne pourrait-on pas
parler d'autre chose que d'orcs, de nains ou de golems? De dragons par
exemple ,,, ah non c'est déjà pris par Rhapsody, et bien de hordes de
vikings ravageant l'Europe médiévale ,,, pff Stormwarrior a piqué l'idée,
Arf, dur dur de trouver un thème original de nos jours sans tomber dans un
poncif, Tiens j'ai une idée (si elle n'a pas été prise par Punish Yourself):
la révolte des Gay manifestant au mariage de Sarko pour obtenir le droit
d'adoption,,, ah ah , je vous en bouche un coin là!!
Plus sérieusement, Kerion a mis les petits plats dans les grands avec une
très grosse production pour ce CD, des arrangements magnifiques et des
titres très punchy, le Power étant souvent mis à l'honneur (The Last Quest
P2, Golem's Battle etc,,,) avec parfois même un côté happy (Warrior's Call),
La performance des zikos est sublime que ça soit au niveau de la rythmique
avec une basse ravageuse (March Of The Legion) mais aussi avec des soli de
grattes affolants et surtout des claviers dévastateurs qui rappellent
souvent Sonata Artica (Golem's Battle, Minautorus Furor),
Par contre, où le bât blesse fortement, c'est au niveau du chant de Flora
qui manque singulièrement de caractère et de personnalité, Par exemple le
mid « Queen Of The Gorgons pt2 » perd énormément en puissance à cause de
cela, L'alternance chant féminin et masculin de la ballade « March Of The
Legion » fait un peu pop 70's, Bon c'est pas Stone et Charden mais quand
même (quoique Stone finalement, peut-être bien quand même!!),
Dommage, vraiment dommage car musicalement, c'est pratiquement parfait,
Un titre comme « Minotaurus Furor » donne vraiment la banane grâce à un riff
d'intro époustouflant de groove sur un rythme de Dance puis des énormes
bends de basses pour appuyer les riffs qui donnent le ton pour un titre
épatant à mi-chemin entre Sonata et Nightwish,
Dans un autre style « Innocent Unicorn » donne dans le celtique et
s'apparente à du Mike Oldfield,
Le morceau de bravoure de cet album est l'épique « Final Strike pt2 » de
près de 11mn de durée dont on retiend l'intro symphonique et inquiétante qui
débouche sur une rythmique martiale à la Maiden et récèle un passage mid
bien musclé avec là encore des claviers tonitruant façon Sonata, Cette
galette est remplie jusqu'à la gueule puisqu'en plus des 13 titres, on y
trouve un bonus sympa sous forme d'une ballade acoustique médiévale
gratte/claviers ce qui nous amène à 70 minutes de zike desquelles il n'y a
pratiquement rien à jeter,
Kerion s'est certainement donné, avec cet album, les moyens de ses ambitions
(outre la musique, la superbe jaquette est signée JP Fournier) mais sans
vouloir faire de l'acharnement thérapeutique, un chant plus charismatique
aurait grandment magnifié leur production,
17.0/20
Janvier 2008 Metallinks
Kerion-Holy Creatures Quest
(Independent)
Well this is a good start of 2008 for me we
recieved the debut album from Kerion
called 'Holy Creatures Quest' and the band released this cd by their selfs
and I don't understand that their is not a label that would bring this great
cd out.
Kerion plays metal in the vein of Rhapsody of Fire and Fairyland and they do
it really good.the cd contains 14 songs and the production is great ,what I
really love about this album is that their is a female vocalist and she
(Flora) has done a great job as I said before the play Metal in the vein of
Rhapsody of Fire and Fairyland but with the female vocals they really got a
own sound listen to "Queen of the Gorgons" and you know what I mean what a
great song this is I think it's just a matter of time that a label like
Nuclear Blast will sign Kerion it would be a great loss and a shame if we
don't hear more about this band in the future
with such a debut album they are ready the be one of the highlights of 2008
Great job guys and Flora keep up the good
work
Score;
8.9
Reviewed by Ronnie K
Janvier 2008 Metaluniverse
Auteur : Paolo Ouellet
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Kerion a
produit en 2007 un premier véritable album du nom de "Holy Creatures
Quest". Toujours à la recherche d’un distributeur sérieux, Kerion y est
allé d’un album qui reste dans le style empreuté par le groupe soit, un
metal symphonique, ornementé par de magnifiques orchestrations.
Kerion a mis le paquet pour réaliser cet opus. Ainsi, des chœurs
majestueux réalisés par Phil Giordana, le leader de Fairyland, une
chanteuse lyrique en invitée sur l'intro de l'album et une superbe
pochette signée Jp Fournier (Avantasia , Edguy...) font partie de
l'aventure. Le tout, mixé au Harkam Studio par Willdric Lievin (Hamka)
et Guillaume Serra. Pour les connaisseurs, le noyau de cet album
représente la dernière partie de la trilogie "Staraxis" écrite par Chris
Barberi. Ce concept album est dans la continuité de ce qu'a produit le
groupe, en référence surtout à la démo intitulé "The Last Sunset", paru
en 2005.
Débutant avec l’introduction symphonique "The Last Queen part 1", ce
titre est suivit par la deuxième partie de celle-ci. Point important à
spécifier, le son ainsi que la qualité des nombreuses orchestrations et
des chœurs qui nous arrivent en rafale. La première partie de "Queen of
the Gorgons" nous rappelle certaines couleurs chaudes du Mexique par
exemple, ce qui est ressentit sur la deuxième partie de cette pièce,
grâce en t’autre, au timbre de voix de Flora. Encore une fois, les
orchestrations font partie de cette composition. Voilà une pièce qui se
fera remarquer; "Warrior’s Call" est tout en puissance. Ambiance très
power metal avec un à côté folklorique, les refrains y sont tout à
l’honneur.
Autre titre qui aura un impact sur cet album, "Riders of Innocence".
L’introduction de cette pièce est d’une ingéniosité exemplaire et, que
dire de son interprétation. Le chant de Flora y met sa touche en toute
délicatesse. Si vous avez le plaisir d’écouter cette pièce, vous y
dénoterez de plus en plus un petit côté Rhapsodien… "Battle of Golem"
est une autre belle composition qui nous transporte dans l’univers
fantastique du Seigneur des Anneaux. "Breath of Heaven" est une
magnifique ballade entourée d’une ambiance symphonique enchanteresse.
En résumé, "Holy Creatures Quest" saura satisfaire tout amateur de metal
symphonique, aux titres accrocheurs et mélodiques. Même si le chant de
Flora démontre une nette amélioration, il y manque un peu d’agressivité,
toutefois, je ne veux surtout pas lui enlever ses qualités car la
justesse et la clarté de sa voix est très honnête. Du côté de la
production, Kerion a fait ses devoirs et le groupe a atteint un seuil de
très grande respectabilité. Les compositions sont extrêmement raffinées
et diversifiées. Voilà donc la force majeure de Kerion. En derniers
mots, les labels qui sont à la recherche de la perle râre, si vous lisez
cette critique, vous venez de la trouver.
Note : 9.2/10 |
Octobre 2007 Heavylaw
Le groupe Kerion n'est
plus à présenter, nombreux sont d'entre vous qui ont été concquis par leur
précédent album
The Last Sunset. Malgré le fait que le groupe
n'ait toujours pas trouvé de label, cela ne les a pas découragés à continuer
leur volée en mettant les gros moyens pour ce nouvel album. Au menu, du
Finnvox studio pour le mastering, du Harkam studio pour le mixage, du
Fairyland pour les choeurs et du JP Fournier pour la cover. Avec une telle
liste, Holy Quest Creatures s'annonce d’ores et
déjà comme être l'album de la concrétisation.
Et en effet, dès les premières minutes on sent l'énorme pas en avant qui a
été effectué depuis The Last Sunset. Le groupe a
gagné en maturité et a réussi à ne pas faire deux fois les mêmes erreurs.
Quelle joie d'écouter ce nouvel opus de Kerion.
Primo, j'adore les compos. 13 titres mais on ne s'ennuie pas pour un sou. Il
y en a pour tous les goûts. Perso je suis énormément fan de titres comme
Warrior's Call et son
refrain puissant et sa guitare très power folk (un peu à la
Wuthering Heights)) ou bien la délicatesse et la
volupté de Riders of Innocence,
l'entrainant The Last Quest part 2,
le saisissant Battle Of The Golems.
Sans vraiment plagier ce qui existe déjà, le groupe arrive à apporter des
sonorités inédites et n'hésite pas à en agrémenter toutes leurs
compositions. Mais quel bonheur! Il faut l'écouter pour le croire, mais
c'est bel et bien à un Kerion en bonne et due forme que nous avons à faire.
Le groupe se montre très accroché à son origine symphonique, cette tendance
est confirmée et poussée, la production y étant tout de même pour quelque
chose. J'apporte une attention toute particulière sur les orchestrations qui
ornent l'album. Point d'exagération, la musique ne se trouve pas être noyée
sous des tonnes de cuivres et de cordes. La chose est dosée comme il se le
doit. Les ambiances sont bien plus travaillées et l'on se croirait par
moment en plein Pirates des Caraïbes ou bien dans un bon Tim Burton (Minotauru's
Furor). Gros coup de coeur concernant Final
Strike part II. Un morceau long d'une dizaine de minutes dans lequel
tout le talent de composition de Remi
Carrayrou est mis au grand jour:"Où Mélodie Rime Avec
Puissance".
Secundo, j'adore le son. On est bien loin de The Last
Sunset, le son de Willdric est toujours aussi plaisant, qui plus est
lié au mastering de Mika Jussila, alors imaginez le résultat. Le groupe se
paye la traite en engageant Philippe Giordana pour
les choeurs ce qui apporte un + majeur aux compositions. J'aurais peut-être
préféré avoir la guitare et la batterie un poil plus en avant. Mais en vain,
cela viendrait sûrement ternir l'identité du groupe qui se forge son propre
son au fur et à mesure des années.
Flora est également remarquable, même si son côté lyrisme est peu approprié
sur certains titres, on sent la miss plus en forme que jamais. Ecoutez-moi
donc ses prouesses sur l'interlude
Final Strike Part I. C'est beau! Si cette évolution pour le
prochain album est la même, on risque de voir une demoizelle avec un chant
beaucoup plus personnel et -je l'espère aussi- un poil plus agressif.
Cet album s'annonce être un incontournable pour tous les fans du style. Si
vous aimez les titres accrocheurs, travaillés et mélodiques je ne peux que
vous conseiller de vous procurer ce nouvel opus...ha pardon! [mode coup de
gueule ON]Une nouvelle fois, nous sommes face à une totale injustice, le
groupe essaie tant bien que mal de trouver un label mais en vain. Une
nouvelle fois, messieurs les labels, vous passez à côté de quelque chose
d'exceptionnel et d’unique. Holy Quest Creatures
se trouve être bien meilleure que certaines productions que vous osez sortir
et qui font honte à la scène métal. Mais bon dieu, ouvrez les yeux![mode
coup de gueule OFF]. Lâchez pas Kerion, si les labels ne sont pas là, le
public est derrière vous. Et nous, moi, nous sommes là . Faites honneur à la
scène française comme vous le faites actuellement. Un grand merci...
Duck
Note 8/10
Aout
2006 Metal Universe
Par :
Paolo Ouellet
Depuis quelques semaines, j’ai recu quelques albums démo
de groupes de divers pays. Un d’entre eux est d’origine Français, plus
précisément de Nice. Kirlian ( Kerion) a été formé en 1997 . Un
premier démo a été enregistré en 2001 puis, par la suite "Conspiracy Of
Darkness", une autre démo füt enregistrée en 2003. D’ailleurs, cette démo a
été le début d’un concept créé par Christophe (l'auteur du groupe).
La dernière réalisation de Kerion se nomme "The
Last Sunset". Bien que celle-ci est à l’étape de démo, la qualité de
composition de cette démo est pratiquement irréprochable. Le groupe évolue
dans un style metal symphonique avec chant féminin, accompagnée sur quelques
pièces par la Chorale Rimiez de Nice, qui est composée de 25 personnes.
Kerion est donc formé par Flora au chant, de
Stéphane à la basse, Jérémy au piano, et de Rémi à la guitare. Christophe
est l’auteur de Kerion et Rémi écrit les lignes vocales ainsi que la
musique.
"The Last Sunset" se veut être un album concept.
Kerion est un jeune groupe et malgré tout, il nous démontre une grande
maturité, autant au chant que dans les parties musicales bien diversifiés. À
commencer avec Time of Fantasy Part II qui donne une bonne idée à quoi
Kerion est capable de faire. Pour citer quelques pièces à remarquer sur
cette démo, notons The Gathering dont le chant de Flora est accompagnée par
la chorale, Buffoons of Sephiria aux ambiances tantôt folklorique, tantôt
plus heavy. Dragonfly est une très belle réalisation de cette démo; le chant
de Flora s’unie merveilleusement bien aux parties musicales très diversifiés
de cette pièce. Ghosts of Memories, à la fois si tendre, si mélancolique, si
envoütante et si douce est la ballade de "The Last Sunset". Que dire de
l’introduction de Dark Isle Part II qui est un clin d’œil aux fans de
Rhapsody. Victory of Darkness est sans aucun doute la plus belle réalisation
de cette démo; puissante intro symphonique s’enchainant vers une composition
épique au rythme speed metal entrecoupé de partitions classiques et
symphoniques.
Bref, Kerion a une avenir plus que prometteur
devant eux. L’effort doit être reconnue et encouragé. Aucun doute que le
point fort de "The Last Sunset" est sa réalisation, ses compositions, ses
parties musicales. Malheureusement, la production devra être corrigée ainsi
que le chant de Flora qui se perd de temps à autres dans les nombreuse
variantes musicales. Une autre belle découverte, un autre groupe à
surveiller de près.
Note : 8/10
Avril 2006 AngelSymphony
Kerion
est un goupe originaire de Nice et a sorti sa deuxième démo "The Last
Sunset", mais quel démo ....
En effet,
le groupe s'est adjoint les services de la chorale Rimiez de Nice comportant
25 personnes dans ses rangs et d'un invité surprise, Phil de Fairyland qui
apparaît sur un des morceaux.
Kerion
est justement très proche musicalement de Fairyland tout en gardant
sa propre originalité qu'il devra creuser au fil du temps.
Venons en à la démo elle-même, elle débute par une intro proche d'une
musique de film qui nous plonge directement dans le bain enchainant
directement sur "Time Of Fantasy Part 2" possédant un riff et un refrain que
l'on retient dès la première écoute, à noter que le chant est partagé par
Flora et un chanteur "guest", les choeurs apportent une dimension à ce
morceau que je ne me lasse pas d'écouter.
La maitrise instrumentale est excellente, les morceaux sont riches en
orchestration et mélodies tout ceci mené par les mains du maitre Rémi,
guitariste et principal compositeur du groupe.
La démo est basée sur le concept de Staraxis disponible sur le site que je
vous invite à lire.
Chaque morceau possède sa propre ambiance et tout au long de l'écoute de ces
11 morceaux aucune longueur ne se fait ressentir...
Je ne vais
pas vous faire la critique de chaque titre car il faut écouter cette superbe
démo d'une seul traite et vous verrez vous ne serez pas pris par une
overdose bien au contraire une fois la démo terminée vous appuierez à
nouveau sur la touche "play" de votre lecteur
De plus le son est excellent malgré le peu de moyen utilisé c'est important
de le souligner!!
Un seul petit hic, eh oui il en fallait un, par moment le chant de Flora
manque de puissance mais je suis certains qu'avec du travail cette petite
"lacune" sera comblée sans problème.
En résumé pour tout fan de métal symphonique qui se respecte, je vous
recomande viviement cette démo.Et j'attends avec impatience la suivante.
PS perso pour Rémi : désolé pour avoir mis autant de temps à rediger cette
chronique mais chose promise chose due.
Note : 85/100
Decembre
2005 sur Obskure
Rien qu'à
la vue de la pochette et du track listing, on suppose de suite que l'on a à
faire à du sérieux. Ensuite on appuie sur la touche play de la platine et
c'est LA confirmation. Nos suppositions étaient donc vraies ! Une
Orchestration et des choeurs grandiloquents, des arrangements comme s'il en
pleuvait, les niçois de Kerion ont une ambition et une créativité débordante
qui transparaît au grand jour avec ce "The last sunset".
D'ailleurs appeler un tel objet " démo" sonnerait presque faux ou tout du
moins un peu étrange devant tant de professionnalisme. Et ce n'est pas la
durée de la chose dépassant l'heure de musique qui va me contredire.
Le Metal
symphonique du groupe emprunte autant à Nightwish qu'à Rhapsody ou serais-je
plutôt tentée de dire à Fairyland car à l'instar de leurs compatriotes, les
musiciens de Kerion ont opté pour l'option "chant féminin". Pas un chant
lyrique à la Tarja, mais un timbre posé tour à tour agressif et mélodique
faisant tantôt penser à Lana Lane et tantôt à Elisa C.Martin sur les
passages les plus acerbes. Voilà donc le pourquoi d'un rapprochement
inévitable avec Fairyland.
Dans
l'ensemble , Flora s'en sort plutôt bien. On pourrait tout de même lui
reprocher ici et là un léger manque de conviction sur des textes auxquels
elle n'a point collaboré. En effet, "The last sunset" est le second volume
d'une trilogie médiévale fantastique façon épée d'émeraude écrite par
Christophe Barberi, un proche du groupe.
Même si on y habitué maintenant (depuis le premier album de Rhapsody et tous
les clones qui ont suivi) ce type de Metal à tendances symphoniques, quand
il est bien joué et qu'il sort un temps soit peu des sentiers battus, à
quand même fière allure.
Et comme Kerion, fait à l'évidence, partie de cette race d'ingénieux
inventeurs prêts à apporter une touche de fraîcheur au style, on ne peut que
les saluer.
Oui car même s'ils puisent ça et là quelques plans déjà entendu chez leurs
aînés, il font également preuve d'une maturité certaine et d'une créativité
qui ne peut inspirer que le respect. Nos musiciens ,malgré leurs faibles
moyens ont réussi le pari de nous offrir le meilleur d'eux même et le
résultat est époustouflant. Bon, d'aucuns dirons que la chorale Rimiez de
Nice qui apparaît sur la moitié de l'oeuvre, à la fâcheuse tendance de
donner une consonance "choriste" à ces morceaux plutôt mal venue. Mais
passée outre cette légère faute de goût, Kerion alterne le bon et...
l'excellent comme sur "Buffons of sephiria" ,un titre épico-celtique digne
des plus grands, où Flora réalise sa meilleure performance vocale.
Même si
les niçois n'ont pu s'empêcher d'utiliser tous les poncifs du genre comme la
sempiternelle voix death sur "Dragonfly" qui n'apporte pas grand chose au
morceau, les longues plages instrumentales et interludes parfois franchement
pompeuses qui cassent un peu le rythme de l'ensemble, "The last sunset" est
une oeuvre qui mérite qu'on lui prête une oreille attentive.
Elle
réussit sans mal à nous transporter vers des contrées féeriques et
imaginaires, je dirais presque envoûtantes....Ce qui est très prometteurs
car rappelons nous tout de même que "The last sunset" n'est qu'une démo avec
toutes les imperfections sonores propres à cet exercice fatal à nombre de
combo...
Une douce
reprise qui vient du froid, clos l'album de la meilleure manière. Avec une
production digne de ce nom et quelques retouches ici et là, Kerion n'aura
pas à rougir devant les références du genre. Si l'on compare cette oeuvre de
qualité à quelques "bouses" signées par certains labels, il est impossible
que "The last Sunset" n'en reste qu'au stade de démo. A se procurer
d'urgence !!!
Novembre 2005 Audiometal
Dans
le Sud de la France, on aime bien Rhapsody. En aucun cas, je ne me
risquerais à en faire une vérité générale, mais concernant Kerion, les faits
sont là. Les intéressés eux même ne le nieront pas, leur heavy-metal épique
tirant son inspiration dans un univers d'héroïc-fantasy proche de celui des
Transalpins. Tout cela, afin de donner un rapide aperçu de la musique
pratiquée par le groupe. Mais, clamons le haut et fort, nous ne tenons pas
là un énième clone de Rhapsody ! Oh que non !
Evidement les ressemblances peuvent paraître flagrantes et les comparatifs
aisés (après tout, les deux formations n'évoluent elles pas dans un style
similaire). Néanmoins, les Niçois proposent de biens belles choses sur ce "The
Last Sunset", leur seconde démo. Tout d'abord, c'est une jeune donzelle qui
tiens ici le poste de vocaliste. Malgré quelques petites imperfections, la
belle s'en sort avec les honneurs dans un registre pas forcément évident,
tout en parvenant à garder un style bien à elle et suffisamment original
pour démarquer Kerion des actuelles productions du genre.
Malgré son
jeune age, le groupe parvient à surprendre en proposant quelques
compositions très réussies ("Time of fantasy", "Dragonfly", "Ghosts of
memories"). D'une manière générale les morceaux sont assez bien ficelés et
agréables à écoutés, variant les genres et diversifiant les atmosphères ("Buffons
of Sephiria" et ses ambiances tantôt folks, tantôt heavy voire
néo-classiques, le martial "The gathering" ou encore le sombre "Victory of
darkness" en étant de bonnes illustrations). On se surprendra même, par
moment, à chantonner quelques refrains ("Dark isle", "Time of fantasy").
Le réel
regret concernant ce disque provient incontestablement de la production, pas
mauvaise ... mais bien plate au demeurant, qui ne confère hélas pas la
puissance qui aurait littéralement scotché l'auditeur à son fauteuil (se
sont les choeurs, et quelques parties instrumentales qui en souffrent le
plus).
Une
dernière remarque concernant la durée du disque avoisinant les soixante
minutes. Alors, oui, je sais c'est un peu dur de reprendre un jeune groupe
sur la durée d'une démo, mais toujours est-il que l'on constate par moment
quelques légères longueurs (sur "Centaurs" par exemple). Oh, rien de grave,
mais à être plus concis, "The Last Sunset" aurait sans aucun doute gagné en
intensité
Quoiqu'il en soit, nous saluerons néanmoins comme il se doit ce second
effort, et tout particulièrement la capacité du groupe à nous présenter une
musique mature et réfléchie sans tomber dans les clichés inhérents au style.
Ne manque réellement qu'une production digne de ce nom.
Bravo !
Septembre 2005
Heavylaw
Note : 5/6 Année : 2005
Site Officiel Label : Auto
Production
Commentaires :
Quand je vois le peu de moyens dont dispose la scène métal française, je ne
peux que saluer la farouche et fervente détermination dont font preuve
nombre de nos métalleux nationaux.
Et cette démo concoctée par KERION en est un exemple bienvenu.
Dès TIME OF FANTASY et son intro sympho KERION nous
sort le grand jeu, se payant même le luxe de chœurs convaincants. Alors bien
sûr, le son n’a pas l’amplitude d’une production Sascha PAETH mais
parvient à être tout à fait convaincant. C’est le minimum pour une musique
qui met pas mal d’instruments en œuvre. Sur ce TIME OF FANTASY,
les deux voix claires, masculine et féminine, ne sont pas assez appuyées à
mon goût ( lâchez-vous, les enfants !). Mais sans complexe, ils nous
gratifient d’un refrain digne des plus grands, et l’on ne peut qu’être
scotché par la très grande qualité de l’orchestration, opulente sans être un
foutoir.
CENTAURS
confirme. Belle intro orchestrale, des guitares incisives, une voix encore
une fois trop retenue, un pré refrain théâtral, de belles parties instru
pour un morceau au rythme enlevé au refrain peut-être trop classique.
THE
GATHERING
est une autre très bonne surprise. Intro théâtrale avant que le rythme ne
s’emballe. La voix féminine est ici « filtrée » pour un excellent rendu qui
efface du coup le reproche que j’ai pu faire pour les précédents titres.
Mélodie prenante et convaincante servie par une orchestration où guitares et
claviers foisonnent avec une incontestable maestria. Une petite touche
classique par ici, de jolis chœurs par là, un break subtil ailleurs.
Oserai-je dire que pour une démo, ils pouvaient s’en tenir là, leur
potentiel étant suffisamment mis en valeur sur ces près de vingt minutes de
compo ?
Mais bon,
comme on n’a pas affaire à des fainéants, ils ont préféré remettre le
couvert pour une démo qui totalise un peu plus d’une heure au compteur !
Ce
LAST SUNSET est une œuvre ambitieuse qui manque peut-être sur sa
longueur de « balises » genre refrain qui tue ou de morceaux à l’ambiance
originale – à l’instar du très réussi DRAGONFLY par exemple-
mais les bonnes idées abondent, donc….
Donc, je
ne me fais pas de souci pour l’avenir artistique de la dream team de
KERION.
S’ils acceptent les critiques – peu nombreuses quand même !- leur plus gros
écueil dans un proche avenir sera de trouver asile dans une boîte à zique
qui saura leur donner les moyens de leurs ambitions. Alors croisons des
doigts en acier inoxydable et souhaitons à KERION de concrétiser
leurs rêves métalliques !
Moi, j’y
crois en tout cas…
PapaDuck